Le choix de Ménaka (Menaka’s Choice), Kavita Kané

Le choix de Ménaka (Menaka’s Choice), Kavita Kané

menakas-choiceLe Choix De Ménaka est un roman que j’ai ramené d’Inde, après ma traditionelle virée à Crossword (l’équivalent indien de la Fnac), pour découvrir la littérature indienne. Particulièrement attirée par la mythologie complexe hindoue, je me suis laissée séduire par l’illustration langoureuse et la promesse de l’histoire d’une apsara.


Résumé et avis en bref: Ménaka est une apsara, une nymphe céleste immortelle, dont la vie est dévoué à la danse, à la séduction et aux plaisirs charnels. Elle est envoyée sur Terre par Indra, le roi du Paradis, pour séduire et distraire un sage dont la méditation menace la position même d’Indra.

Cependant, elle tombe amoureuse de sa proie. Afin de permettre au sage d’accomplir sa destinée, elle lui révèle qu’elle a été envoyée pour l’éloigner de son but. Ce dernier, en colère, rejette Ménaka et se consacre tout entier à la cause qu’il avait abandonnée depuis sa rencontre avec Ménaka, et rempli sa destinée.

91624f430fd2f3e654e13ea23b5c9eedJ’ai trouvé l’histoire un peu moralisatrice. Le choix de Ménaka est de révéler à son mari qu’elle a été envoyée pour le distraire de son destin. Elle décide sciemment de se faire rejeter pour qu’il puisse accomplir sa destinée. C’est un choix qui place l’homme au centre.

Le livre est écrit de manière féministe et présente la vie de Ménaka de son point de vue. Je pense que l’auteure est prisonnière du mythe sur lequel elle écrit, elle ne peut trop s’en éloigner. Certaines tirades sont très belles, on sent que l’auteure a voulu faire passer un message – mais c’est un peu trop évident.

C’est un chouette livre, mais je me suis un peu ennuyée arrivée au 3/4. Beaucoup de potentiel, un style assez fluide mais encombré de trop d’adjectifs… Mon avis est mitigé, mais c’est tout de même une jolie découverte.


L’histoire: Ménaka est née du brassage de la voie lactée. C’est la plus belle et la plus intelligente des apsaras, les nymphes célestes qui résident au Paradis, gouverné par le dieu Indra. Le Paradis est peuplé d’apsaras et de leurs équivalents masculins, les ghandarvas. Leur existence est vouée au plaisir, aux arts et en particulier à la danse, et aux plaisirs charnels. L’attachement n’existe pas, ni la jalousie.

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Ménaka, en plus d’être belle, est intelligente. Elle étudie sous l’égide des dieux, dont Kama, le dieu de l’amour. Tous les jours, elle danse à la cour d’Indra avec les autres apsaras, dont Rambha est la reine.

Son existence devrait être légère et sans attache, cependant Ménaka s’éprend du roi des ghandarva, et ils se marient en secret. Cela ne plaît guère à Indra, le roi du Paradis,  dont Ménaka est l’apsara favorite.

Lorsque cette dernière tombe enceinte,  il fait bannir l’époux de Ménaka sous un faux prétexte et le transforme  en monstre. Ménaka est forcée d’abandonner sa fille car les enfants ne sont pas admis au Paradis.

Ménaka reste au Paradis, mais jure de ne plus jamais danser pour Indra. Elle est dans une prison dorée: Indra ne la laisse pas partir du Paradis.

Cependant, sur Terre, le roi Kaushik a été blessé dans son ego par un sage, et a juré de se venger en devenant un sage encore plus puissant (ça vous fait sourire? moi aussi!). Il abandonne donc son royaume et sa famille pour se consacrer à la méditation, et il devient tellement puissant qu’Indra prend peur: quel est ce mortel qui ose accumuler tant de pouvoir qu’il puisse créer un univers et un paradis parallèles à ceux qui existent déjà?

Il faut arrêter Kaushik, qui, à force de méditer, est devenu tellement sage qu’on l’appelle Vishwamirta (« ami du monde »). Quoi de mieux pour le distraire de sa méditation, que de lui envoyer la plus belle des apsara?

