Chrysanthème

Chrysanthème

Chrysanthème fleur(English in purple)

Encore un super livre de notre bibliothèque! Je l’ai choisi (et non pas Mademoiselle) parce que les illustrations étaient jolies, et que j’aime bien les chrysanthèmes.

Another wonderful book from our local library. I picked it (yes, I picked it, not my daughter) because I liked the drawings, and because I love chrysanthemums.


L’histoire: Chrysanthème est une petite souris absolument parfaite, et ses parents lui ont donné un prénom qui, comme elle, est absolument parfait. Chrysanthème adore son prénom, jusqu’au jour où elle commence l’école… et où tout le monde se moque de son prénom. Chrysanthème est l’objet de piques et de moqueries de la part des autres enfants de l’école, et elle ne veut plus y aller.

Un jour, une dame magnifique arrive dans l’école: c’est la professeur de musique, et toutes les petites souris sont conquises. La professeur de musique entend les autres souris se moquer de Chrysanthème, et leur demande pourquoi. Lorsqu’elle révèle qu’elle aussi a un prénom de fleur, et qu’elle pense nommer son bébé Chrysanthème s’il s’agit d’une petite fille, les petites souris retournent subitement leur veste: les noms de fleur, c’est trop bien.

baby chrysanthemum

Story: Chrystanthemum is a little mouse who is absolutely perfect, and as such, her parents picked an absolutely perfect name for her: Chrysanthemum. She loves her name, until the day she starts school… and everybody makes fun of her name. Chrysanthemum becomes a bullied child and she doesn’t want to go to school anymore.

One day, a magnificient lady comes to school. She’s the music teacher, and all the little mice at school instantly fall in love with her. The music teacher hears the other little mice making fun of Chrysanthemum, and asks them why. When she reveals that she also bears the (rather long) name of a flower, and that she wants to name her unborn child Chrysanthemum, the little mice change their mind: being named after a flower is just too cool.


Chrysanthemum3Mon avis: un joli conte sur le harcèlement scolaire, et sur la mise en perspective du « pourquoi ». C’est un chouette livre, les dessins sont très beaux et il y a beaucoup de musicalité dans les phrases. Il traite d’un sujet difficile. Le rôle des adultes y est souligné comme étant primordial.

My review: It is a very nice book about bullying at school. It deals with why and how. The drawings are very beautiful and there is a lot of musicality and rhythm in the text itself. It deals with a difficult topic. The role of the adults surrounding the bullied kid is very important.

Chrysanthème est une petite souris tout ce qu’il y a de plus heureuse. Mais quand elle commence l’école, c’est le drame: tout le monde se moque de son prénom. Trop long, c’est en plus le nom d’une fleur, qui pousse dans la terre, avec les vers de terre.

Les autres enfants, sous l’égide de l’infâme Victoria (qui est donc la meneuse), vont persécuter la pauvre Chrysanthème. Elles se moquent d’elle sans cesse, lui disent qu’elle préféreraient changer de prénom plutôt que de porter le sien, font semblant de la cueillir et de lui arracher ses pétales…

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La petit souris perd sa joie de vivre, malgré les câlins de ses parents et leur insistance que les autres sont justes jaloux de son si beau prénom. Mais Chrysanthème commence à douter.

J’ai trouvé que les parents ET l’institutrice ne jouaient pas un grand rôle. Les parents se contentent de dire « ne t’inquiète pas, ils sont jaloux ». Se rendent-ils vraiment compte de ce que traverse leur fille? L’institutrice remet gentillement Victoria, la meneuse des harceleurs, en place, mais n’en fait pas plus. Elle est même complice, elle sourit lorsqu’elle prononce le prénom de Chrysanthème pour la première fois. Comme les autres enfants, elle trouve ce prénom… bizarre.

L’enfant est donc laissée seule contre tous. Les adultes présents dans sa vie ne semblent pas se rendre compte du calvaire qu’elle endure chaque jour. Je pense malheureusement que c’est le cas de beaucoup d’enfants victimes de harcèlement. Cela me fait réfléchir à ma propre manière de réagir avec ma fille. Je croise les doigts pour qu’elle ne soit jamais persécutée par d’autres enfants – et qu’elle n’en persécute jamais elle-même!!

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Tout change le jour où la professeur de musique arrive. Elle éblouit tous les enfants, qui essaient de se faire bien voir. Lorsqu’elle attribue le rôle d’une marguerite à Chrysanthème, c’est le fou rire général dans la classe. Une fleur dans le rôle d’une fleur, mouahaha :p

C’est là que s’opère un retournement de situation: la prof de musique prend la défense de Chrysanthème. Elle déclare qu’elle porte elle-même le nom d’une fleur, Delphinum; et comme elle est enceinte, qu’elle aimerait appeler son bébé Chrysanthème. D’un coup, avoir un nom de fleur devient trop chouette. Les enfants arrêtent d’embêter Chrysanthème et se donnent des noms de fleur: Pivoine, Hortense, Anémone…

chrysanthemum 8

Et le bébé est baptisé Chrysanthème, et tout est bien qui finit bien. Je ne sais pas si la prof de musique a vraiment un nom de fleur aussi, ou si elle a juste senti la détresse de Chrysanthème. En tout cas c’est la seule adulte qui ait une réaction positive et qui prend acte de ce qui se passe pour la petite souris… et dont la solution est vraiment subtile.

En faisant devenir le « handicap » de Chrysanthème quelque chose de « cool », elle renverse la vapeur dans la cour de récré, et libère ainsi la petite souris de la torture qu’elle subit chaque jour.


Kevin HenkesL’auteur: Kevin Henkes est né le 27 novembre 1960 dans le Wisconsin, aux Etats-Unis. Il a toujours su qu’il serait illustrateur, jusqu’au jour où son professeur de littérature l’a félicité pour ses productions écrites et l’a encouragé à continuer dans cette voie. Il a alors décidé que les albums pour enfants pourraient constituer une excellente fusion de ses deux passions. Vous pouvez consulter son site web ici (en anglais).

The author: Kevin Henkes was born on November 27th, 1960, in Wisconsin, USA. He always knew he’d be an illustrator, until the day his English teacher told him he had a gift for writing. He thus decided that kid’s albums were the perfect way to combine his two talents. You can learn more about him on his website.


Bonus: une vidéo de la lecture du livre (en anglais) / a video of the story, read aloud.

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Top 5: New York, New York!!

Top 5: New York, New York!!

(English in brown)

Ce Top 5 dédié à la Grosse Pomme m’a fait prendre conscience d’un fait pour le moins surprenant: je ne lis pas du tout sur New York!! M’enfin! (comme dirait Gaston)

Bref, il est extrêmement difficile pour moi de réunir des livres se passant dans cette métropole du monde, mais je vais faire de mon mieux.

I discovered that somehow, I have read very little books about the Big Apple! How is that possible?? So it is extremely difficult for me to find books this time, but I’ll do my best.


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ny ny

New York, New York

de/by Marimo RAGAWA

C’est un manga que j’ai lu il y a déjà très longtemps. L’histoire d’amour d’un policier newyorkais et d’un jeune homme paumé, prostitué. Honnêtement, c’est juste magnifique. Je crois que c’est le premier manga gay que j’ai lu. Il y a des scènes torrides, mais ce qui m’a le plus marquée, c’est la complexité des personnages et leur psychologie.

I read this manga a long time ago. It is the love story of a policeman and a young man who is selling his body to survive. It is just a wonderful story. I think it was the first gay manga that I ever read. There are some steaming hot scenes, but what I remember the most is the complexity of the characters, and the exploration of their psychology.


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recipes for a perfect marriage

Recipes For A Perfect Marriage (Recettes Pour Un Mariage Parfait)

de/by Kate Kerrigan

Mon avis ici / my review here

Ce livre se passe partiellement à New York et dans sa banlieue, partiellement en Irlande – donc ça compte, pas vrai? Les histoires parallèles de deux femmes à deux époques différentes, dans deux pays différents, pour qui New York représente la crème de la crème – mais qui vont s’apercevoir en se mariant qu’il y a des choses plus importantes dans la vie. Elles sont unies par les recettes traditionnelles transmises de génération en génération, et par leur découverte de ce qu’est l’amour véritable.

This book takes place partially in New York and its suburbs, and partially in Ireland – so it fits, right? These are the parallel stories of two women, in different times and different countries. For both, New York is the dream city. But when they get married, they both discover that there are other important things in life. Timeless recipes unite them, as well as their path on the discovery of the meaning of true love.

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Kyoko

Kyoko

de/by MURAKAMI Ryû

Kyoko est un petit bijou. Murakami Ryû (à ne pas confondre avec Murakami Haruki, connu pour son style… poétique) fait souvent dans le trash. Kyoko est un ovni de douceur dans son oeuvre. Kyoko, c’est l’histoire d’une petite fille japonaise qui a appris à danser avec un GI américain d’origine cubaine. Il y a des bases militaires américaines partout au Japon. Ayant grandit, Kyoko se met en tête de retrouver José et débarque à New York avec pratiquement aucun indice pour le retrouver. Elle sera aidée par plusieurs personnes dans sa quête, et finira par retrouver José, rongé par le Sida. Une magnifique histoire.

Kyoko is such a wonderful book. Murakami Ryû (not Murakami Haruki, whose style is very poetic) ‘s books are always quite hard to read. Kyoko is different. It is the story of a little Japanese girl who learns to dance with a Cuban-American GI positioned in one of the US military bases in Japan. As an adult, Kyoko starts looking for her long lost friend and gets a ticket to New York to try and find him. She’s helped by strangers on her quest. She will finally find José when he is about to die from AIDS. A truly beautiful story.


Et voilà, c’est tout :p Ce top 5 est donc pour moi seulement un Top 3! je vous avais prévenus! Je vais suivre les autres Top 5 avec attention. Et si vous avez des recommandations, je suis bien sur preneuse!

That’s it! This Top 5 has become a Top 3 in my case :p So sad right? I’m looking forward to discovering other Top 5s on this theme! Do YOU have recommendations for me?

Calendrier de novembre – November calendar wallpaper

Calendrier de novembre – November calendar wallpaper

(English in purple)

Voici le fond d’écran que j’ai choisi pour m’accompagner en novembre. Un gros chat qui ronronne sous les feuilles mortes, une belle teinte chaude de rouge, c’est exactement ce qu’il me faut!

This is the wallpaper I picked for November. A big cat purring under autumn leaves, a beautiful and warm red hue… that’s all I need!

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Cette fois j’ai eu moins de mal à me décider, mais je voulais tout de même partager avec vous d’autres coups de coeur (vous remarquerez une nette préférence pour les couleurs chaudes en ces temps très très frais).

This time I had no difficulty picking my monthly wallpaper, but I still wanted to share with you others that I liked a lot (you’ll notice that I prefer warm colours, something that I feel is much, much needed when the weather is cold).

