How to find love in a bookshop (Comment tomber amoureux dans une librairie), Veronica Henry

How to find love in a bookshop (Comment tomber amoureux dans une librairie), Veronica Henry

bookstore-loveCe fut un achat impulsif: dans une librairie, à la recherche d’une carte d’anniversaire pour une amie, le titre m’a fait de l’oeil. Ni une, ni deux, hop, je suis repartie avec le livre (et la carte, bien sur!).


Résumé et avis en bref: Lorsqu’Emilia Nightingale perd son père, Julius, elle jure de reprendre sa librairie, Nightingale Books. Cependant, c’est bien plus compliqué qu’il n’y parait, et Emilia se demande vite si elle va pouvoir tenir sa promesse.

En attendant de prendre sa décision, la librairie, que son père lui a léguée, continue de tourner, et Emilia, qui vivait à l’autre bout du monde, rencontre les clients de son père, qui sont souvent devenus des amis… et plus si affinité, pour certains!

La librairie touche de nombreuses personnes dans le village, et Emilia, tout comme le fit son père Julius, influence la vie de ceux qui fréquente la boutique en les guidant dans leurs choix littéraires.

On découvre toute une galerie de personnages bien différents: la prof de cuisine très timide, le père célibataire charmant, le musicien, la châtelaine, l’ex-starlette, la mère au foyer… tous ces personnages gravitent autour d’Emilia, et chacun joue un rôle dans sa vie, tout comme elle joue un rôle dans la leur.

J’ai beaucoup aimé le fait que malgré la multitude de personnages, on ne soit pas perdu. Les transitions entre les différentes personnes sont fluides. L’écriture est agréable, sans prétention, et poétique.

J’ai été conquise et charmée par ce roman, qui est un petit bijou. Je ne connaissais pas du tout l’auteure, donc j’y suis allée sans a priori. Il aborde un thème douloureux, qui est celui du deuil, mais c’est surtout un roman plein d’espoir que nous offre Veronica Henry.

C’est un roman que je recommanderais de lire en hiver et plus particulièrement à Noël, car c’est exactement le genre d’histoire feel good dont on a besoin à ce moment là.


L’histoire: C’est l’histoire de Julius Nightingale, un étudiant en littérature à Oxford, qui tombe amoureux d’une pétillante américaine, Rebecca. Cette dernière tombe enceinte, et les deux tourtereaux rêvent d’ouvrir leur propre librairie.

Malheureusement, Rebecca meurt en couches, laissant Julius avec une petite fille, rousse comme sa mère, qu’il baptisera Emilia. Armé de son bébé et de son savoir littéraire, Julius cherche l’endroit idéal pour ouvrir sa librairie.

C’est à Peasebrooke,  une petite ville des Cotswold, qui est à Londres ce que la Normandie est aux parisiens, que Julius ouvre Nightingale Books. Sa fille grandit avec ce père conteur et musicien, et éventuellement, s’envolera du nid pour aller enseigner l’anglais autour du monde.

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Julius rencontre s’entoure d’une équipe de choc pour gérer sa librairie: un gothique, une mère de famille, et une ancienne dirigeante d’entreprise, qui fut un jour une star du grand écran. Julius a aussi une relation avec la châtelaine du coin, mais bien sur, tout cela est secret.

Lorsque Julius meurt, Emilia revient au bercail pour reprendre la librairie. Les affaires vont mal, mais beaucoup des clients de son père, qui sont devenus ses amis, lui portent secours.

Petit à petit, Emilia va réintégrer la vie de la ville, se faire son trou, ses amis, et au fil des lectures qu’elle conseille, elle va toucher les gens, tout comme son père le faisait avant elle.

Elle prend la place de son père dans le quatuor dans lequel il jouait, et y rencontre Marlowe, un charmant musicien qui ne la laisse pas indifférente. Son amie d’enfance, comptable, l’aide à redresser les finances du magasin. Une jeune mère de famille désoeuvrée l’aide avec la déco et l’événementiel. Et un entrepreneur à refaire sa boutique lorsqu’une inondation survient.

L’histoire se termine à Noël, lorsque le charmant musicien fait enfin sa déclaration à Emilia, lui demandant un livre s’intitulant « comment tomber amoureux dans une librairie » 😉


Mon avis: j’ai été agréablement surprise par ce joli livre. Le talent de Veronica Henry est de raconter plusieurs histoires sans qu’on ait l’impression de passer de l’une à l’autre. Tout s’enchaîne sans heurt, de façon fluide. Les flash backs nous permettent d’explorer le passé et de comprendre où en sont les personnages lorsqu’on les rencontre au fil de notre lecture. J’ai beaucoup aimé.