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Ménaka séduit Vishwamitra

Indra envoie donc Ménaka en mission pour détourner l’attention de Vishwa. Ménaka accepte car il y voit une échappatoire à l’enfer qu’est devenu pour elle le Paradis (jeu de mots facile mais qui décrit parfaitement la situation).

Sachant que Vishwa est très puissant, il vaut mieux ne pas l’embobiner. Ménaka décide donc de lui raconter la vérité, à une toute petite différence près: oui s’est attiré les foudres d’Indra pour être tombée amoureuse, oui elle lui en veut d’avoir transformé son mari en monstre et de l’avoir bannit, et de lui avoir fait abandonner sa fille. Par contre, non elle n’est pas bannie du Paradis comme elle le fait croire à Vishwa, et elle se garde bien de lui dire que c’est Indra qui l’envoie.

C’est le coup de foudre immédiat. D’autant plus qu’Indra, qui surveille tout ça avec Kama, le dieu de l’amour, demande à ce dernier de tirer une flèche sur Ménaka afin qu’elle tombe amoureuse de Vishwa. Tout cela dans le but qu’elle oublie son mari.

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Pour vivre heureux, vivons cachés

Ménaka et Vishwa vivent heureux dans les bois. Ils sont tellement épris l’un de l’autre qu’il batifolent à toute heure du jour et de la nuit. Evidemment, Vishwa n’est plus du tout concentré pour sa méditation, et donc perd de ses pouvoirs. Indra rigole bien, mais il se demande quand est-ce que Ménaka va rentrer, maintenant que sa mission est accomplie.

Il descend sur Terre pour essayer de faire revenir Ménaka, mais cette dernière, intelligente, use d’un argument de taille pour rester auprès de son bien aimé: dès qu’elle sera partie, Vishwa se consacrera à nouveau à la méditation. Pour l’empêcher à jamais de redevenir puissant, il faudrait un enfant. Accaparé par son bébé, même si Ménaka est absente, Vishwa ne pourra méditer.

C’est ainsi que naît Shakuntala, l’enfant de la plus belle des apsara et du plus sage d’entre les sages. Mais Ménaka se sent mal. Tout ce bonheur n’est pas mérité. Son mensonge la ronge. Elle pousse Vishwa à reprendre la méditation, mais ce dernier est juste content de sa vie de famille, une vie simple et paisible.

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Vishwamitra rejette Ménaka et Shakuntala

Ménaka est déchirée: en enracinant Vishwa dans cette vie domestique, elle l’empêche d’accomplir sa destinée. Elle décide donc de sacrifier son bonheur, et révèle à Viswa que pendant 10 ans, elle lui a menti. Elle avait été envoyée par Indra pour le distraire et lui faire perdre ses pouvoirs.

Meurtri, Vishwa jette un sort à Ménaka: jamais elle ne pourra le revoir, car il sait qu’elle l’aime véritablement, malgré son mensonge. Il confie leur fille Shakuntala à un autre sage, car Ménaka ne peut emmener sa fille au Paradis.

Vishwa retourne dans les Himalayas et se remet à méditer, accumulant encore plus de pouvoir et accomplissant sa destinée. Ménaka, quant à elle, est de nouveau prisonière du Paradis.

Indra, quant à lui, se sent à nouveau menacé par Vishwa et ses pouvoirs de plus en plus puissants. Il envoie Rambha, la reine des apsaras, pour le séduire à nouveau… mais Vishwa, de colère, la transforme en statue de pierre.

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Indra tente de distraire Vishwamitra

Indra nomme Ménaka reine des apsaras, et décide de prendre les choses en main: il va lui-même, sous les traits d’un vieillard, rencontrer Vishwa pour tenter de le distraire. Bien sur cela ne prend pas, et Vishwa continue sa méditation, pour devenir le premier sage mortel à atteindre un degré de sagesse qui le fasse rentrer dans le club très fermé des brahmarishis (en gros, les super sages).

Leur fille, Shakuntala, rencontre Dushyant, un prince avec qui elle se marie secrètement, et qui promet de revenir la chercher. Bien sur il ne revient jamais, et elle se retrouve à éduquer son fils seule, relevant le défi la tête haute. Lorsque Bharat, son fils, agé de 14 ans, lui demande qui est son père, elle emmène son ado rencontrer son papa.