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Vacances!!

Vacances!!

Voilà la semaine de la Toussaint qui arrive!

J’ai un programme chargé: je redescends chez moi, dans ma belle ville de Lyon (la plus belle ville du monde, si, si!), et j’ai une énooorme ambition: trier tous les livres qui moisissent dans des cartons depuis dix ans chez mon père.

Ca prend de la place chez lui, il est temps de s’y atteler. Je vais très certainement dire adieu à pas mal d’entre eux. Le reste, il faudra que je trouve comment le ramenere dans ma valise, puis où le caser dans mon chez-moi d’adulte.

Et cherry on top: je vais aller déjeuner avec ma copinaute Anne-Ju! Woohoo! Une rencontre virtuelle qui se transforme en rencontre dans la vraie vie!

Bonnes vacances à tous!

Résultat – Concours 3 ans! Give away results

Résultat – Concours 3 ans! Give away results

Tadaaaaam!

Les gagnantes (et oui, que des femmes!) ont été tirées au sort par une main inocente ce matin !

Winners were picked this morning by my daughter!

Concours 3 ans

Justine de Mon univers en livres et en sériesLa Vérité Sur L’Affaire Harry Québert

Laure de Cueillette d’une roussetteNos Etoiles Contraires

Anne-Juliette des Motordus d’Anne-Ju – livre surprise!

Bravo!! Je vous envoie un petit mot très vite pour les modalités d’envoi 🙂

Merci à tous d’avoir joué le jeu, et surtout pour vos commentaires et retours sur mes articles 🙂 Cela va me permettre de m’améliorer.

Thank you all for participating and for your constructive comments, it will help me to write better articles in the future 🙂

 

Top 5: la vie en rose – pink books (Fr-Eng)

Top 5: la vie en rose – pink books (Fr-Eng)

(English in blue)

Toutes les deux semaines, on se retrouve pour un Top 5 thématique, organisé par Laura Darcy. Cette fois-ci, il s’agit de « la vie en rose », ou des livres dont la couverture est… rose! 

Every other week, Laura Darcy organises « Top 5 » on a specific theme. This time, it’s about « la vie en rose », a oh-so-French concept, that we interpret as « pink books » in the frame of this Top 5! 


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One Indian Girl cover

One Indian Girl (Une Jeune Femme Indienne)

Ooooook, la couverture n’est pas vraiment, vraiment rose, mais ça passe, non? Radhika est une jeune femme qui réussit dans les affaires, mais pas en amour. Essayant de concilier réussite professionelle, désir de maternité et féminisme, elle trouvera la perle rare là où elle s’y attend le moins. Un chouette roman sur la condition de la femme indienne, qui pèche un peu cependant de par certains clichés et une construction un peu trop didactique. L’écriture est excellente et très, très évocatrice!

Aaaaallright, the cover might not be 100% pink, but it works, right? Radhika is a brilliant young woman who is super successful at work, but not so successful in love. She tries to combine professional life, her desire to become a mother, and feminism. She’ll find her perfect match in the most unexpected place. A very good novel about the condition of women in India. The author uses a abuses a bit too much of clichés, but apart from that, it is very well written.

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Coeur Cerise – Cherry Crush

Le premier volume d’une série destinée aux ados: Les Filles En Chocolat. Cette série fait le buzz, et pour cause! Tous les ingrédients sont réunis pour que l’on passe un bon moment. Suspense, amour, amitié, mensonge, divorce et famille recomposée… et surtout, guitare autour du feu de camp. Tout ça dans un contexte de création de chocolaterie familiale. Ca ne vous met pas l’eau à la bouche?

The first opus of a famous series for teenage girls: The Chocolate Box Girls. Suspense, love, friendship, family, lies, guitar and campfire… all of that, while the family tries to launch their own high end chocolate factory.

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Recipes for a perfect marriage (Recettes Pour Un Mariage Parfait)

Sous couvert de chick lit et de recettes transgénarationelles, ce livre interroge sur l’amour et les multiples formes qu’il peut prendre. Il comporte aussi une réflexion intéressante sur l’identité, l’immigration, les racines. J’ai adoré.

Under its chick lit cover, you’ll find a story about trans generational recipes, the meaning of love, and identity. I loved this book. It is so much more than your « normal » love story.

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The Mystery Of Mercy Close – Le Mystère de Mercy Close

Marian Keyes est considérée comme la matriarche de la chick lit. Cette auteure irlandaise traite de sujets graves, tel que la dépression et le suicide dans ce livre, dans un packaging hilarant et un poil girly. En plus de ça, on a une enquête passionante dans le monde des boy bands (oui, oui Wolrds Apart, 2Be3 et autres Alliage!!). A lire absolument.

Marian Keyes is the mother of chick lit. This Irish author deals with serious problems, such a depression and suicide in this book, in an hilarious and girly packaging. On top of that, we follow the main character through her investigation in the fascinating world of boy bands! A must read.

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La Princesse de Clèves

Un classique de la littérature française. Lorsque ce livre est sorti, il a révolutionné le genre. La Princesse de Clève est un livre à lire. J’ai mis des années à l’ouvrir, j’aurais du le faire bien avant.

La Princesse de Clèves is a classic of French literature that everyone should read. When it was published, it was labelled scandalous, but actually it revolutionized the genre of novel. It took me years to open it. I should done it earlier.


Concours!

Vous avez encore trois jours pour participer: inscrivez-vous ici!

Contest!

Only three days left! Click here to enter!

Sophie et sa Courge (Sophie’s Squash) – Pat Zietlow Miller & Anne Wilsdorf (2015) (Fr-Eng)

Sophie et sa Courge (Sophie’s Squash) – Pat Zietlow Miller & Anne Wilsdorf (2015) (Fr-Eng)

Sophie et sa courge(English in purple)

C’est l’automne, et quoi de mieux qu’un livre dont une courge est l’héroïne pour aborder cette saison avec Mademoiselle? Lorsque j’ai vu ce livre à la bibliothèque, j’ai tout de suite su qu’il nous fallait le lire… et je ne m’étais pas trompée.

Autumn is here, and a book about a squash is the perfect way to talk about the season with Mademoiselle, my daughter. When I saw this book at our local library, I knew we had to read it… and I wasn’t mistaken.


L’histoire: Sophie achète une courge au marché, avec ses parents. Sauf que Sophie, au lieu de considérer la courge comme un légume, la considère comme un doudou. Elle lui dessine un visage, joue avec, la caline, l’emmène partout…

Ses parents commencent à s’inquiéter le jour où Bernice, la courge, commence à montrer des signes de faiblesse (elle est en train de se gâter). Pourtant Sophie refuse d’entendre quoi que ce soit, et Bernice continue de pourrir, lentement mais sûrement.

Sophie fini par se rendre compte que Bernice a un problème, et demande conseil au fermier à qui elle a acheté Bernice. Ce dernier lui explique qu’avec du grand air, de la terre et beaucoup d’amour, Bernice se sentira mieux. Aussi tôt dit, aussitôt fait, Sophie enterre bernice dans son jardin.

L’hiver passe, et au printemps, Sophie trouve une petite plante à l’endroit om elle avait enterré Bernice. Elle est très heureuse de retrouver son amie, même si c’est sous une autre forme. Et un jour, Bernice porte deux petites courges: Béa et Bonnie… les nouveaux doudous de Sophie 🙂

Sophie's SquashStory: Sophie buys a squash at the farmer’s market with her parents. But instead of seeing the squash as a vegetable, she sees it as a doll. She draws a face on it and takes the squash everywhere with her, plays with it, hugs it…

Her parents don’t mind, until the day when Bernice, the squash, shows signs of getting rotten.  But sophie doesn’t want to hear anything, and Bernice slowly but surely continues to rot.

Sophie finally sees that her dear Bernice has a problem, and she asks the farmer what to do to make her squash friend feel better. He explains that Bernice needs the outdoors, soil and lots of love. Not a problem for Sophie, who buries he dear Bernice in her garden.

After winter is gone, Sophie finds a little sprout where she had buried Bernice. She is very happy to be reunited with her friend, albeit under another form. And one day, Sophie discovers two baby squashes on Bernice. She names them Bea and Bonnie, and they become her new friends.


Mon avis: Quel joli livre! L’histoire d’une amitié improbable, entre une petite fille et une courge! Il fallait y penser 🙂

sophie 1Au délà de l’aspect marrant – une courge au lieu d’une poupée, ouais c’est marrant -, ce livre interroge sur la différence et l’acceptation. La courge ne fait pas l’unanimité, d’ailleurs certains enfants la pointent du doigt et posent des questions un peu gênantes à son propos.

La question de l’acceptation du changement, avec Bernice qui pourrit, est aussi centrale. Au début Sophie refuse tout net d’entendre quoi que ce soit à propos de cela. Elle est outrée quand ses parents proposent de manger Bernice (horreur!!!) ou même de la donner à la banque alimentaire. Pourtant, les taches sombres qui parsèment Bernice et son ramolissement ne peuvent être ignorés plus longtemps.

Sophie prend conseil et le suis. Le fermier ne propose absolument pas de manger Bernice, mais plutôt un traitement. La neige tombe au moment opportun, empêchant Sophie de pouvoir aller déterrer sa courge pour voir si elle va mieux… et lui laissant le temps de germer.

sophie 2Je me suis un peu perdue en circonvulsions à expliquer la germination à Mademoiselle. Elle a déjà planté des graines, donc elle comprend le truc. On avait justement une courge entammée au frigo, donc j’ai pu lui montrer les graines à l’intérieur de la courge. Là où ça s’est compliqué, c’est que j’ai expliqué que les graines étaient des bébés courges, alors que dans l’histoire, c’est Bernice qui revient sous une autre forme, et les bébés sont les nouvelles courges qui poussent sur la plante. Mais j’ai réussi à m’ensortir, ne vous inquiétez pas!

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On ne peut pas manger Bernice!

Ce livre nous parle donc aussi du rythme des saisons, introduit dès la première page lorsqu’on nous parle d’un beau jour d’automne et des courges du marché. L’hiver et la germination de la graine, puis le printemps avec la pousse, et enfin l’été avec la croissance de la plante et l’apparition de nouveaux fruits. Le cycle est complet, Sophie a deux nouvelles courges pour jouer, jusqu’à la fin de l’automne, où elle devra certainement les planter.

Ce livre va parfaitement bien avec un album de la famille Souris, une collection que nous adorons: La Famille Souris Et Le Potiron. Là aussi les petites souris plantent une graine, et observent la plante, puis le fruit pousser. Pour finalement le manger, donc la fin est un peu différente.

On a aussi à faire au thème de l’ami imaginaire. Bernice est bien réelle, mais franchement elle est tellement différente, et Sophie projète tellement de choses sur cette courge, qu’il n’y a pas grande différence avec un ami imaginaire. La seule différence, c’est qu’on la voit, Bernice.

