Twenty Wishes (La saison des roses), Debbie Macomber

Twenty Wishes (La saison des roses), Debbie Macomber

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(English in blue)

Twenty Wishes fait partie de la pile de bouquins que j’ai récupéré chez une dame anglaise qui faisait du vide dans sa bibliothèque. J’étais venue pour les Marian Keyes et je suis repartie avec deux sacs de chick-lit (mais pas que, je crois que j’ai aussi pris quelques romans policiers et suspense).

Je ne connaissais pas l’auteure, mais la couverture était jolie et le résumé assez surprenant, donc je me suis laissée tenter.

I got Twenty Wishes from this British lady who was cleaning up her bookshelves. I came for the Marian Keyes books and left with two grocery bags full of chick lit books! 

I didn’t know the author, but the illustration was beautiful, and the blurb at the back, intriguing, so I took it along.


Résumé et avis en bref: Anne Marie Roche, 38 ans, propriétaire et gérante d’une librairie à Seattle,  se retrouve brusquement veuve. Avec d’autres amies d’âge et de conditions variés, elle décide de célébrer la St Valentin dans sa librairie, afin de ne pas déprimer toutes seules chez elles.

Lors de cette petite réunion, les quatre femmes décident de faire une liste de 20 voeux. Cette liste, qui n’était qu’une rigolade au début, prend de plus en plus d’importance dans la vie de ces femmes, jusqu’à chambouler complètement leur quotidien.

Seattle skyline at sunset, WA, USA

In a nutshell: Anne Marie Roche is 38 years old and the owner of a bookstore in Seattle. After her ex-husband suddenly passes away, she decides to celebrate Valentine’s Day at her bookstore with other friends who are also widows, so that they are not alone at home.

During this unconventional celebration, the four women decide to make a list of … twenty wishes. This list, which was a joke at first, soon takes a lot of importance in their lives. 

C’est un joli roman que nous propose Debbie Macomber. La seule chose que je lui reprocherais serait la qualité de l’écriture. Ce n’est pas mal écrit, mais c’est écrit simplement. L’histoire semble un peu cousue de fil blanc, et je dois avouer qu’au deuxième chapitre, je me suis déjà sentie blasée et savais plus ou moins ce qui allait se passer.

MAIS ce serait sous-estimer Debbie Macomber, qui a vendu des milliers de livres. Je ne connaissais pas du tout l’auteure, et donc je ne le savais pas. Par contre, je n’aime pas ne pas finir un livre. Je me suis donc dis que même si ce livre n’étais pas terrible, j’allais le finir, car il était facile à lire.

Et j’ai bien fait! Les aventures de nos quatre amies (surtout trois, la quatrième étant un peu laissée à l’abandon) sont succulentes et touchantes. Et surtout, il y a certaines leçons de vie très belles à retenir. D’ailleurs, je m’en vais de ce pas faire ma liste de 20 voeux 😉

It is a really nice novel by Debbie Macomber. The only « bad » thing I have to say about it would be about the quality of the writing. It is not badly written, but the sentence structures and the vocabulary are very simple. The story is also a bit easy to guess, and I knew more or less what would happen from chapter two onward.

BUT if you leave these few things stopping you, you have underestimated Debbie Macomber. She’s sold thousands of books, and there’s a reason why. I had never heard of her before, so I had no expectations. When I began the book, I thought the quality of writing was a bit poor, but I don’t like not finishing books, so I gave it a chance. 

And what a good decision it was! The adventures of our four friends are just wonderful and very touching. And there are some very, very beautiful life lessons in these lines. Actually, I just wrote my own list of 20 wishes ;D

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Les couvertures: Mon édition montre une théière (Anne Marie fait beaucoup de thé), une jeune pousse (elle aide Ellen à planter des graines) et une pile de livres (elle est libraire), ainsi que des ciseaux et rubans (elle se lance dans le scrap booking). Tous les éléments collent à l’histoire, pourtant j’ai toujours ce sentiment que l’illustration n’est pas vraiment en phase… Peut-être parce que je compare avec les autres éditions, qui sont plus straight forward: une librairie, un chien, une boîte à voeux…

Quant à la version française, je ne comprends pas: le titre n’a rien à voir. Du tout. Et l’illustration non plus.

 


L’histoire: !!!SPOILERS!!! Je raconte TOUT! Si vous préférez garder un peu de mystère, allez directement à la section suivante pour connaître mon avis.

blog-2014-3-13-blossom-street-signAnne Marie Roche a toujours voulu un enfant, et son mari, plus âgé et divorcé, n’a jamais voulu avoir une seconde famille. Pour compenser, son mari offre à Anne Marie un petit chien, et la pousse à réaliser son rêve: ouvrir sa propre librairie sur Blossom Street. Mais rien n’y fait, Anne Marie veut un bébé, et cela conduit à la séparation du couple.