Celui-ci accuse Shakuntala de vouloir lui soutirer de l’argent/du pouvoir. Cette dernière le ridiculise devant sa cour, en lui indiquant qu’elle est sa femme légitime, que toutes ces années elle n’a rien demandé, et qu’elle ne fait que répondre au désir de son fils, qui, avec ou sans lui, sera un roi sans pareil. Du coup Dushyant, le roi d’Hastinapour, l’accepte comme sa femme légitime et Bharat comme son héritier.

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Shakuntala et Dushyant

Mon avis: 

L’écriture: le style d’écriture se démarque de ce que j’ai coutume d’appeler le « style indien », qui est généralement assez pauvre stylistiquement, et dans lequel les phrases à ralonge sont usuelles. Ici, on sent que l’auteure est une littéraire (études de littérature, ancienne journaliste), il y a une recherche du beau mot poussée. Cependant, j’ai vite été noyée sous un trop plein d’adjectifs. Et la « touche indienne » était tout de même bien présente, avec des expressions telles que « something courtesy someone » ou « do the needful ».

Cependant on n’arrive pas au niveau du grand maître Amitav Gosh – mais ce dernier a été éduqué en occident, et donc je me demande si je ne suis pas en train de dire que « l’anglais indien » est moins bon que « l’anglais UK/US », ce qui relèverait d’un colonialisme littéraire qu’en théorie, j’abhorre… Je suis donc devant un cas de conscience sur le « style indien »! la langue s’est développée de manière différente dans le sous-continent indien, tout comme le français en Afrique ou dans les caraïbes… ou en Belgique, ma terre d’accueil. Cela en fait un français de moindre qualité pour autant?

En bref, j’ai apprécié l’écriture de Kavita Kané, même si elle ne m’a pas transcendée.

La légende: après avoir fini le livre, je me suis penchée sur le mythe « officiel ». La légende est bien respectée, d’après ce que j’ai pu lire. Ce fut donc l’occasion, pour moi, de me familiariser avec cet épisode de la mythologie hindoue (qui est très, très fournie!).

indralokaLe panthéon hindou: J’ai (re)découvert la conception du monde selon les hindou, avec le monde des humains au milieu, celui des Dieux au dessus, et celui des démons en dessous; ainsi que les relations entre tous ces êtres qui cohabitent au sein d’un même univers.

J’ai ainsi appris qu’à force de méditer, les humains pouvaient atteindre un statut quasi divin, et donc être invités au Paradis parmi les dieux.

Les dieux et déesses sont dotés, tout comme leurs homologues grecs et romains, de caractéristiques bien humaines: jalousie (chez Indra), peur, colère… et on peut les « acheter » en méditant et en priant, afin d’atteindre un certain but, même si la motivation première n’est pas pure.

Vishwamitra veut devenir un bhramarishi, un « super-sage », juste pour se venger d’un sage qui l’a froissé. Et les dieux, satisfaits de le voir méditer non-stop, lui donnent ce statut! Peu importe que Vishwamitra soit encore mené par son ego!

Les apasaras et ghandarvas sont des courtisans célestes. Ils vivent à Indralok, la capitale du paradis, et leur « devoir » est de vivre de plaisirs et de procurer du plaisir à qui voudra. Les attachements sentimentaux n’ont pas lieu d’être. On donne son corps à qui l’on veut, on en profite à fond, dans le respect de l’autre, bien évidement.

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L’art a une place d’importance, avec la danse et les positions sexuelles. D’ailleurs, ces dernières sont enseignées par le dieu de l’amour, Kama ( qui nous a laissé un ouvrage bien connu afin que nous, pauvres mortels, puissions en bénéficier).

Comme je l’ai dit, les attachements sentimentaux n’ont pas leur place au Paradis. Le mariage n’y a pas lieu, car il n’a pas lieu d’être. Les apsaras et ghandarvas ne peuvent concevoir d’enfant, sauf s’ils sont véritablement amoureux… et donc, en théorie, cela n’arrive jamais.