Bref, c’est un très joli livre qui soulève pas mal de questions, sous couvert d’une histoire simple et drôle.

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Review: What a nice book! The story of an uncommon friendship, between a little girl and a butternut squash!

Beyond being a funny story – yes, playing with a squash instead of a doll IS funny – the book asks pertinent questions about difference and acceptance. The squash isn’t accepted well everywhere, and it gets worse when it starts rotting. Some kids ask disturbing questions about it.

Accepting change is the central theme: Bernice the squash is rotting. At the beginning, Sophie refuses to hear that this is happening. She is outraged when her parent even suggest that it is time to eat Bernice before she goes really bad. But the dark spots appearing on Bernice, and the fact that she becomes softer, are hard to ignore.

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Sophie asks for advice and follows it. The farmer’s solution isn’t to eat Bernice, like Sophie’s parents said, but it is rather a treatment. Snow falls at the right moment, preventing Sophie to unearth her squash to see if she feels better… and giving her time to germinate and grow.

I got a bit lost in the process of explaining germinating to Mademoiselle. She’s already planted seeds so she knows how it works. We had half a squash in the fridge, so I was able to show her the inside with all the seeds. It got a bit complicated because I first said that the seeds were baby squashes waiting to be sown, whereas in the story, Bernice stays Bernice, she just comes back under another form, and Bernice-the-plant bears children – news squashes. In the end my daughter got it, so it’s all good.

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The book also talks about the rhythm of seasons, which is introduced from the first page on, when we are told about a beautiful autumn morning and squashes at the market. Winter and the latent phase of germinating, then spring with the sprout, and finally summer, when the plant grows new baby squashes. The cycle is complete, Sophie has two new squash friends to play, until the end of the season, when she will most certainly bury them in the garden.

sophie 9This book goes perfectly well with a book from the Mice Family collection: The Mice Family and the Pumpkin. In that other story, little mice plant pumpkin seeds and observe the plant as it grows, and the fruit appearing and maturing… to finally eat it, so the end is a bit different, but still, a lot in common, right?

This book also deals with imaginary friends. Bernice is real, ok, but she is so different from any other toy, and Sophie projects so many things on her, that there is almost no difference. Alright, the difference is that Bernice is visible.

It’s a beautiful book, and it deals with lots of interesting themes. It is funny yet simple.

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Sophie with Bea and Bonnie, her two new squashes (the babies of Bernice)

Les auteures:

Pat Zietlow

Pat Zietlow Miller a toujours su qu’elle voulait écrire. Elle a commencé sa carrière en tant que reporter. De nos jours, elle est rédactrice dans une compagnie d’asssurance le jour, et auteure de livres pour enfants la nuit. Visitez son site web (en anglais) pour en savoir plus sur elle. Fun fact: on dirait bien qu’elle n’a jamais changé de coupe de cheveux!

Pat Zietlow Miller knew she wanted to be a writer ever since her seventh-grade English teacher read her paper about square-dancing skirts out loud in class and said: “This is the first time anything a student has written has given me chills.” (Thanks, Mrs. Mueller! You rock!). Pat started out as a newspaper reporter and wrote about everything from dartball and deer-hunting to diets and decoupage. Then, she joined an insurance company and edited its newsletter and magazine.Now, she writes insurance information by day and children’s books by night. Pat has one wonderful husband, two delightful daughters and two pampered cats. She doesn’t watch much TV, but she does love “Chopped.” Pat lives in Madison, Wisconsin.

Anne Wilsdorf

Anne Wilsdorf est née de parents alsatients en Angola, en 1954. Après une enfance et une adolescence passées à vivre dans différents pays, et s’installe à Lausanne en Suisse, en 1976. C’est là qu’elle commence ) publier ses dessins dans les journaux et dans les publications pour enfants. Bientôt, elle publie ses premiers livres. Elle travaille avec des éditeurs français, suisses, allemand et américains. Elle enseigne l’illustration à l’Ecole romande des arts de la communication à Lausanne.

 

Author and illustrator Anne Wilsdorf was born to Alsatian parents in Saint-Paul de Luanda, Angola, in 1954. After a childhood and adolescence spent living in many countries (Angola, Congo, Argentina, Morocco, France, and Belgium), she settled in Lausanne, Switzerland, in 1976. There, she began publishing her drawings in newspapers and children¹s publications, followed by her first books. She has continued this path ever since, working with publishers in Switzerland, France, Germany and the United States. Her books, numbering more than twenty, have been translated into numerous languages, most recently into Korean.

Anne Wilsdorf was the Swiss candidate for the prestigious Andersen prize in 2000. Complementing her work as an illustrator, Anne Wilsdorf teaches illustration at l’Ecole Romande des Arts de la Communication, in Lausanne.


Produits dérivés: La suite des aventure de Sophie et de ses courges, avec Les Courges de Sophie Vont A L’Ecole.

By products: Sophie’s Squash Goes To School is the sequel of this delightful book.


Bonus: une vidéo de Pat Zietlow Miller nous lisant son livre (en anglais) – a video of the author giving a reading of her picture book.


N’oubliez pas de vous inscrire pour le concours des trois ans de la Bibliothèque de Sev!

Don’t forget to enter the give-away for my blog’s third anniversary!

La Double Vie De Pénélope B., Anne-Solange Tardy (2007) (Fr-Eng)

La Double Vie De Pénélope B., Anne-Solange Tardy (2007) (Fr-Eng)

La double vie de Pénélope B.(English in purple)

Voici un livre de blogueuse fait pour les blogueuses. Il était dans la boîte de livres à donner de ma bibliothèque, et à cause du sujet, il a fallut que je le prenne. Pas le choix, vous comprennez… Un petit livre qui se lit vite, marrant, et qui parlera à plusieurs d’entre nous.

Penelope B.’s Double Life – This is a book about bloggers, so you can easily understand why I pick it up from my library’s « to give » book box. It was an easy and fun read, and it points out a few truths about blogging.


La jaquette: elle dépeint parfaitement le contenu du livre: Pénélope reine de la night, et Pénélope dans sa vraie vie. Dans les tons roses et rouges, girly à souhait. Je déplore la taille de guêpe de Pénélope, elle est censée avoir quelques kilos « en trop ». Le design de l’illustration rappelle un jeu de carte.

Illustration: Penelope and her two lives: Queen of the night and in her real life. Pink and red hues, very girly. Penelope is supposed to have a few extra kilos, so I’m a bit disappointed that she is pictured with such a thin waist. 


Résumé et avis en bref: Pénélope vit à Renne. Après s’être fait humiliée au mariage de son ex, elle décide sur un coup de tête d’accepter de travailler pour sa parisienne de tante, et plaque tout pour « monter à la capitale ». Comme elle ne connait personne et s’ennuie ferme, elle traine sur les blogs, et crée bientôt le sien… Un beau jour, son cousin Axel, qui est « dans la mode », débarque des USA et opère sur Pénélope un avant/après radical. Il emmène la jeune femme, au look désormais branché, dans tous els endroits les plus hyp de Paris.

Du coup le bog Pénélope passe de « provinciale découvrant Paris » à « fille la plus branchée de la capitale ». Mais lorsque Axel repart aux States, Pénélope se retrouve à niveau livrée à elle-même. Comment faire face aux milliers de personnes qui suivent son blog et attendent ses bons plans mode et sortie? Alors Pénélope commence à inventer…

I-love-blogging

In a nutshell: Penelope lives in Brittany, France. After a big humiliation at her ex’s wedding, she decides to accept a job in Paris and leaves everything behind to start a new life. Since she doesn’t know anyone over there, she spend her time on the internet, reading blogs… and soon enough, she starts her own, about a girl discovering Paris. One fine day, her cousin Axel arrives from NYC, where he works « in the fashion industry ». Axel decides that Penelope’s look isn’t good enough and he takes her shopping, to the hair dresser, etc… to make her a true Parisian. And he takes her in the best clubs, cafés and restaurants.

Peneople’s blog reflects this change of lifestyle, and from « I am an outsider in Paris », it becomes « I know all the good places in Paris ». Bam, she get zillions of views and comments. But when Axel leaves to go back to the US, Penelope is alone once again… and no one invites her to trendy parties anymore. How will she provide interesting content to her blog audience? She starts inventing…

AlisonArbouxbyJonathanSegade

C’est un roman qui se lit vite (une journée), marrant, et qui démontre avec brio les pièges dans lesquels on est prêt(e)s à tomber pour maintenir l’audience de nos blogs chéris au top du top. L’écriture est sympa, un peu familière et orale par endroits, on a l’impression qu’une bonne copine se confie à nous. Beaucoup, beaucoup d’humour. Je me suis marrée comme une baleine.

L’auteure sait de quoi elle parle, elle est elle-même aux commandes de Cachemire et Soie, un blog apparement super en vue :p Elle dénonce les travers de la blogosphère: rythme à tenir, contenu intéressant à fournir, la pression qu’on se met… Bref, toutes les blogeuses (et les blogueurs) devraient le lire, histoire de remettre les pendules à l’heure 🙂

blog

I read this novel in a day. It is an easy and funny read, pointing out all the traps of the blogging world. How far can we go to maintain good stats? The writing style is nice, a bit oral sometimes. It feels like a good friend is speaking to us. There is a lot of humour. A lot. Really. I don’t remember the last time I laughed so much while reading a book.

The writer knows her topic well, since she’s a blogger herself. Her blog Cachemire et Soie is apparently one of the top one in France. She deals with all the little things that having a blog requires: deadlines, interesting content, the pressure… all bloggers should read it, to remember that blogging is, indeed important and interesting, but that there is more than that in life 🙂

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Les Deux Magots – le repère des parisiens branchés (where cool people hang out in Paris)

Mon avis: Ce n’est pas le livre du siècle, soyons clairs. Mais c’est un livre qui ne se prend pas la tête, et qui ne prétend justement pas être le livre du siècle. Il prétend juste offrir du diverstissement, mâtiné d’une réflexion sur un sujet qui nous interpelle tous: le blogging!!

Tout au long du bouquin, on se marre. C’est truffé d’humour. Ca faisait longtemps que je n’avas pas gloussé comme une dinde, toute seule dans mon canapé. Même que j’ai été une mère indigne et que j’ai fais semblant d’aller aux toilettes pour lire (et glousser) tranquillement ce weekend. Le bouquin fait 300 pages je crois, mais ça se lit super vite tellement c’est marrant.

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C’est donc l’histoire d’une provinciale qui monte à la capitale. Encore une histoire de Cendrillon, avec dans le rôle de la bonne fée, son cousin Axel qui bosse « dans la mode » et qui lui fait un relooking d’enfer.

Choc des cultures: à Rennes, tout ce qui est doré est trop ringard, à Paris c’est le summum de la branchitude. Idem pour les pulls rapiécés aux coudes et les coupes de cheveux gothiques. Ne parlons pas des lunettes mouches.