Alors que le couple se rapproche enfin, le mari d’Anne Marie est soudainement emporté par une crise cardiaque. Tous les espoirs de la trentenaire volent en éclat: elle a déjà 38 ans et ne se sens pas du tout d’aller à la pêche au géniteur pour assouvir son envie de maternité.

Anne Marie a trois autres amies veuves, et les quatre femmes décident de passer la St Valentin ensemble. Lors de cette soirée passée à éclater du papier bulle et siroter de la Veuve Cliquot, leur prend l’idée d’écrire chacune une liste de vingt souhaits. Pas des résolutions, juste des idées qui leur plaisent.

Et voilà nos quatre amies engagées dans une course effrénée pour réaliser leurs souhaits les plus faciles: Lillie s’achète une grosse voiture décapotable rouge, sa fille Barbie va au cinéma et s’inscrit au cours de danse orientale, Elise s’investit dans un magasin style Phildar car elle adore tricoter, et Anne Marie fait du bénévolat dans une école auprès d’une petite fille brillante mais au passé trouble.

Chacune a aussi des souhaits qui relèvent plus du rêve: tomber amoureuse, rire et chanter à nouveau, rencontrer un homme intègre, avoir un enfant, aller à Paris avec quelqu’un qu’on aime, prendre un bain de minuit toute nue…

Lillie, la soixantaine, a perdu son mari dans un accident d’avion. Sa fille Barbie, la quarantaine, a perdu son père bien sur, mais aussi son mari, qui travaillait avec son papa, dans le même accident d’avion. Elise, la cinquantaine, avait été séparée de son mari pendant de longues années avant de se réconcilier avec lui… juste avant qu’il ne soit emporté par le cancer.

Lillie, riche comme Crésus, décide de se faire plaisir et achète sa décapotable rouge. Manque de bol, la voiture a un petit problème, et c’est Hector Silva, un mécanicien très gentil et attentionné, qui la prend en charge.

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Barbie décide d’aller au cinéma régulièrement, et y rencontre Mike, un quadragénaire en fauteuil roulant super sexy, mais très bougon, paraplégique depuis un accident.

Anne Marie s’inscrit au cours de tricot du magasin de pelotes de laine d’en face, et va rencontrer l’enfant avec qui elle partagera un déjeuner par semaine à l’école.

Quant à Elise, elle s’en va tricoter dans le magasin de laines qui est en face de la librairie d’Anne Marie.

Lillie et Hector devront faire fi du regard de la société sur leur relation – elle, une femme riche qui n’a jamais travaillé, lui, un humble mécanicien qui, à force de volonté et de travail, est grimpé tout en haut de l’échelle de sa société.

Barbie devra amadouer Mike et ses insécurités. Après tout, sa femme l’a laissé tombé après son accident!

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Quant à Anne Marie, lorsque la grand-mère de la jeune Ellen, sa lunch buddy, est emmenée en urgence à l’hôpital pour un problème cardiaque, elle se retrouve à devoir prendre soin de la gamine de huit ans. Sous l’influence de l’enfant, Anne Marie reprend doucement goût à la vie, et réalise certains de ses voeux, tels que rire et chanter.

Lorsque la mamie sort enfin de l’hôpital, Anne Marie sent un grand vide en elle. Quand un jour, elle reçoit un appel paniqué de l’école: la grand-mère d’Ellen est décédée et Ellen a été emmenée en famille d’accueil, chose que la grand-mère a fait promettre à Anne Marie d’éviter à tout prix.

Ellen rentre donc chez Anne Marie, qui devient famille d’accueil, avant de se lancer dans une procédure d’adoption.

Quelques mois plus tard, l’adoption est validée par le juge, et Anne Marie et Ellen sont donc officiellement mère et fille. Lillie et Hector ont réussi à faire accepter leur relation à leurs entourages respectifs, malgré les différences de classe sociale. Barbie et Mike ont entamé une relation sérieuse.

… Et Anne Marie s’apprête à réaliser son rêve le plus cher: aller à Paris avec quelqu’un qu’elle aime: Ellen 🙂


blog-2014-04-01-favorite-blossom-stMon avis: C’est une jolie histoire, bien mignonne, que nous offre Debbie Macomber. Ca ne casse pas des briques, mais la magie opère.