Mais la théorie est un joli pays, très lointain, et ce n’est pas la réalité. La réalité, c’est que les ghandarvas et les apsaras vivent sous la tyrannie d’Indra, qui a décidé qu’il en serait ainsi dans sa capitale. Et donc, forcément, il arrive qu’une apsara tombe amoureuse et se marie en secret. Il arrive aussi qu’elle tombe enceinte. Mais les enfants ne sont pas admis au Paradis, et sont donc abandonnées sur Terre, auprès de sages.

De plus, Indra, qui devrait être un roi impartial, est tout à fait partial: il a ses chouchous et ses têtes de turc, et il est d’une mauvaise foi qui transcende tout ce que l’on puisse imaginer.

indraLe job des apsaras, en plus d’être jolies et de danser à la cour d’Indra, est d’aller séduire les sages humains qui, devant trop sages, menacent le statut des dieux. En effet, impossible pour les dieux que de simples humains puisse atteindre un degré de sagesse telle, qu’ils puissent rivaliser avec eux! Donc ils envoient une apsara trop belle pour séduire le pauvre mortel et lui faire oublier sa méditation. Et la plupart du temps, ça marche.

Et puis les dieux sont un peu peureux. Lorsqu’un démon très puissant (qui a, soit dit en passant, obtenu sa puissance en priant longtemps, longtemps un dieu, je ne sais plus lequel) se ballade dans les jardins du Paradis et viole la reine des Apsara, Rambha, les dieux ont trop peur dudit démon et ne font rien! Que dalle!! Non mais c’est quoi, ces dieux???

Bref, je n’ai pas été emballée par la vision hindoue du Paradis et des relations entre les hommes et les dieux!

Le féminisme: Kavita Kané a pris le parti de raconter cette histoire du point de vue de Ménaka, la tentatrice. Normalement, c’est un postulat de départ qui me plaît: raconter une histoire connue du point de vue du personnage féminin, lui donnant un « twist » féministe.

La légende a été très bien respectée, mais j’ai eu l’impression qu’elle emprisonnait l’auteure. Le message féministe est bien là, mais c’est quand même un homme, Vishwamitra, qui est au centre de tout cela, et un dieu masculin, Indra, qui se sert de Ménaka pour assouvir sa vengeance.

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Oups, je sort de mon bain alors qu’un sage passe par là… quelle coïncidence!

Cependant, Ménaka arrive à renverser la vapeur de son côté en manipulant habillement Indra. On insiste sur sa beauté, mais aussi sur son intelligence.

Elle manigance pour s’échapper du Paradis, qui est devenu un enfer pour elle. On l’a forcée à abandonner sa fille, et son mari est banni et transformé en monstre. Lorsqu’Indra lui propose un nouveau job sur Terre, elle y voit l’opportunité de s’échapper du Paradis pour toujours.

Mais Indra, aveuglé par la jalousie (il n’a jamais digéré que Ménaka se soit mariée), demande à Kama, dieu de l’Amour, de la faire tomber amoureuse de sa proie, afin qu’elle oublie son mari. Bien mal lui en a pris, puisque, véritablement amoureuse de Vishwa, Ménaka va le pousser à retourner à sa méditation.

Ménaka est une femme/apsara forte. Elle n’est pas amère et surmonte les déceptions de sa vie éternelle pour en tirer des leçons? D’ailleurs, ces dernières sont à peine dissimulée sous un faux air de dialogue, qui est en fait un monologue, et j’ai vraiment senti que c’était le moment « morale de l’histoire ».

Ménaka prend ses décisions toute seule quant à sa vie, et contourne habillement les obstacles qui se présentent. A la fin, lorsqu’elle pourrait revoir son amour, elle choisit délibérément de ne pas y aller, afin qu’il puisse accomplir sa destinée.

Ménaka est une rebelle, qui renverse l’ordre établit, et remet en question les conventions. Lorsque son mari est frappé d’un châtiment injuste, elle fait grève.

Les apsaras sont conscientes de leur sort. Elles savent que tomber amoureuse et/ou enceinte n’apporte que des problèmes. Beaucoup de ses consoeurs préviennent Ménaka. Mais cette dernière fera tout pour libérer les apsaras de leur condition.