Il se trouve que pour passer le temps, la provinciale n’a rien trouvé de mieux à faire que de créer un blog, dans lequel elle raconte sa vie pas passionante du tout. Bien sur, dès que son cousin l’emmène faire du shopping, elle se met à répertorier toutes les bonnes adresses de la capitale sur son blog, et fait le buzz.

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Le problème, avec l’effet Cendrillon, c’est qu’il y a aussi l’effet Citrouille qui suit: lorsque la bonne fée se barre à NYC, Cendrillon n’a plus de coach pour lui dire quoi mettre avec quoi, ni pour lui dire où sortir. D’ailleurs on ne l’invite plus, parce que ce n’était pas elle qui était invitée, mais Axel. Trop la loose.

Sauf que, comment lâcher des stats de blog qui en rendraient plus d’un, sur la blogosphère, complètement extatique?? Elle peut pas. Donc elle va ruser et inventer. On en arrive à des bassesses, pour maintenair nos stats au beau fixe… Je ne l’ai jamais fait, parce que 1. mes stats sont gentillettes et je ne fais pas le buzz; 2. j’ai une vraie vie qui m’occupe bien aussi; 3. j’ai des principes. Enfin, je crois!

On répertorie aussi toutes ces petites choses qui vont faire gonfler nos stats: « aimer » et commenter les articles d’autres blogueurs, suivre de nouveaux blogs… Avouez, vous le faites aussi! C’est du boulot tout ça :p

blogging

Il ya aussi l’histoire d’amitié avec Lili, sa meilleure copine, qui, de retour d’Inde, a un choc culturel avec la surconsommation. Par contre ça ne dure qu’un temps, et Lili s’adapte comme un poisson dans l’eau à son nouveau job aux Galerie Lafayettes. J’ai trouvé ça dommage, finalement les deux nanas succombent à cette société surconsomatrice.

Après il y a une histoire d’amour assez chou, et j’ai bien aimé la fin. Honnêtement j’avais deviné les deux quiproquos – le nom et l’origine du mal-entendu – mais ça n’enlève rien au charme de l’homme dont Pénélope tombe amoureuse.

Y’a juste des interrogations qui restent en suspens: pourquoi Axel s’est-il barré aussi précipitament? quel lien y-a-t-il entre Lili et Aure? Je suppose que comme il y a un tome 2, on y trouve réponse.

Globalement c’est un livre sympa, écrit avec beaucoup d’entrain. La bonne humeur de l’auteure est communicative. Ca ne se prend pas la tête et c’est très bien comme ça.


Anne Solange TardyL’auteure: Anne-Solange Tardy est bretonne ET parisienne. Elle tient son blog Cachemire et Soie depuis 2006. Je la laisse se présenter elle-même:

Il y a un peu plus de dix ans, le 9 février 2006 précisément, j’appuyais sur un bouton sur lequel il était écrit « valider » et qui allait changer ma vie.

Je m’ennuyais dans un travail qui n’avait aucun sens à mes yeux, tout en rêvant d’écrire des romans persuadée, que ce n’était qu’un rêve inaccessible.

Ce jour là, j’ai entré mon prénom et un email pour m’inscrire sur un site qui s’appelait « Mabulle ». Une plateforme de blog qui n’existe plus depuis un bon moment, maintenant.

Ne sachant quoi répondre à la question « Nom du blog », j’ai tapé Cachemire & Soie en me pelotonnant dans mon pull préféré qui était vert sapin, tout doux, et confectionné à partir de cachemire et de soie.

Je ne pouvais pas en avoir la moindre idée, bien entendu, mais j’embarquais ce jour-là dans l’une des plus grandes et des plus belles aventures de ma vie.

Un an et demie plus tard paraissait mon premier roman, la double de vie de Pénélope B. aux éditions First. Depuis, bien d’autres livres ont suivi. Bien d’autres aventures. Une passion dévorante pour la photo (que j’adore partager avec vous!). D’innombrables billets sur à peu près tous les sujets. Des rencontres incroyables et la vie, la vie avec tout ce qu’elle nous donne et nous prend, tous les défis auxquels elle nous confronte et toutes les merveilles qu’elle dépose à nos pieds.

Bien des choses ont changé depuis ce 9 février 2006, car ce blog grandit avec moi. Comme moi, comme vous, il est en évolution permanente et se transforme année après année. Mais une chose demeure : cette intime conviction que les rêves que vous formez au plus profond de votre coeur sont là tout près de vous, que la vie porte en elle cette magie qui n’attends de nous qu’une chose en retour : que nous soyons prêts à la recevoir.

Retrouvez Anne-Solange sur Twitter et sur son blog Cachemire et Soie. Et pour son look, faites un tour par là.

Anne-Solange Tardy is originally from Brittany and now lives in Paris. She’s the one behind the blog Cachemire et Soie, which she created in 2006 while wearing her favourite jumper, made of… cachemire and silk. Follow her on Twitter, and have a look at her oh so chic Parisian look here.


Bonus:

Pour parfaire le truc, Anne-Solange Tardy a même créé le blog de Pénélope B. en vrai de vrai: une mouette à Paris. Si, si!

Et une petite vidéo dans laquelle l’auteure nous parle de son livre:

Calendrier octobre 2017 – October 2017 calendar

Calendrier octobre 2017 – October 2017 calendar

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Il y a des fois où le choix est extrêmement simple, évident, même. Et d’autres où je me perds dans la beauté des options disponibles. Cette fois encore, j’ai besoin de votre aide. Je n’arrive pas à me décider: quel fond d’écran pour ce beau mois d’octobre? J’ai volontairement laissé de côté tout ce qui se rapporte à Halloween, mais il y a encore tellement de belles choses…

Aidez-moi à choisir!! lequel préférez-vous?

1.  Diwali, la fête des lumières indienne. 2. Happy Fall (Joyeux automne). 3. Hello Pumpkin (Salut potiron). 4. Pumpkin Season (la saison des potirons). 5. Rainy Romance (Romance pluvieuse). 6. Tea and Cookies (thé et biscuits).


 

Sometimes it is extremely simple to chose, and some other times, I get myself lost in the beauty of all the available options. This time again, I need your help. I cannot decide: which desktop wallpaper for this beautiful month of October? I left aside everything related to Halloween, but there are still so many beautiful options….

Please help me to pick one! Which one is your favourite?

1.  Diwali, the Indian festival of lights. 2. Happy Fall. 3. Hello Pumpkin . 4. Pumpkin Season. 5. Rainy Romance. 6. Tea and Cookies .

Happy Diwali Oct 2017Happy fall Oct 2017Hello Pumpkin Oct 2017Pumkin season oct 2017Rainy Romance Oct 2017Tea and Cookies Oct 2017

Concours des 3 ans – Give-away: 3 years of blogging

Concours des 3 ans – Give-away: 3 years of blogging

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Joyeux anniversaire à ma bibliothèque!

Déjà trois ans que je partage avec vous  mes lectures, et quelques fois mes essais d’écriture.

Pour célébrer tout cela, je vous propose un petit concours. Le blog a trois ans, donc il y aura trois gagnants!

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Le principe est très simple: vous avez jusqu’au 15 octobre inclus pour m’indiquer quel bouquin vous avez envie de découvrir, parmi tous ceux qui ont été chroniqués sur le blog. Vous pouvez en trouver la liste complète ici.

Certains livres n’existent pas en français, donc faites attention à ça si l’anglais n’est pas votre tasse de thé. Si le livre existe dans une autre langue et que ça vous botterait de l’avoir en italien ou russe, je me ferais un plaisir de dénicher cela pour vous.

Les livres chroniqués entre maintenant et le 15 octobre sont aussi à remporter, au fait.

Pas de restriction géographique, je pars du principe que c’est pas votre faute si vous aimez lire mais que vous habitez en Sibérie ou a milieu du désert. On trouvera une solution.

Condition sine qua non: commenter cet article (pour me dire quel livre vous voulez), donner votre pays de résidence (parce que je suis curieuse), et expliquer ce que vous aimez et ce que vous aimez moins dans mon petit chez moi.

Bonne chance les choux!

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Happy birthday to my bookshelf!

It’s been already three years since I’ve started sharing with you all my opinion on the books I read, and sometimes what I write.

To celebrate, nothing like a little give-away! since the blog is turning 3, there will be three winners.

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You just need to tell me which book you would like to win, among all those that I’ve reviewed on the blog. You can find the complete list here.

I read a lot in English, so don’t worry if you don’t speak French. Many books don’t even exist in French, actually :p And if the book is available in another language and you’d prefer that, it’s possible as well.

No geographical restriction, you can participate, where ever you live. You might like reading and live in the middle of nowhere, it isn’t a reason for you to be excluded. We’ll find a way 🙂

The only condition I have is that you MUST comment below (to tell me which book you’d like), let me know your country of residence, and let me know what you like and don’t like about my blog. Your country of residence will have no impact whatsoever on your chances to win, it is just out of curiosity.

Thanks and good luck!

happy birthday Lalo!

 

Top 5 : Les romans qui ont pour sujet les livres – Books about books (Fr-Eng)

Top 5 : Les romans qui ont pour sujet les livres – Books about books (Fr-Eng)

(English in blue)

Toutes les deux semaines, on se retrouve pour un Top 5 thématique, organisé par Laura Darcy. Cette fois-ci, il s’agit de roman qui ont pour objet … les livres! Waaahhh! Let’s go!

Every other week, Laura Darcy organises « Top 5 » on a specific theme. This times, it’s about books talking about… books! Woohoo! Let’s go!


1

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How to find love in a bookshop (comment tomber amoureux dans une librairie): une romance toute mignonne sur une jeune femme qui hérite de la librairie de son papa. Elle va influencer la vie des habitants de son village au travers de ses recommandations en terme de lecture. Un vrai coup de coeur.

A very cute romance about a young woman inheriting her father’s bookstore. She will influence her customer’s life through the books she picks for them. I really loved it. It’s heart warming, and a perfect read for Autumn/Winter.

2

TheShadowOfTheWind

L’ombre du vent: un roman qui m’a laissé une impression de rêve et de cauchemar en même temps. Le Cimetière des livres oubliés, et le livre que le héros y choisi, auront un impact décisif dans la vie du jeune héro. On en apprend aussi beaucoup sur l’histoire moderne de l’Espagne. Un livre à lire.

This book left me with an after-taste of dream and nightmare at the same time. The cimetry of forgotten books, and the book that the hero picks up there, will have a strong impact on the young hero’s life. It is also a book that taught me a lot about the recent history of Spain. A must read.

3

the-book-thiefLa voleuse de livres: pendant la 2è guerre mondiale, une petite fille juive est cachée par une famille allemande. La fillette apprend à lire, et se prend de passion pour les livres. Tant et si bien qu’elle met sa vie en danger, en volant les livres de la bibliothèque du maire. La narratrice, la mort, observe avec intérêt la vie de cette jeune fille, qui lui a échappée plusieurs fois.