Par rapport à L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes, dans lequel l’essentiel du roman repose sur les portraits des protagonistes sans que l’histoire n’avance réellement, ici on a leur histoire ET l’histoire qui avancent de concert. Bref, on ne s’ennuie pas.

On a le droit a une galerie de portraits assez complets, et il y a beaucoup de personnages, mais cela est fait tellement bien que ça ne m’a pas dérangé. Le portrait d’une petite ville de province, avec ses illusions et ses désillusions, est très bien brossé. Je crois que le personnage qui m’a le plus touchée est celui de Jackson. Ah, et Dillon le jardinier!!

Le style de l’auteur est lui aussi très fluide. Niveau intrigue, on découvre au fur et à mesure les petits secrets les uns des autres, mais il n’y a pas un suspense énorme (ce n’est pas un roman policier). On se doute rapidement qu’Emilia et son musicien vont finir ensemble, même si une pimbêche française se dresse sur leur chemin (aaah ces françaises lol, quel cliché!!!).

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Les personages: c’est ce qui fait la force du roman!! La plupart des personnages évoluent grâce à la littérature.

Sarah la châtelaine: son mari, qui travaillait à la city, a parié leur fortune et ils se sont retrouvés virtuellement sans le sous. Leur unique atout étant le château que Sarah a reçu en héritage de ses parents, Sarah décide de le convertir en lieu de mariage et retrousse ses manches.

En guise de cadeau de Noël pour ses employés, Sarah achète des livres, une option peu coûteuse. C’est à Nightingale Books qu’elle fait son shopping de Noël et qu’elle rencontre Julius, avec qui elle entame une relation adultère.

Dillon: c’est le jardinier de Sarah. Il a reçu de sa patronne un livre qui a changé sa vie. Il est très proche de la fille de cette dernière, mais elle le considère comme un frère. d’ailleurs, elle est financée avec un gars infecte de la city et va se marier en novembre.

Dillon aura son happy ending avec celle qu’il aime lorsqu’elle se rendra compte que son mec est un pourri (le jour de son mariage, mais mieux vaut tard que jamais!). Il est très dévoué à sa patronne Sarah, pour qui il rénove en secret le pavillon du jardin. Dillon est LE mec bien par excellence. Je le kiffe.

Jackson: très mimi mais avec une réputation de bad boy, Jackson est le bras droit du promoteur immobilier du coin. Ce dernier veut absolument racheter Nightingale Books pour en faire un parking pour la résidence qu’il développe juste à côté. Jackson n’a jamais osé rêvé, et cela lui a coûté: il dépend de Ian, le développeur, pour vivre, alors qu’il pourrait être indépendant, et sa femme l’a quitté, gardant leur jeune fils. Il vit avec sa vieille mère, un peu sénile, dans une résidence pour sénior lugubre.

En tentant de séduire Emilia pour le compte de Ian, il va repartir avec de la littérature pour enfant qui va changer sa vision de la vie, sa relation avec son fils et avec son ex femme. Jackson est LA bonne surprise de ce livre.

129634-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxMarlowe: violoniste, fondateur du quatuor de musique de Peasebrooke. Julius jouait du violoncelle et il propose à Emilia de remplacer son père. Lors des leçons privées qu’il donne à Emilia pour que cette dernière se remette à niveau, ils se rapprochent… sauf que Marlowe est officiellement avec Delphine, l’autre violoniste du quatuor, une française à qui cela ne plaît guère que son petit ami fasse du gringe à Emilia. Marlowe, en plus d’être musicien, a aussi des très beaux abdos tablettes de chocolat!

Thomasina: c’est une petite femme rondelette à la timidité maladive, dont la seule passion est la cuisine. Derrière les fourneaux, Thomasina se révèle. D’ailleurs, elle est professeure de cuisine à l’école de Peasebrooke. l’une de ses élèves, une enfant terrible, est un petit génie de la cuisine, et reste dans le droit chemin grâce à Thomasina. Cette dernière a un petit plaisir: elle s’achète régulièrement des livres de cuisine. C’est à la librairie qu’elle rencontre un charmant fromager, qui hésite entre deux livres de cuisine.

%e4%b8%8b%e8%bc%89Bea: éditrice d’un magasine lifestyle qui prône un retour à une vie plus simple, elle a quitté son métier  qui la faisait vivre à 100 à l’heure pour s’installer avec son mari à Peasebrooke lorsqu’elle est tombée enceinte. Elle vit la vie qu’elle promouvait sur papier glacé, mais s’ennuie profondément. Tellement, qu’elle vole un livre chez Emilia. Pour se faire pardonner, Béa va mettre sa créativité qui ne demande qu’à s’exprimer au service de la librairie: elle décore les vitrines pour les fêtes et dessine les plans de rénovation de la boutique. Bientôt, elle se rendra compte que la vie active lui manque, alors que son mari est en burn out. Ils échangeront leurs rôles avec plaisir.