Ce livre fait partie d’une série sur les femmes de Blossom Street (La Rue des arbres en fleur, c’est mimi non?), où se trouve la librairie d’Anne Marie. Je pense qu’il faut lire toute la série car, même s’il y a eu des rappels, j’ai l’impression d’avoir manqué quelques références quant aux autres femmes qui tiennent des boutiques sur Blossom Street.

En ouvrant le livre, j’ai été freinée par le style. Ce n’est pas mal écrit, mais le niveau de langue est assez simple. Pas de belles phrases à la fin de laquelle on se dit « ah! c’est si joliment dit, si bien tourné, si poétique ». Je pense que ma lecture de Tarendol a mis la barre un peu haut niveau style!

J’ai tout de même donné une chance au livre, même si l’histoire me semblait cousue de fil blanc. Pas trop de suspense, la nana qui veut un enfant rencontre une petite fille dont la mère est toxico et la grand-mère cardique; celle qui veut un mec intègre rencontre un charmant mécanicien; et celle qui veut tomber amoureuse, un gros nounours ronchon paralysé.

Alors oui, leurs voeux sont exaucés de manière détournée, mais exaucés tout de même. Anne Marie ne tombe pas enceinte mais adopte. Lillie et Hector viennent de milieux sociaux aux antipodes. Quant à Barbie, elle ne s’attendait pas à tomber amoureuse d’un handicapé, mais elle se lance dans l’aventure.

Donc à première vue, ce roman ne m’emballait pas plus que ça: pas de recherche stylistique, une histoire dont on devine vite les tenant et aboutissants…

Et pourtant…. Debbie Macomber a réussi à me transporter. C’est comme toutes les comédies romantiques qu’on peut voir au ciné: on sait comment ça va finir, n’empêche que les petites aventures entre le début et la fin du film nous tiennent en haleine. On s’attache aux personnages, ces nanas là deviennent nos copines aussi.

L’une des scènes qui m’a le plus bouleversé est celle du baiser sous l’eau de Barbie et de Mike, le paraplégique. Juste magique.Je l’ai d’ailleurs relue plusieurs fois (il faut savoir que je ne relis que très rarement des passages de livre, voire des livres entier).

Par contre j’ai trouvé quelques petits racourcis un peu facile, surtout en ce qui concerne Anne Marie et Ellen: comme par hasard les services sociaux sont Ok pour qu’Anne Marie soit l’accueillante d’Ellen, et puis son adoption roule sans soucis.

Par contre certains thèmes sont très sympas à développer, et ça a très bien été fait: le deuil tout d’abord, qui est tout de même le thème principal de ce roman. L’amitié, les différences de classes sociales (et tous les préjugés qui vont avec), l’entraide entre femmes…

Je dois dire que je me suis sentie très optimiste et heureuse en fermant ce roman. Moi aussi je vais faire une liste de 20 voeux (sans rire, en plus mon anniv arrive à grands pas, c’est l’occasion où jamais!). Ce livre redonne foi en l’humanité, en notre capacité à se relever, en notre résilience en tant qu’êtres humains.

Et rien que pour ça, je vous le recommande chaudement. (A lire plutôt en saison froide sous un plaid, avec un chocolat chaud et un chat qui ronronne près de la cheminée).


debbie-macomberL’auteure: Debbie Macomber est née à Yakima dans l’Etat de Washington, Etats-Unis, le 22 octobre 1948. Dyslexique, elle finit ses études au lycée mais ne va pas plus loin. son rêve est d’être écrivain, mais avec sa dyslexie et quatre enfants, personne n’y croit sauf elle.

Elle écrit sans relâche et envoie ses manuscrits à plusieurs maisons d’édition, qui les refusent systématiquement. Jusqu’au jour où l’une d’entre elle accepte son roman, et c’est le début de la gloire.

Les romans de Debbie Macomber sont publiés autour de Noël et sont juste parfaits pour cette période de l’année: ils parlent de femmes modernes aux prises avec des problèmes intemporels, d’amitié et d’espoir. si vous avez besoin d’une dose d’optimisme sans vous prendre la tête, c’est l’auteure qu’il vous faut!

Debbie possède aussi deux magasins qui ont inspiré certains de ses romans: un café et un magasin de tricot.

Vous pouvez en apprendre plus sur Debbie sur son site: https://debbiemacomber.com/


Produits dérivés: Debbie Macomber est une auteure prolifique. Dans la série de Blossom Street il y a cinq romans:

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Sa série Cedar Cove a été adaptée en série TV avec Andie McDowel, et ses Romans de Noël en téléfilms.

Debbie vous propose aussi ses délicieuses recettes dans deux livres, et certaines sur son site.

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