During World War II, a Jewish little girl is hidden by a German family. The little girl learns to read, and develops a passion for books. So much that she starts taking risks by stealing books from the mayor’s private library. The narrator, Death, observes with great interest the life of this little girl, who escaped her many times.

4

MatildaMatilda: une petite fille de cinq ans surdouée, et douée de télékinésie, dévore tous les livres de la bibliothèque. Grâce à son cerveau et à ses pouvoirs, elle arrivera à venir à bout de ses parents complètement idiots et de la principale de son école. Le savoir mène à tout. Un classique de la littérature jeunesse.

A gifted five-year old little girl, who can also move things without touching them, reads all the books of her local library. Thanks to her brains and powers, she will fight her stupid parents and mean school director. Knowledge is the answer, my friends! A classic book of youth literature.

5

La vérité sur l’affaire Harry Québert et Le livre des Baltimore: je mets ces deux livres ensembles car ils sont du même auteur, se suivent, et ont tous les deux en toile de fond l’écriture d’un roman. L’auteur est jeune et son style s’affine. J’attends le troisième opus des aventures de Marcus Goldman avec impatience.

The Truth About The Harry Quebert Affair and The Book of the Baltimores: I am putting these two as one entry, as they are from the same author, are a series, and are both about a young writer trying to write a book. Joel Dicker, the author, is still young and his style is getting better and better. I’m curious about the next book.

Bonus

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Le maitre des livres図書館の主:  un manga tout mimi sur un bibliothécaire acariâtre qui change la vie des gens en leur conseillant des lectures appropriées.

Master of Books: a cute manga about a grumpy librarian who changes people’s life by recommending the right book(s) for them.

The Taming Of The Queen (Le Dressage de la Reine), Philippa Gregory (Fr-Eng)

The Taming Of The Queen (Le Dressage de la Reine), Philippa Gregory (Fr-Eng)

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(English in blue)

J’adore Philippa Gregory. Cette auteure nous emmène dans les coulisses du pouvoir au moyen âge anglais, en prenant la voix des reines, souvent réduites à bien peu de choses dans les livres d’histoire.

Elle se concentre sur les Tudors, notamment le fameux Henri 8, ses reines, et ses ascendantes. J’ai déjà lu les volumes consacrés à son arrière grand-mère, sa grand-mère, sa mère, ses grands-tantes et sa grande-cousine. Je m’apprêtais donc à lire le volume consacré à sa première reine, Catherine d’Aragon.

J’ai donc acheté le volume qui parlait de « Kateryn »… Mal m’en a pris, Henry XIII a eu trois reines qui portaient le même prénom: Catherine d’Aragon, Katerine Howard, et Katheryn Parr, la dernière reine. C’est le livre consacré à cette dernière que j’avais entre les mains!The-Taming-of-The-Queen-400x250

I love Philippa Gregory. The author brings us backstage, during the Middle Ages, and gives a voice to forgotten Queens. Gregory focuses on the Tudor dynasty, especially Henry VIII, his queens, and his ancesters. I have already read the books dedicated to his great-grand-mother, his grand-mother, his mother, his great-aunts, and his great-cousin. I was ready to read the book dedicated to his first Queen, Catherine of Aragon.

So I bought this book about « Katheryn »… what I didn’t know at the time, is that Henry VIII had three Queens with the same name: Catherine of Aragon (Catalina), Katerine Howard, and Katheryn Parr, his last Queen. So I began reading about Henry VIII’s last Queen, instead of the first.


Attention – Discalimer

Vu que j’ai lu ce livre il y a des plombes, ma chronique sera extrêmement courte :p Ca vous fera des vacances jusqu’à la prochaine chronique à rallonge 🙂

I read this book a looong time ago, so this review will be quite brief. Which is good for my English-speaking readers, because it means I can translate it in English!


Henry VIII and Katheryn ParrRésumé : Depuis qu’elle est veuve pour la deuxième fois, la jeune Katheryn Parr est libre. Sous son costume de veuve, elle brûle corps et âme pour Thomas Seymour… . Malheureusement pour elle, le roi, veuf lui aussi, a des vues sur elle, et lorsqu’il la demande en mariage, elle ne peut qu’accepter.

Mariée à un homme qui pourrait être son père, voire son grand-père, Katheryn s’accommode du mieux qu’elle peut de sa nouvelle situation de reine. Observatrice, elle sait qu’elle ne peut plus voir Thomas, sous peine de finir à l’échafaud.

Katheryn, encouragée par son royal époux, commence à étudier la religion et à traduire des textes du latin vers l’anglais. Henry VIII, sujet à de nombreuses sautes d’humeur, et changeant d’avis comme de chaussette à propos de la réforme de la religion, tend un piège à son épouse, qui manque d’être arrêtée pour hérésie.

Katheryn s’en sort de justesse, sous les rires du roi, qui lui explique que tout cela n’était qu’un jeu destiné à lui apprendre à garder sa place. A la « dresser »…

Henry and Katheryn

 

Plot: Since she’s been a window for the second time, the young Katheryn Parr is feeling free. Under her widow’s costume, she is passionately in love with Thomas Seymour. She is finally free to love him, body and soul…. Unfortunately, King Henry VIII, a widower himself, decides he likes the young woman. When he proposes, she has no choice but to accept.

Married to a man who could be her father, or even her grand-father, Katheryn tries as best as she can to be a good Queen to her people and a good wife to her King. She knows she can never see Thomas Seymour again, and renounces her love to keep her head on her shoulders.

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Les prières traduites par Katheryn Parr – prayers translated by Katheryn Parr

Pushed by her royal husband, Katheryn starts studying religious texts and to translate some of them from Latin to English. Henry VIII is paranoid and subject to violent mood swings. He changes his mind about reforming religion very often. Henry VIII tricks his wife, who is nearly convicted of heresy.

Katheryn’s life is saved, and the King explains that he did that to tame her, to make her understand that she must always keep her place and never interfere, never try to be more clever than him.

 

 

Avis en bref: Un roman, qui, comme d’habitude avec Philippa Gregory, donne une voix à une femme de caractère, la seule reine à avoir survécu à Henry VIII.

parrwindow2La réforme de la religion est au coeur de ce roman: Henry a rompu avec Rome et ses superstitions, mais hésite quant au degré de réforme à adopter. Entre les deux, son coeur balance, et le chef de l’Eglise anglicane rejette le catholicisme et le protestantisme pour faire son propre mix religieux.

Katheryn est une reine qui m’était inconnue, et que j’ai beaucoup aimée. Sa passion et son intelligence en font une femme qui inspire le respect.

In a nutshell: As usual with Gregory, she gives a voice to a woman with a strong personality: the only Queen to have survived the terrible King Henry VIII.

The reform of religion is at the heart of this novel: Henry VIII has broken up with Rome and their superstitions, but he is hesitant about how far he should take the reformation of the Church. The head of the Church of England rejects both Catholicism and Protestantism to build his own Church.

Katheryn is a Queen I had no idea about. I liked her a lot. She is clever and passionate, a truly inspiring figure.


Philippa Gregory 2011 c Johnny RingL’auteure: Philippa Gregory est née à Nairobi, au Kenya, le 9 janvier 1954. Sa famille déménage à Bristol, au Royaume-uni, deux ans plus tard. Elle étudie le journalisme et l’histoire avant de se spécialiser dans la littérature du 18è siècle.

Elle écrit son premier livre alors qu’elle fait son doctorat en littérature du 18è siècle. Divorcée deux fois, elle vit maintenant avec son troisième mari et leurs six enfants (au total) dans le parc national Moors dans le nord d’York.

The author: Philippa Gregory was born in Nairobi, Kenya, on Januray 9th, 1954. Her family moved to Bristo, UK, when she was two years old. She studied journalism and history before specialising in 18th century literature.

She wrote her first book while doing her PhD on 18th century literature. Divorced twice, she now lives with her third husband and their six children (in total) in the Moors National Park.


Produits dérivés: Tous les romans de Philippa Gregory qui viennent avant sur les Tudor, ainsi que sa série sur la Guerre des Roses.

Et bien sur, la fameuse série Les Tudors, directement inspirée de ses livres, avec Jonathan Rhys Meyer dans le rôle d’Henry VIII et Joely Richardson dans le rôle de Katheryn Parr, sa dernière épouse (la dernière image ci-dessous montre toutes les épouses d’Henry VIII: Anne Boleyn, Anne de Clève, Katheryn Parr, Kitty Howard, Jeanne Seymour, Catherine d’Aragon).

By-products: all of Philippa Gregory’s novels about the Tudors, as well as her series The Cousins’ War, about the War of the Roses.

And of course, the famous TV series The Tudors, directly inspired from her books, with jonathan Rhys Meyer as Henry VIII and Joely richardson as Katheryn Parr as his last Queen (the last image below shows all of Henry VIII’s Queens: Anne Boleyn, Anne of Cleves, Katheryn Parr, Kitty Howard, Jeanne Seymour, and Catherine of Aragon).

 

ma PAL… – my TBR pile… (Fr-Eng)

ma PAL… – my TBR pile… (Fr-Eng)

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(English below in blue)

Je vous présente ma pile à lire. Il y a trois rangées de bouquins, plus ceux qui sont au dessus. C’est une catastrophe!!!

J’ai rangé ma bibliothèque hier, avec l’aide de Mademoiselle, qui m’a aidée à faire des piles en fonction des thèmes de mes livres. L’un de ces thèmes etait « pas encore lu ». j’ai fallit m’étouffer en voyant ladite pile. j’aurais du faire la photo à ce moment là, mais je n’y ai pas pensé. Donc vous avez juste les livres entassés dans la case qui leur est dédié.

Y’a des livres que j’ai depuis… trois, quatre ans??? et ça continue d’enfler, car il y a toujours quelque chose de sympa dans la boite de livres à donner de ma bibliothèque ou dans la boite à livres de mon quartier.

Pour compenser, je libère allègrement les livres qui ne me plaisent pas plus que ça.

This is my TBR pile. There are three rows of books, plus the ones on top. It is horrible!!!

I sorted out my bookshelves yesterday with the help of Mademoiselle, my daughter. She helped me to sort out books according to their theme. One of these theme was « the be read ». I almost cried when I saw that pile. i should have taken a photo then, but I didn’t think of it. So instead, you can only see the books crammed into their dedicated shelf.

I’ve had some of these books for three… four years?? And it’s still growing, because I always find something interesting in the box of books to give that they put in my local library.

To balance it out, I let all the books I didn’t really enjoy go.

One Indian Girl

One Indian Girl

One Indian Girl cover(English in blue)

One Indian Girl (Une Jeune Femme Indienne) faisait partie des livres en tête de gondole à Crossword, donc je me suis dit que ça devait être quand même bien. Et puis le résumé avait l’air intéressant.