June: amie de Julius, June est une ancienne chef d’entreprise à la retraite depuis peu, qui ne veut pas sombrer dans l’ennui. Elle donne donc un coup de main à la librairie. ce que personne ne sait, c’est que June, avant de créer son entreprise de secrétaires, eut une courte carrière cinématographique. Tombée amoureuse de son partenaire à l’écran, elle sombre dans la dépression lorsque ce dernier lui fait comprendre que leur idylle n’était que temporaire, et met fin à sa carrière. June confronte son grand amour d’autre fois lors d’une séance de dédicaces à Nightingale Books, un évènement organisé pour amener de nouveaux clients à la librairie.

Rebecca: Jeune américaine en vacances à Oxford, Rebecca tombe amoureuse de Julius le jour d’avant son départ. Elle fera tout pour rester à ses côtés, et tombe enceinte. Rousse, extrêmement intelligente, Emilia tient beaucoup d’elle. Lorsqu’elle meurt en couches, sa famille ne veut plus avoir aucun contact avec Julius ou l’enfant.

La construction du roman: chaque partie est divisée en plusieurs chapitres. A la fin de chaque partie, on a une liste de livres relative à l’un des personnages du roman (par ex: livres sur la musique pour Marlowe), ce que j’ai beaucoup aimé. On nous dresse un portrait chinois littéraire des personnages.

Les personnages ont tous un happy ending: Marlowe et Emilia s’embrassent, Dillon est enfin avec celle dont il rêvait, Sarah retrouve un mari un peu plus dynamique et sur de lui après une crise familiale, et Jackson se remet avec son ex. Bea retourne à la vie active, et June prend du bon temps avec son ex sans se prendre la tête, les blessures du passé étant pansées. Même Ian, le promoteur immobilier, a son happy ending: Emilia lui cède une partie de son terrain, mais sans que la librairie n’ait besoin d’être détruite.

La fin du roman a lieu en hiver à Noël. C’est un vrai roman cocooning, à lire sous un plaid et avec un chocolat chaud.


veronicahenrysmallL’auteure: Veronica Henry est une romancière britanique née en 1963. Fille d’une famille de l’armée, elle est éduquée au Royaume-uni ainsi qu’aux Etats-unis, changeant huit fois d’école, au gré de la carrière de son père.

Elle commence sa carrière en tant que secrétaire de production, pour ensuite devenir éditrice de script pour des séries télévisées.

En 1990, elle donne naissance à son premier enfant et quitte son job pour devenir écrivain de script indépendante pour la télévision britanique.

En 2000, son premier livre est publié, et Veronica Henry ne s’arrête plus: elle a en tout écrit 15 romans.

Visitez son site web pour en savoir plus sur cette auteure prolifique de romans romantiques!


Illustrations: J’aime beaucoup l’illustration du livre que j’ai acheté: elle est très bien trouvée, et intègre tous les éléments du livre de manière subtile. L’autre illustration est beaucoup plus neutre et me plaît moins.


Ce livre fait partie du Cold Winter ChallengeCold Winter Challenge. En effet, il se déroule en hiver, pendant la période des fêtes de fin d’année.

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22 réflexions sur “How to find love in a bookshop (Comment tomber amoureux dans une librairie), Veronica Henry

  1. Tout comme toi je préfère nettement l’illustration de l’édition que tu as achetée, l’autre est nettement moins attractive.
    Ce serait sympa qu’il soit vite traduit en français parce qu’il me tente bien ( et qu’autant j’arrive à voir un film ou une série en VO sans trop de soucis, autant pour un bouquin c’est mission impossible ) 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. N’est-ce pas? Elle est nulle, cette autre illustration!
      Il va falloir pétitionner l’auteure pour le faire traduire alors 😉
      Pour les bouquins en anglais: le premier que j’ai lu, j’avais mon dico avec moi, ça me prenait des plombes. J’ai arrêté de chercher les mots que je ne comprenais pas au chapitre 2, je n’arrivais pas à m’immerger dans le livre. Je me suis souvenue de ce que la bibliothécaire dit à Matilda (Roald Dahl): ce n’est pas grave si tu ne comprends pas tout, laisse toi porter par les mots!

      J'aime

        1. Ahahah oui! D’ailleurs le premier livre que j’ai lu en anglais, c’était un Harry Potter! L’ordre du Phénix, je crois 🙂 j’ai très vite capté le vocabulaire « baguette magique » et autres… on s’y fait, et on devine plus ou moins suivant le contexte.

          Aimé par 1 personne

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