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Quand tu médites tellement longtemps que tu es convert de toiles d’araignées 😉

Kaushik/Vishwamitra: Ce personnage, qui est en fait le personnage central du roman,m’a laissée perplexe. C’est un sage né dans le corps et à place d’un roi. Il passe la première partie de sa vie à assouvir un besoin sans cesse renouvelé de conquêtes. On cherche où se cache le sage là dessous….

Jusqu’au jour où il rencontre un sage qui a une génisse qui exauce tous les voeux. Lorsque son royaume connaît la disette, Kaushik se dit que cette génisse lui serait bien utile, et part la réquisitionner. Sauf que la génisse n’est pas réquisitionnable, puisque c’est un cadeau d’un dieu, et donc Kaushik se fâche tout rouge et jure de se venger du sage.

De là, il abandonne ses femmes, ses enfants et son royaume, pour méditer, afin de devenir encore plus sage que le sage à la génisse. Lorsque Ménaka est envoyée sur Terre pour le distraire et le détourner de son but, il est tellement puissant qu’il a réussi à créer tout seul un autre univers avec d’autres dieux et un autre Paradis. Tu m’étonnes que les dieux d’ici bas flippent, s’ils ne servent plus à rien!

Bref, ce personnage m’a laissée perplexe. Il atteint des sommets de sagesse spirituelles mais est toujours motivé par sa vengeance. Lorsqu’enfin il s’aperçoit que son ego est surdimensioné, alors il s’excuse et devient bhramarishi, « super-sage ».

shakuntalaShakuntala: C’est l’enfant née des amours de Ménaka et Vishwamitra. Elle est mortelle. Lorsque Ménaka révèle à Vishwa qu’elle a été envoyée pour le divertir du droit chemin, Vishwa est tellement peiné qu’il ne peut plus poser son regard sur sa fille, car elle lui rappelle trop Ménaka. Shakuntala est donc élevée par un autre sage, un pote de son pôpa.

Elle rencontre dans la foret un jeune prince qui lui promet monts et merveilles, mais dans les faits, il abuse d’elle et ne revient jamais. Shakuntala, fière, déclare qu’elle n’a pas besoin de lui, et élève seule son fils.

Lorsque celui-ci demande à connaître son père, elle l’emmène à la cour et se fait traiter de pute par le roi. Elle ne se démonte pas, et le ridiculise devant sa cour. Pour sauver la face, le roi n’a d’autre option que de la reconnaître comme sa femme légitime, et leur fils, comme leur héritier.

Bref, les femmes en ont dans la culotte, dans cette famille!

Conclusion: une jolie découverte, assez bien écrit, qui m’a fait découvrir un épisode de la mythologie indienne que j’ignorais. La condition féminine, au travers du mythe de l’apsara, est détaillée et secouée jusque dans ses fondations. Cependant, je ne suis pas emballée par le mythe originel, et me suis un peu ennuyée sur la fin.

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kavita-kaneL’auteure: Kavita Kané a étudié la littérature anglaise avant de devenir journaliste pendant 20 ans. Elle commence sa carrière d’auteur en 2013 avec La Femme de Karna (Karna’s wife), puis La Soeur de Sita (Sita’s Sister) en 2014. Ses livres revisitent une figure mythologique féminine. Le Choix De Ménaka est son troisième livre.

Vous pouvez en apprendre plus sur elle en lisant son interview ici et une autre sur sa méthode de travail et sa fascination pour les figures mythologiques féminines (en anglais).

Ses livres ont reçu un écho favorable en Inde, où Kavita Kané est maintenant une auteure de best seller.


 

 

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11 réflexions sur “Le choix de Ménaka (Menaka’s Choice), Kavita Kané

    1. Super! Pour la mythologie indienne en particulier, je n’ai pas de recommendation, j’ai appris « sur le tas » en pratiquant la danse classique indienne et avec la famille de mon cher et tendre.
      Par contre pour une plongée dans l’Inde, je recommende un grand classique: Le Livre De La Jungle de Kipling! C’est un livre dont je ne me lasse pas.
      Et pour le côté roman historique, la Trilogie de l’Ibis d’Amitav Gosh.
      Shataram est aussi un roman très prisé, mais que je n’ai pas lu.

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