One Indian Girl was one of the books advertised by Crosswords as « trendy », so I thought it was a safe buy. And the blurb at the back seemed interesting.


Résumé et avis en bref: Radhika est sur le point de se marier, lorsque ses deux premiers amours débarquent pour lui déclarer leur flamme respective. Radhika revient sur ces deux histoires d’amour, et pourquoi ça n’a pas marché. Mais maintenant, elle a des doutes sur le mariage arrangé qu’elle s’apprête à officialiser.

C’est un livre court que j’ai lu très rapidement. Il soulève des points intéressants sur la patriarche, la place de la femme dans la société indienne, le féminisme, et l’amooouuur.

Plutôt bien écrit, sans pour autant être subjuguant, l’auteur arrive à conjurer des images assez fortes. On visualise très bien! en tout cas l’auteur n’est pas une victime du style indien, avec des phrases à rallonge et un phrasé alambiqué.

Le roman est construit en flash backs, en partant du premier jour de mariage de Radhika. Les mariages indiens durent plusieurs jours, pour ceux qui ne sont pas au courant. Allez voir par là pour avoir un aperçu de mon mariage à moi 😉

On découvre le passé de Radhika en même temps que l’on assiste aux différentes activités de son mariage, et on suit ses tourments.

C’est une lecture facile, que j’ai appréciée. Ca ne casse pas des briques, mais ça a le mérite de faire réfléchir, et c’est aussi très divertissant. L’auteur a aussi écrit Two States, un livre qui a été porté à l’écran, et que j’avais beaucoup aimé. J’ai découvert cela après coup.

In a nutshell: Radhika is about to get married, when her first two loves arrive and tell herboth that they love her. Radhika remembers these two love stories and why it didn’t work. But now she starts having doubts about the arranged marriage she is about to go through.

It is a short book, and I read it very quickly. It deals with interesting points about patriarchy, the place of women in the Indian society, feminism, and of course: loooove!

The book is rather well written, without being very well written. The author has a certain gift to conjure very vivid images. I was picturing things very well! 

The novel is built around flashbacks, from the first day of Radhika’s wedding. Indian weddings last at least three days before they actually tie the knot, so it gives her plenty of time to reflect and think, but the clock it still ticking. We discover Radhika’s past while going through all the different activities inherent to an Indian wedding.

It is an easy read, and I liked it. It certainly isn’t the novel of the year, but it makes you think, and it is also very entertaining. The same author also wrote Two States, a book that was later adapted into a movie that I liked a lot. I discovered this after I was done reading the novel.


L’illustration: On y voit une mariée indienne de dos, son voile couvrant sa tête et ses épaules. En bas on distingue les lignes d’horizon de New York et de Londres qui se confondent. Et certainement Hong Kong aussi, mais je ne connais pas ce paysage assez bien pour en être certaine. Des mots à demi effacés sont parsemés ici et là.

Cette illustration résume très bien le livre: les interrogations d’une jeune mariée indienne qui travaille dans la finance (les mots disséminés sur l’illustration sont en rapport avec la finance), et qui a vécu à New York, Hong Kong et Londres.

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Mon avis: La phrase d’ouverture m’a tout de suite emballée: « Hi, I’m Radhika Mehta, and you might not like me » (Salut, je m’appelle Radhika Mehta, et peut-être que vous n’allez pas m’aimer).

Et pourquoi ne l’aimerait-on pas? Est-ce qu’elle tabasse les gens? Est-elle un suppôt de Satan? Que nenni, ma belle dame. Cette gente demoiselle a simplement…. couché avant le mariage. Et en plus elle gagne bien sa vie. Ouais, rien que ça.

Ca vous choque? En Inde, les doubles standards ont la vie dure. Boys will be boys, et les filles n’ont qu’à être bien gentilles et se tenir de manière respectable. Ce qui veut dire arriver vierge au mariage et surtout, avoir un niveau d’étude et un salaire moindres que ceux de son époux.

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Ce livre est plein de clichés, mais aussi plein de pistes de réflexions intéressantes. Certains internautes indiens reprochent à l’auteur de prendre ses lecteurs pour des imbéciles, en leur offrant un scénario assez didactique (thèse, antithèse, synthèse, soit ex no1, ex no2, fiancé) et des scènes plus pensées pour leur impact visuel que pour leur signification (comment oublier la scène torride sex on the beach???). D’ailleurs, un autre de ses roman a été adapté au cinéma, et c’était très réussi.

Beaucoup de clichés sur la condition de la femme en Inde, mais il n’y a pas de fumée sans feu. Idem pour ce qui concerne l’organisation d’un mariage, le fait de devoir se marier avant tel âge, les atouts de la fiancée idéale, et les tourments d’un mère indienne. Comme je dis, caricatural, mais pas de fumée sans feu. Je réitère, parce que je connais des cas comme ça. dans la vraie vie, ouais. Ca ne veut pas dire qu’il faut généraliser, mais ça existe, et c’est une majorité. Dieu merci, les moeurs évoluent.

Tout ça fait que beaucoup trouvent que ce livre est réducteur à beaucoup d’endroits, ce que je ne nie pas. Mais il y a du suspense, et surtout, on cogite. Peut-être que c’est parce que je ne suis pas indienne, mais moi ça m’a plu. En plus il y a beaucoup d’humour, ce qui est plutôt sympa.

On assiste donc à la transformation d’une geek en bombasse qui réussit dans les affaires. Cendrillon, nous voilà. Mention spéciale à la fascination de l’auteur pour l’épilation. Je précise que c’est un mec. On nous en parle, de ce salon de beauté, on nous en paaaarle… De la sensation affreuse du poil qui quitte l’épiderme, de la sentation jouissive de jambes galbes… et du fait que Radhika lui doive sa toute première fois (tou-toute première fois). Et puis d’ailleurs, après ça, on n’en n’entend plus trop parler, de ce salon de beauté, ce que j’ai trouvé dommage vu l’importance qu’on lui accorde pendant 15 chapitres (ou à peu près).

On assiste à sa réflexion sur la condition de la femme: comment combiner une carrière ET une vie de famille? Est-ce possible? Ses deux exs lui ont prouvé que non, l’un voulant une femme au foyer, l’autre une carriériste. Est-il aussi possible de trouver l’amour par le biais d’un mariage arrangé, d’après des critères, euh…. pour le moins superficiels? Quelle est la place de la femme dans la société indienne?

L’écriture est plutôt sympa et trrrèèès évocatrice. Je ne dirais pas que c’est du Flaubert, mais c’est pas mal. J’ai trouvé dommage que l’auteur n’engage pas son héroïne dans une histoire d’amour avec un homme qui ne soit pas indien, mais bon ils sont d’une autre région, ce qui est déjà assez exotique pour l’Inde, croyez moi.

La fin de l’histoire est sympa, les deux tourtereaux se (re)trouvent, et on entrevoit peut-être une relation équilibrée qui se développera. Mais j’aurais préféré, une fois encore, qu’elle trouve l’amour toute seule. Parce que la morale de l’histoire, finalement, c’est « ma mère avait raison ». Tss tss….

En bref: un livre sympa, un peu cliché par endroits mais agréable à lire, avec une réflexion de fond sur le féminisme et la condition de la femme indienne. Et surtout: est-ce qu’on peut tout avoir, dans la vie?

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L’histoire: Radhika a 28 ans, toutes ses dents et deux histoires d’amour passionnées sous la ceinture. Bien sur ses parents ne sont pas au courant, et sa mère désespère de marier un jour sa fille. D’ailleurs Aditi, la soeur aînée de Radhika, n’a pas fait tant de manières: elle s’est mariée à 21 ans, a foiré ses études, et ne pense qu’à mettre en valeur le corps (et les seins) dont mère nature a bien voulu l’affubler. A 28 ans, Radhika va finir vieille fille si elle ne se marie pas fissa.

Il y a un petit côté Cendrillon dans tout ça. Radhika, c’est l’intello de la famille. La fille qui prend son pied en résolvant des équations plutôt qu’en choisissant son mascara. Qui s’en fout un peu de ses fringues, et surtout de ses poils de jambes.

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Dès sa sortie de l’université, elle est embauchée chez Goldman Sachs – le diable, quoi – et elle débarque à New York. On l’invite à boire un verre, et là elle a envie de devenir quelqu’un d’autre, d’être belle, sur son 31… Alors elle va faire du shopping, et elle prend un abonnement chez l’esthéticienne. Parce qu’à 22 ans, elle ne s’était épilée qu’une seule fois dans sa vie, et c’est sa bimbo de soeur qui l’avait forcée. Et là: Bam! Bombasse!!!

Radhika commence à sortir avec un mec, un indien bien sur, et tout roule et roucoule. Premier baiser, première partie de jambes en l’air, premier emménagement ensemble, première routine, et premières disputes. Le gars, qui l’avait tellement encensée pour son indépendance, ne supporte pas que sa meuf gagne plus que lui. En fait, il se rend compte qu’entre ses idées et la réalité, il y a un gouffre: son subconscient lui renvoie l’image d’une épouse qui reste à la maison avec les enfants. Pas qui se fait les millions en faisant du sauvetage d’entreprise au bord de la faillite.

Radhika joue une fois encore les Cendrillon, elle s’échappe. Elle se fait muter à Hong Kong. Petite joueuse!!

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Bref, Hong Kong, nouvelle ville, nouveau départ. Elle fait à nouveau des étincelles dans son job, si bien qu’elle se fait remarquer par le boss sur lequel toutes les nanas de l’entreprise craquent. Neel Gupta. Bon alors j’avoue avoir un faible pour Neel, d’abord parce que j’adore ce prénom, et ensuite parce qu’il est juste trop beau. Après il est aussi juste trop con, mais nous y reviendrons.

Neel, donc, a la quarantaine, mais il est super mince et musclé. Quelques cheveux argentés de ci de là. Il la remarque, elle le remarque. Il la fait bosser sur des dossiers secrets juste avec lui. Il l’emmène en voyage d’affaire sur une île paradisiaque. Ils font l’amooouuur sur la plage.

OMG, qu’ai-je fait? Se demande Radhika. Mais ils continuent tout de même. A Hong Kong, c’est « bonjour comment ça va? », mais dès qu’ils sont en voyage d’affaire, c’est « viens par là que je te saute » (en moins vulgaire hein, mais bon c’est pour résumer). Neel a des problèmes de couple et reste avec sa femme « pour les enfants ». Neel pense, au contraire de l’ex de Radhika, que cette dernière est une femme purement intellectuelle qui n’a besoin que de sa carrière pour être satisfaite.

Sauf que non, Radhika veut le beurre et l’argent du beurre: une carrière ET une famille. du coup elle rompt avec Neel, et prise une fois encore du syndrome de Cendrillon, se fait muter à Londres. Nouvelle vie, nouveau mec?

