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Journée mondiale du Livre : J’offre un livre à un enfant

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« J’offre un livre à un enfant » : une sonnette d’alarme

Créée en 1995 à l’initiative de l’UNESCO, la journée mondiale du livre se fêtera le 23 avril.

Cette année, les éditeurs de livres jeunesse et scolaires, en partenariat avec l’Association des Éditeurs Belges (ADEB), la Foire du livre de Bruxelles et le Centre de littérature de jeunesse de Bruxelles entendent profiter de cette journée importante pour lancer un appel.

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En effet, si l’on se réfère aux résultats en matière de compréhension à la lecture révélés par l’enquête internationale PIRLS 2016 (Progress in Reading Literacy Study), nos élèves de 4e année primaire sont les plus faibles lecteurs de l’Union européenne et des pays membre de l’OCDE: seulement 1 élève sur 5 dispose de capacités de lecture suffisantes qui lui permettent d’interpréter et d’intégrer des informations contenues dans un texte : à titre de comparaison, la moyenne européenne s’établit à 1 élève sur 2. D’autres études, moins récentes, confirment ce triste constat.

Des manifestations en faveur du livre et de la lecture existent en Fédération Wallonie-Bruxelles, parfois depuis longtemps (Foire du livre, Fureur de Lire, Lire dans les parcs), des mesures ont été prises (plan lecture), de nombreuses personnes motivées agissent au quotidien (enseignants, bibliothécaires, associations), mais le constat est là, et il est inquiétant.

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Les éditeurs estiment donc qu’il est de leur responsabilité de profiter de cette journée pour lancer un appel à l’action. Ils souhaitent en effet que cette question de la maîtrise de la lecture s’inscrive comme une priorité de société, afin de ne pas laisser 4 jeunes sur 5 dans une situation délicate, voire problématique, quant à ses capacités d’apprentissage, de formation et de développement futur. Chacun doit se sentir concerné par cette priorité.

C’est pourquoi, en ce 23 avril, les éditeurs lancent l’appel à « offrir un livre à un enfant ».

Offrir un livre à un enfant, cela peut aussi signifier l’emprunter en bibliothèque, le choisir dans sa bibliothèque personnelle, et peut-être surtout, prendre le temps de lire un livre à un enfant, ou avec un enfant, chez soi ou en classe.

Une mobilisation qui doit se poursuivre à l’année

Cette journée du 23 avril n’est pas l’aboutissement d’une action, mais le début d’une mobilisation afin que le livre, mais surtout la lecture et la maîtrise de la langue française, soit à la fête tous les jours !

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Le 23 avril marque le début d’une action de long terme qui veillera à :

• Communiquer largement sur l’importance de la lecture auprès du grand public, par le biais de campagnes de sensibilisation : si l’apprentissage de la lecture est du ressort de l’école, les parents doivent également être conscients de leur rôle et de leurs responsabilités dans ce domaine. La maîtrise de la lecture est un enjeu de société.

• Développer le plaisir de lire dès le début du parcours scolaire, et tout au long de celui-ci : de la maternelle à la fin du parcours scolaire, la lecture doit être une priorité. Les écoles, les enseignants, les associations, doivent se mobiliser derrière cet objectif. La non-maîtrise de la lecture est un handicap culturel, social et économique qu’il convient de combattre.

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• Approfondir la formation, autour du livre et de la lecture, des futurs enseignants : ceux-ci doivent être mieux outillés pour aborder le livre et la littérature jeunesse dans leur classe. Il ne s’agit pas seulement d’apprendre à lire, mais également d’apprendre à aimer lire afin que les élèves puissent développer leurs capacités de lecture et d’analyse.

• Réfléchir sur les méthodes d’apprentissage : il n’y a probablement pas une seule bonne méthode d’apprentissage. Les enseignants doivent être formés à l’utilisation des méthodes les plus actuelles et veiller à favoriser quotidiennement les progrès: la relation pédagogique établie par l’enseignant, sa personnalité, sa créativité et ses compétences, constituent un des principaux facteurs de la réussite des élèves.

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Les éditeurs se mobilisent

Acrodacrolivres, Alice Jeunesse, Au Gai Savoir, À pas de Loups, Auzou, CotCotCot Éditions, Dupuis, Dargaud-Lombard, Éditions Averbode, Éditions Casterman, Éditions Plantyn, Kate’Art, Ker Éditions, les Editions Bayard et Milan, Mijade, Pastel-École des Loisirs, Philéas & Autobule, Versant Sud Jeunesse.

Contact

Christelle Dyon
Responsable de la communication de l’ADEB
c.dyon@adeb.be
+32 (0)2 241 65 80

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6 réflexions au sujet de “Journée mondiale du Livre : J’offre un livre à un enfant”

  1. Je ne connaissais pas ces statistiques. je savais que ce n’était pas le Pérou mais à ce point, cela fait froid dans le dos. Savoir aimer les livres, c’est aimer le monde, être curieux de tout.
    Moi perso, ce n’est pas l’école qui m’a donné envie de lire, cela a même eu l’effet inverse, j’ai fuis les livres. je pense qu’il y a toute une éducation d’aimer l’objet et de faire comprendre qu’ouvrir un livre, c’est ouvrir une porte magique. Apprendre à aimer c’est l’objectif premier.
    Moi je suis revenue à la lecture grâce aux manga, aux magazines divers et variés que j’ai dévoré. Lire ce n’est pas forcément lire Balzac ou Giono… les traumatismes de l’école ! Qu’importe le livre, voir un enfant un livre dans les mains, c’est déjà gagné !
    Vive le livre !

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    1. Ce sont les statistiques pour la Belgique. Je ne sais aps pour la France, j’ose espérer que c’est meilleur.
      J’ai eu la chance d’avoir des parents lecteurs, qui m’ont transmis leur amour des livres. Mais c’est un luxe que tout le monde n’a pas, et comme tu le dis si bien, l’école nous fait parfois faux bond là dessus. Ce qui est bien dommage.
      Je me rappeller de ma maitresse de CE2 (3è primaire en Belgique) qui nous lisait chaque jour Le Petit Prince, Le Petit Nicolas, et encore plein d’autres livres, pendant 1/2h avant d’aller manger. C’était notre « moment détente » à la fin de la matinée. Trente ans après, je m’en souviens encore, c’est dire! Du pur bonheur, ces moments « histoire »…
      J’essaie de transmettre cela à ma fille, et ça marche. Plutôt trop bien, même. J’ai eu le malheure de lui dire que c’était la Fête du Livre hier, et j’ai du lui lire des histoires pendant plus d’une heure. J’ai mal à la gorge maintenant :p

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      1. Franchement concernant la France, cela ne m’étonnerait pas que les statistiques en soient proches. C’est un véritable gâchis dans nos pays si riche alors que tant d’enfants voudraient aller à l’école.
        Tu as vraiment eu des « guides » pour te faire aimer les livres et c’est très bien. Et je pense que d’avoir du lire pendant une heure cela vaut bien tous les désagréments du monde 🙂
        Je reviens sur ton sujet Arietty. Je viens de me rappeler de Ponyo. Cet anime de Miyazaki pourrait plaire à ta fille.

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    1. J’aime ce mot « ubuesque ».
      Et oui, il y a vrament pléthore de livres jeunesse, avec souvent des auteurs qui sont payés au lance pierre (et qui ont donc un « vrai travail » à côté de ça). L’éducation à la maison ET à l’école sont à remttre en cause. J’hallucine quand je vais chez des gens qui n’ont pas de bibliothèque. Ils ne lisent pas. Même pas des BDs! Ca me sidère.

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