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Sa mère, qui la harcèle depuis ses 22 ans pour qu’elle se marie, débarque et l’inscrit sur un site de rencontre bien connu: shaadi.com. Shaadi veut dire « mariage »‘ en hindi, ça vous donne le ton. Il faut savoir qu’en Inde, 80% des mariages sont encore des mariages arrangés. Des critères de haut niveau, tel que la couleur de la peau, la taille, le caractère (docile de préférence), et enfin le niveau d’étude (pas trop) sont pris en compte. Ca donne le ton. Ah, et bien sur, l’origine (tu vas pas te marier avec un gars qui n’est pas de la même région ou de la même caste que toi, nan mais oh!).

Bref, par l’intermédiaire de ce site très connu, Radhika tombe sur la perle rare: un mec sympa, qui est ok avec le fait qu’elle gagne plein de fric et qu’elle ait une carrière, et qui a grandi à trois pâtés de maisons de chez elle. C’est le DES-TIN! Ni une ni deux, voilà Radhika qui se retrouve, sans vraiment avoir compris comment, à organiser son mariage.

Tout se passe bien, elle trouve même que son promis est plutôt sympa. Peut-être qu’un jour elle pourra l’aimer, sauf que… ses exs débarquent. Ils ont tous les deux entendu parler de son mariage, et lààààà ils ils se dit « Ah mais j’ai été très con, en fait Radhika est la femme de ma vie ». L’un est prêt à prendre la place du marié, tandis que l’autre veut l’enlever à bord d’un jet privé.

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Ils ont juste oublié de demandé à l’intéressée si elle était d’accord. Ben non. Elle les envoie gentillement chier, avant d’avoir une bonne discussion avec son fiancé et de lui expliquer pourquoi elle annule leur mariage.

Radhika part faire le tour du monde, parce qu’elle a de la thune et besoin de se changer les idées, et puis elle s’arrête chez son ex fiancé, histoire de s’excuser encore du coup qu’elle lui a fait… et là les deux jeunes gens passent un bon moment. On peut supputer que finalement, ils vont se marier.

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Le syndrome de la Servante écarlate, ou comment mater des séries fait grossir ma PAL… (Fr-Eng)

Le syndrome de la Servante écarlate, ou comment mater des séries fait grossir ma PAL… (Fr-Eng)

(English in blue below)

Et voilà, je viens d’engloutir en trois jour la saison 1 de The Handmaid’s Tale (La Servante Ecarlate). Il va donc falloir que je lise le livre. Pas le choix.

C’est comme quand j’ai découvert Outlander.

Nan mais ils vont arrêter d’adapter des romans en série, oui??? Je fais comment, moi, pour faire mincir ma PAL?

Je croise les doigts pour que ce soit le livre choisit pour le club de lecture du Petit Pingouin Vert le mois prochain, comme ça j’aurai une excuse pour l’acheter (et le lire, bien sur).

I’ve just finished binge-watching the first season of The Handmaid’s Tale. Now I need to read the book. No choice.

It is exactly the same as when I discovered Outlander, I’m just obsessed.

Can they please stop adapting awesome novels into awesome series??? How do I make my TBR pile smaller, if they continue that way?

I am crossing my fingers and hopping that The Handmaid’s Tale is picked as the October book to read for the Book Club of Le Petit Pingouin Vert, so that I have a valid excuse to buy it.

CONCOURS: 3 ans du blog #2 ( Evrything Everything x2)

CONCOURS: 3 ans du blog #2 ( Evrything Everything x2)

Djihane fête les trois ans de son blog, Les Instants Volés à La Vie, avec une série de concours, dont voici le premier.

Les instants volés à la vie

Deux Exemplaires (papier) du magnifique Everything Evrything de Nicola Yoon

Si vous voulez en savoir plus sur ce roman, suivez le lien ici

concours 2

Le blog fête ses 3 ans d’existence aujourd’hui, pour cette belle occasion, nous allons fêter cet anniversaire en vous faisant gagner pleins de livres. Chaque jeudi à 8h, sera posté un nouveau concours sur le blog et cela jusqu’en octobre. Sans compter deux ou 3 autres concours qui auront lieu sur la page Facebook des instants volés à la vie. Un immense merci à ceux qui nous suivent depuis le début et ceux qui nous ont rejoints en court de route. Un immense merci aux maisons d’éditions qui offrent certains lots. Mille merci à toutes et à toutes de suivre nos délires. On vous aime d’amour.

Pour participer il suffit de:

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Pachinko, Min Jin Lee

Pachinko, Min Jin Lee

pachinko EnglJ’ai choisi ce livre au hasard lors de mon pèllerinage à Crossword, l’équivalent indien la la FNAC, lors de notre dernier voyage en Inde. C’est le seul livre qui ne parle pas de l’Inde. Le titre et l’illustration m’ont interpellée, car j’aime beaucoup tout ce qui s’intéresse de près ou de loin à l’Asie extrême-orientale. J’ai jeté un coup d’oeil rapide au résumé, et ça m’avait l’air plutôt intéressant.


Jacquettes: La jacquette de mon édition est magnifique. Elle représente une peinture extrême-orientale (coréenne je suppose) à la symétrie parfaite, reprenant des élément de la peinture asiatique classique: grues et lotus, et l’océan tout en bas. Ca me rappelle un peui les robes des Empereurs Jaunes (les empereurs chinois). Le titre et les critiques qui encensent le livre se détachent sur fond rouge, une couleur jugée auspicieuse en Asie extrême-orientale. Le titre et le nom de l’auteure sont en lettres dorées, une autre couleur porte-bonheur. Pas de référence directe à l’histoire, si ce n’est qu’elle se passe dans cette partie du monde, mais une illustration de toute beauté qui m’a tout de suite attirée.

Une autre édition anglaise montre tout simplement un pachinko, le petit billard vertical qui sert de machine de jeu aux japonais, et qui donne son nom au livre. C’est un choix simple et élégant.

Une édition reprennant le titre en coréen et en anglais (je n’arrive pas à savoir, du coup, si c’est l’édition coréenne?) montre une femme coréenne en hanbok, la tenue coréenne féminine traditionelle, vendant des snacks sur un marché. C’est une référence à Sunja, la matriarche de cette saga familiale. Des silouhettes de pivoines se détachent en rouge sur la photo est en noir et blanc.


Résumé et avis en bref: Sunja a 15 ans à Yeongdo, une petite ville de Corée, au début des années 1900. Elle tombe enceinte d’un yakuza. Désespérée, elle accepte l’offre de mariage d’un pasteur de passage, Izak Boek, qui vient de Pyongyang et qui s’en va rejoindre son frère à Osaka, au Japon.

Yeongdo
Yeongdo

C’est une saga familiale qui commence avec Honnie, le père de Sunja, et qui suit cinq générations; d’abord en Corée à Busan, puis au Japon à Osaka et Tokyo.

Surtout, c’est une leçon d’histoire magistrale. Saviez-vous que la Japon avait annexé la Corée au 20è siècle? Moi non plus. La Corée est donc un genre de colonie japonaise, comme a pu l’être l’Algérie pour la France. Les mêmes problématiques d’intégration se posent. Les coréens sont traités comme des citoyens de seconde zone.

On apprend aussi pas mal de choses à propos de la minorité chrétienne coréenne. Je savais qu’il y avait pas mal de chrétiens en Corée, mais c’était tout.

Pachinko 1Le pachinko, un jeu qui ressemble à un billard vertical, et sur lequel on parie, va sauver la famille de Sunja de la misère et de la pauvreté. On réfléchi beaucoup sur ce qui est moral, et ce qui ne l’est pas, dans ce livre. La fierté de Sunja, qui s’est faite avoir par son yakuza alors qu’elle était complètement ignorante des choses de la vie, refusera son aide longtemps… jusqu’à ce qu’elle en ai vraiment besoin.

C’est une saga qui court de 1900 aux années 1990, autant dire qu’il se passe pas mal de choses. Sur la fin on a du mal à s’attacher réellement aux personnages. il aurait peut-être fallut plusieurs tomes pour plus développer les années les plus récentes. C’est quelque chose que je retrouve fréquemment dans les sagas (que ce soit la Trilogie du Siècle ou Le Mont-Brûlé). Je pense que vers la fin, les auteurs en ont marre 😉

Une très bonne découverte, pas sorti en français malheureusement (à ma connaissance). A lire pour tous ceux que l’histoire d’Asie intéresse.


Mon avis: C’est un livre que j’ai beaucoup aimé. Je me suis attachée à quelques personnages – Sunja, l’héroïne et matriarche de la famille, et ses fils Noa et Mozasu (la transcription japonaise de Moïse).

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L’histoire avec un « Grand H »: Le Japon engage une politique expansioniste et colonialiste, à l’image des pays coccidentaux, dès la fin du 19è siècle. Suite à une bataille entre la Russie et le Japon en 1905, la Corée devient un protectorat japonais. Une résistance coréenne se met en place et une tentative d’assassinat du représentant du Japon en Corée a lieu en 1909. En représailles, le Japon annexe officiellement la Corée en 1910. Le Japon annexe ensuite la Mandchourie et une partie de la Chine.

La colonisation de la Corée signifie que tout ce que les coréens possédaient leur est peu à peu enlevé. La Corée sert de réservoir à soldats pendant les différentes guerres que mène le japon, et les femmes sont prostituées pour le bon plaisir des soldats japonais. Les propriétaires perdent leurs terres et leurs maisons. Ayant tout perdu, beaucoup de coréens fuient leur pays pour tenter leur chance en Mandchourie ou au Japon.

En 1945, la Seconde Guerre Mondiale prend fin, en Asie, avec les bombardement d’Hiroshima et Nagasaki. La Corée est divisée entre le nord, sous influence soviétique et communiste, et le sud, sous influence américaine. Le Japon est du côté des perdants, et est occupé par les américains de 1945 à 1952, qui imposent la démocratisation du pays.

La Guerre de Corée a lieu de 1950 à 1953, et se solde par un armistice. Le status quo entre les deux Corées est de mise depuis. Quant au Japon, il connait un essort économique impressionant, malgré quelques chocs financiers.

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Colonisation et discrimination: j’ai été frappée par les paralèles évident que l’on peut faire entrela colonisation de la Corée par le Japon, et celle que notre douce France a menée en Afrique du nord notament. Les problématiques sont identiques: on pille un pays de ses ressources, et on traite ses ressortissants comme des citoyens de seconde zone.

Les coréens qui viennent vivre au Japon, qui est donc « leur » pays aussi, vu que la Corée est désormais le Japon, n’ont de facto pas le droit de louer ou acheter des logements en dehors du ghetto crasseux dans lequel ils doivent s’entasser. Personne ne leur louera ou vendra quoi que ce soit en dehors du ghetto. Ils vivent à plusieurs dans un espace restraint avec poules et cochons.

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Ghetto coréen au Japon

Discrimination à l’emploi aussi: Personne ne veut engager des coréens, même s’ils sont qualifiés. Les coréens travaillent de manière diligente et sans faire de vagues… ou se tournent vers l’empire du jeu -le pachinko- et de la mafia – les yakuza. Ce sont les seules secteurs dans lesquels un coréen établi au Japon peut faire fortune. Sunja est obligée de vendre du kimchi et des confiseries qu’elle fabrique dans sa cuisine au marché local pour subvenir aux besoins de sa famille.

Discrimination à l’école: on est traité de « sale coréen » par ses camarades, comme d’autres pourraient traiter un enfant d’origine maghrébine de « sale arabe ». d’ailleurs, un gosse n’y survit pas: il se jette par la fenêtre.

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Fillettes coréennes

L’identité culturelle coréenne est effacée autant que faire se peut: le hanbok, le costume traditionel coréen, une robe très bouffante, est vite abandoné au profit de vêtements européens, afin de pouvoir se fondre dans la masse. Le prénom et le nom des coréens sont japonisés, ce qui fait que les coréens ont souvent plusieurs « identités ».

Et même après des générations, les coréens nés de parents eux-mêmes nés au Japon ne peuvent demander la nationalité japonaise. Ils doivent ad vitam eternam s’enregistrer au poste de police à partir de le 16è anniversaire. Happy birthday!

 

Vintage Photos of Yakuza with Their Tattoos (2)
Yakuza tatoué

Les yakuza: les yakuza sont la mafia japonaise. On rencontre cette organisation tentaculaire par le biais de Koh Hansu, un coréen qui a rejoint la mafia et qui s’est marié avec la fille de son boss.

 

On n’en sait pas trop sur Koh Hansu lui-même, mais ses actions montrent qu’il a une vie privilégiée: une villa qui ressemble plutôt à un chateau, des serviteurs en veux-tu en voilà, il est toujours impecablement habillé, offre une montre suisse en or à Sunja… alors que la moitié du pays, Corée comme Japon, crève de faim.

Grâce à son réseau, il a les moyens de cacher Sunja et sa famille lors de la guerre et des bombardements, assurant leur survie. Il aide aussi indirectement Sunja lorsqu’elle a besoin d’un travail pour subvenir aux besoins de sa famille, mais qu’elle refuse son aide financière.

Mais l’argent n’achète pas tout, et ce qu’il désire le plus au monde, il ne l’obtiendra jamais: l’amour de Sunja et de son fils naturel, Noa.

Pachinko 3
Pachinkos

Le pachinko: la deuxième carière de coréen au Japon. Le pachinko est une sorte de billard vertical sur lequel on parie. Ca se joue en arcade, comme les machines à sous. Tremper dans l’univers du pachinko, c’est comme tremper dans l’univers des casinos: c’est louche, c’est sale, y’a anguille sous roche. Les japonais jouent, mais ne s’abaisseraient certainement pas à trravailler dans une arcade de Pachinko.

Finalement, c’est le pachinko qui sauve la famille de Sunja. Après des années, que dis-je, des décénies de galère, son plus jeune fils Mozasu commence à travailler au pachinko, et devient rapidement gérant, puis propriétaire. Enfin, on peut respirer, financièrement parlant. Ouf! Même Noa, le fils ainé, éduqué et universitaire de Sunja, se tournera finalement vers le pachinko pour vivre.

Solomon, le fils de Mozasu, s’essaiera à une carière de banquier, mais le pachinko le rattrapera. Bref, le pachinko, ils ont ça dans le sang, mamgré eux.

Le pachinko étant un jeu de hasard, on voit bien comment la petit famille de Sunja est baladée comme une bille de pachinko, au gré des évènements historiques et du bon vouloir de ceux qui croisent leur route.

Korean church during early japanese occupation
Une église coréenne au début de l’occupation japonaise

La religion: alors alors, il ya des chrétiens en Corée! Et même qu’ils allaient prêcher la bonne parole au Japon! Et je ne parle pas de missionaires étrangers, mais bien de coréens convertis. Le mari de Sunja, Izak Baek, est l’un d’entre eux. Complètement exhalté par sa foi, il sauve Sunja du déshoneur en épousant la jeune fille enceinte.

Sous l’empire japonais, les citoyens se doivent de se rendre au temple (bouddhiste? shinto?) du coin pour faire allégence à l’Empereur du Japon, sachant que l’empereur est une incarnation divine. Même les chrétiens. Il est intéressant de noter que l’autorité chrétienne du coin a décrété qu’il n’y avait aucune contradiction là dedans: les chrétiens du Japon doivent remplir leur devoir civique en faisant allégence à l’Empereur, cela n’quivaut pas du tout à s’incliner devant des idoles ou que sais-je d’autre. un bon comprmis pour sauver la peau des peu de fidèles de l’Eglise.

Sunja ne comprend pas vraiment la religion de son mari, mais elle suit ce qu’on lui enseigne, et finit par devenir chrétienne dans son coeur. Enfin je crois. La Bible guide les actions d’Izak et de son frère ainé Yakob. Elle guide aussi les pas de Noa.

Etre chrétien en plus d’être coréen, c’est vraiment cumuler les handicaps.

Pyongyang
Pyongyang comme elle ne sera plus jamais

L’identité coréenne et la diaspora: Quand un pays traverse autant de merdes que la Corée au siècle dernier, il ne faut pas s’étonner que beaucoup de ses citoyens parent tenter leur chance ailleurs. Chez les Baek, tous nés au Japon depuis que Sunja et Izak y ont immigré, on se sent coréen parce qu’on n’est pas intégré à la société d’accueil.

Les vieux parlent avec nostalgie de Yeongdo (le village d’origine de Sunja) ou de Pyongyang, où les parents d’Izak et Yakob étaient de riches propriétaires terriens. Mais lorsque Mozasu et son fils Solomon, tous deux nés au Japon, s’y rendent, ils sont considérés comme des japonais par les locaux. Et ils ne se sentent aucune attache particulière avec le pays.

Parlons un peu de la chérie américano-coréenne de Solomon: née aux USA de parents d’origine coréenne, elle est un pur produit de la société dans laquelle elle a grandit. Elle ne sait pas cuisiner coréen parce que sa mère travaillait trop pour cuisiner. Ils mangeaient des pizzas et allaient de temps en temps au resto coréen, pour les occasions.

Elle s’offusque lorsque des japonais lui demande si elle est coréenne du sud ou du nord. Ses parents ont quitté la Corée avant la partition, donc cette question n’a aucun sens. Elle est américaine d’origine coréenne. Elle n’arrive pas à se faire à la discrimination que subissent les coréens au Japon, et fera ses valises lorsque son chéri lui explique qu’il va prendre la relève du paternel au pachinko.

Les coréens du Japon essaient autant que faire se peut de cacher leur identité coréenne. Yumi, la femme de Mozasu, se fait appeler par son prénom japonais. Il en est de même pour Noa, qui préfère être Nobuko, et qui vivra sa vie japonaise en toute tranquilité jusqu’à ce que son passé et sa famille refassent surface.

Busan circa 1900
Busan, la « grande-vile » près du village de Sunja

 

La partition de la Corée: avec la partition de la Corée, il devient presque impossible pour ceux qui sont partis de rentrer chez eux. Le pays qu’ils ont laissé derrière eux n’existe plus. Les propriétaires terriens ont été expropriés et/ou tués, le pays est ravagé… auncun retour en arrière n’est possible. Ceux qui veulent tenter leur chance dans la nouvelle République démocratique populaire de Corée (autrement dit, la Corée du Nord), on n’en n’entend plus jamais parler… Les coréens du Japon sont donc coincés, le cul en tre deux chaises: plus vraiment coréens, mais jamais vraiment japonais.

La société japonaise en crise: la famille de Sunja se retrouve coincée au Japon, alors que celui-ci subuit une défaite en se retrouvant du côté des perdants après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Les bombardements atomiques laissent leur emprunte sur la famille, avec le beau-frère de Sunja qui est brûlé – mais pas mort. Ce sont les femmes qui devront assurer la survie de la famille, renversant les rôles traditionels.

Après la guerre viennent les crises économiques successives, mais la famille arrivera à s’en sortir grâce au soutient discret de Koh Hansu.

Jeune coréenne circa 1900
Sunja, telle que je me la représente à 15 ans

Et l’amour dans tout ça? Les histoires d’amour sont en général très belles dans ce roman. Il s’agit d’amour véritable. Le seul mariage arrangé dont il est question a lieu entre deux jeunes gens qui se connaissent et s’aiment depuis l’enfance. Ok, Il y a aussi le mariage d’intérêt de Koh hansu avec la fille de son patron, mais il vit un amour véritable pour Sunja, sa petite coréenne.

Sunja et Koh Hansu sont amoureux, c’est indéniable, mais dans les mauvaises circonstances. Pourtant il ne renoncera jamais à elle, et encore moins à Noa, leur fils. Surtout qu’il n’a eu que des filles avec son épouse officielle (et les filles c’est nul, vive la patriarchie). Sunja, quant à elle, a des sentiments contradictoires envers son amant: des fois elle aimerait être sa maitresse pour toujours, d’autres fois elle sait qu’elle a eu raison de sauver son honneur.

Sunja aimera d’un amour dévoué son époux, Izak Baek, qui la sauve du déshonneur.

L’amour filial a aussi une grande place dans ce livre. L’amour que Koh Hansu porte à son fils Noa est ambigu: amour paternel véritable, ou intéressé? Sunja aimera à vie ses deux fils, Noa et Mozasu. Les parents de Sunja, dont elle est la fille unique, l’aiment d’un amour inconditionel.

L’écriture: j’ai été portée par l’écriture de Min Jin Lee. Vers la fin on sent un peu de lassitude de la part de l’auteure, ça va un peu plus vite et on s’attache moins aux personnages, mais c’est tout de même un super bouquin.


LeeMinJinL’auteure: Min Jin Lee est née à Séoul en 1968. Ses parents immigrèrent aux USA en 1976, alors qu’elle était âgée de sept ans.  Elle a grandit dans le Queens à New York, où ses parents possédaient un magasin de gros pour la bijouterie.

Elle a étudié l’histoire avant de se tourner vers le droit. Min Jin Lee a été avocate pendant plusieurs années avant de se tourner vers l’écriture. Elle écrit beaucoup à propos des liens entre la Corée et les USA.

Elle vit maintenant à New York avec son fils et son mari Christofer Duffy, qui est lui-même moitié japonais. Elle a vécu quatre ans à Tokyo, au Japon, où elle a pu mener à bien ses recherches pour son roman Pachinko.

Vous pouvez en apprendre plus sur Min Jin lee en consultant son site web.


pour aller plus loin:

Et une petite vidéo pour finir sur l’occupation japonaise en Corée: