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Neige Sur Le Lac Des Saules (Snow Fall at Willow Lake), Susan Wiggs

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englishVoici le deuxième volume des Lakeshore Chronicles que j’ai récupéré, au hasard, chez mon bouquiniste, parce qu’il me fallait des lectures relatives à l’hiver pour le Cold Winter Challenge: Neige sur le Lac Des Saules (Snowfall At Willow Lake).

Chaque tome  de ces chroniques est dédié à un membre plus ou moins éloigné de la famille de Daisy Bellamy, et l’histoire de Daisy est le fil conducteur de ces différentes chroniques qui ont lieu autour de Willow Lake (le Lac des Saules, how romantic!).

Neige Sur Le Lac Des Saules est le quatrième volume de cette série. L’auteure Susan Wiggs raconte l’histoire de Sophie Bellamy, la mère de Daisy.


Résumé: Sophie Bellamy, la mère de Daisy, a tout sacrifié à sa carrière d’avocate internationale, surtout sa famille… ce qui lui a valu un divorce. Le jour où Sophie est prise en otage et manque de mourir, elle reconsidère ses priorités: ses enfants.

Elle plaque sa carrière prometteuse à La Haye pour venir s’établir à Avalon, où ses enfants Daisy et Max vivent avec leur père et leur nouvelle belle-mère. Prise dans une tempête de neige lors de son arrivée à Avalon, Sophie sera sauvée par Noah Shepperd, son charmant voisin vétérinaire. La différence d’âge et de milieu social ne pourront arrêter les sentiments très forts qui se développent entre Sophie et Noah.

Outre son histoire d’amour, Sophie devra aussi faire face à d’autres challenges dans sa vie personnelle: passer d’une carrière d’avocate internationale à celle de mère de ses enfants. D’une vie trépidante à l’étranger, à une vie de province américaine.the-real-willow-lake

https://susanwiggs.wordpress.com/2012/09/25/the-real-willow-lake/

 


Mon avis: Tout d’abord, comparé à Un Jour De Neige, l’autre roman de Susan Wiggs que j’ai lu, celui-ci est bien meilleur. Mais alors, carrément meilleur, même. J’ai bien fait de le lire – il faut dire qu’après ma précédente lecture, j’avais beaucoup hésité à continuer avec cette auteure. Serait-ce une perte de temps?

Je suis heureuse de répondre que non. Les thèmes abordés ici sont beaucoup plus graves, même si ça reste une romance choupinette et que l’on sait que nos deux héros vont finir par roucouler. Le contenu est beaucoup plus mature aussi, à savoir que Sophie et Noah se jettent l’un sur l’autre pratiquement sans se connaître.

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https://peppermintfrostblog.wordpress.com/2014/10/09/blood-diamonds/

 

La situation en Afrique est évoquée et plutôt bien documentée, à travers un Etat africain fictif qui prend son indépendance. Gros parallèle avec le Sud Soudan. On évoque aussi les enfants soldats et les viols de guerre, le commerce des diamants qui enrichi les riches et réduit en esclavage les autres, les guerres pour se disputer les mines de minerai si précieux pour fabriquer nos téléphones portables… Bref, du lourd et du sérieux.

Sophie a travaillé des années comme une forcenée pour que ce nouvel Etat puisse enfin voir le jour. C’est son bébé, sa fierté.

Du côté personnel, Sophie est donc une femme qui se consacre à sa carrière, pour qui la famille est secondaire. Venant d’une riche famille, ses deux enfants, à peine nés, ont été confiés à des nannies présentes 24/24. Bien que très jeune lorsqu’elle est tombée enceinte, Sophie a donc pu poursuivre ses études, se marier, et entamer une carrière fructueuse.

On comprend que Sophie est le fruit de la société dans laquelle elle vit, des attentes de ses parents. Elle tombe enceinte et épouse le père de sa fille, car c’est ce qui doit se faire, même si l’amour n’est pas vraiment présent. Ses parents, qui dictent sa conduite, la dépossèdent de son rôle de mère en lui imposant une nannie « pour son bien ».

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Palais de la Paix, La Haye

Sophie, qui cherche une échappatoire, se perd dans son travail, persuadée qu’elle est « utile ». Et effectivement, elle l’est, pour toute une nation africaine. Mais cela signifie vivre à La Haye, loin de son mari et de ses enfants, qui sont à New York. De ne vivre que par et pour son travail. De ne voir ses enfants qu’en coup de vent, entre deux avions ou deux réunions.

Son travail coûte son mariage et sa famille à Sophie. Ses enfants ont appris à se passer d’elle, et son ex-mari a trouvé l’amour dans une petite ville de province, à une heure de route de New York.

L’élément déclencheur est une prise d’otage. Sophie manque de mourir, et se rend compte qu’elle ne consacre pas du tout de temps à ses enfants. On explore au travers de Sophie le choc post-traumatique: Sophie plaque tout, il lui arrive de tomber dans les vaps à l’évocation d’un détail (du sang par exemple, qui déclenche une réaction en chaîne de comportement qu’elle ne peut pas contrôler), ou encore son envie quasi innasouvible de sexe. Bref, elle fait des choses qui « ne lui ressemblent pas », mais qui étaient en fait enfouies très profondément en elle.

Le choc des cultures est assez marrant à observer: Sophie a une garde-robe très chic et raffinée, adaptée à la vie urbaine et mondaine. Ses jolies bottes à talons ne lui servent à rien lorsqu’il lui faut marcher dans un mètre de neige, pas plus que sa nuisette en dentelle pendant les froides nuits. Il lui faut retourner aux basiques: doudoune, jeans, bottes fourrées…

Choc des cultures avec Noah, et plus largement, la population d’Avalon. La plupart des habitants de cette petite ville jugent Sophie mauvaise mère car elle a donné la priorité à sa carrière au lieu de rester avec ses enfants. Bouh! Bad Mom!! Fustigons-la!

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Un vétérinaire très sexy, ça n’existe pas que dans les livres!  

Noah n’a quasiment jamais mis les pieds hors d’Avalon: il y est né, y a grandi, est allé dans une ville voisine pour ses études de vétérinaire, puis est rentré chez ses parents, dont il a transformé la ferme en clinique vétérinaire. Un gars du terroir, quoi. Sophie quant à elle a un chauffeur et un garde du corps, habite dans un quartier hyper trendy de La Haye, et avant ça à Manhattan avec son mari et ses enfants. Elle prend l’avion comme d’autres prennent le bus. Bref, des vies que tout oppose.

Choc des cultures aussi, lorsque la working mom se transforme en « mom » tout court. Sophie apprend à organiser son temps autour de l’emploi du temps de ses enfants. Elle emmène Max et ses copains au hockey. Elle essaie de créer du lien avec des adolescents qui ont appris à se débrouiller sans elle, et qui ne comprennent pas qu’elle est là « pour de bon ». Qu’elle n’est pas en transit, et qu’ils peuvent donc l’accueillir dans leurs vies et dans leurs coeurs, sans avoir peur d’être blessés si elle repart.

La relation avec sa fille Daisy est très intéressante, mettant en parallèle les vies des deux femmes à un moment unique de leur vie: devenir mère. Daisy marche dans les pas de sa mère en devenant mère à l’adolescence. Mais contrairement à Sophie, Daisy n’épouse pas le père de son fils, car elle sait qu’elle n’en n’est pas amoureuse. C’était un coup d’un soir.

Contrairement à sa mère, encore une fois, Daisy décide de ne pas s’appuyer sur son père mais de se débrouiller seule avec son fils. Ses parents financent ses études, mais pour le reste, elle doit gérer toute seule, du haut de ses 18 ans. Sa relation avec sa mère se développe lorsque Sophie propose de prendre soin de son petit fils Charlie pour que Daisy puisse prendre du temps pour elle, ou juste reprendre ses études.

ashton-kutcher-demi-mooreLa différence d’âge dans le couple est un problème qui est aussi savamment évoqué: une femme « mûre » et un « jeune » homme. Sophie a 40 ans, ses enfants sont ados, et elle est déjà grand-mère. Une jeune grand-mère, certes, mais tout de même. Noah a 30 ans, et est un grand gamin: ses potes viennent jouer du rock dans son sous-sol, il a plein de jeux vidéos, et des appareils de muscu.

Leur différence d’âge, qui choque d’abord Sophie, n’est pas le plus grand obstacle pourtant: c’est leur manque de projet de vie commun qui a presque raison de leur couple. Sophie ne peut plus avoir d’enfant suite à une complication après la naissance de Max… Mais Noah s’est toujours vu avec plein d’enfants. Cette réalité, irréconciliable, conduira les amants à se séparer temporairement…. jusqu’à ce que Noah dépasse tout cela et que le couple adopte deux enfants africains.

La romance est très chou dans ce livre. J’ai beaucoup aimé Sophie et Noah, qui doivent tous les deux sortir de leur zone de confort pour trouver le bonheur. Bien sur, comme dans Un Jour De Neige, les ressorts dramatiques sont plutôt gros et évidents, mais n’enlèvent rien au plaisir de lire les aventures de nos tourtereaux. Par exemple, lorsque Sophie, bien décidée à acheter une maison, ne trouve rien qui lui convienne, on se doute bien que c’est parce qu’en fait elle va finir par vivre chez Noah. Et j’avais vu juste! La fin est un peu trop belle pour être vraie, mais bon passons, on est dans une romance, il faut un peu de magie tout de même.

C’est aussi un livre assez sexy, sans être vulgaire. Pas explicite non plus, mais on a le droit a des scènes très chaudes et olé olé! bref, mieux que Un Jour De Neige aussi, où tout ce qu’on avait relevait de « et elle vécu une nuit torride » (ou à peu près).

Pour résumer: une romance choupinette, des thèmes intéressants, et le portrait d’une petite ville américaine sympa. 


susan-wiggs-photo2-by-susan-doupeL’auteure: Susan Wiggs est née le 17 mai 1958 à Olean, dans l’Etat de New York, aux Etats-Unis. Elle commence à écrire dès son plu jeune âge, finissant son premier livre, intitulé Un Livre Sur Les Enfants Pas Sages, à l’âge de huit ans.

Susan Wiggs devient professeur de mathématiques après des études à Harvard, mais continue de beaucoup lire, surtout des romances. Elle reprit la plume en 1983, et son premier roman fut publié en 1987. Elle abandonne son poste de professeur de mathématiques en 1992 pour se consacrer à l’écriture, avec une moyenne de deux livres par an.

bundleSusan Wiggs écrit des romances contemporaines et historiques. Ses livres sont traduits dans de nombreuses langues, dont le français, l’italien, l’allemand ou le japonais. Ils sont fréquemment en lice pour le Prix RITA, l’ultime consécration pour la romance.

Susan Wiggs réside dans l’Etat de Washington avec sa fille et son mari. Elle tient un blog et a un site web consacré à ses livres.


Produits dérivés: Neige Sur Le Lac Des saules est le quatrième roman de la série The Lakeshore Chronicles, qui compte 11 volumes à ce jour.


englishLes illustrations et publications en langue étrangère: 

Mon édition en anglais reprend « l’illustration type », reprise par beaucoup d’autres éditions en langue étrangères: un couple qui patine sur un lac gelé dans le soleil couchant. Cette illustration colle parfaitement aux moment romantiques échangés par Sophie et Noah sur la glace. Une autre édition en anglais montre une jeune femme sautillant gaiment dans la neige.

L’édition allemande montre un chalet la nuit en hiver, au bord d’un lac, ce qui colle bien aussi à l’ambiance cosy et protégée de l’histoire d’amour de Sophie et Noah.

Les autres éditions ont des illustrations qui me parlent moins. En français, une illustration plutôt bateau, avec la silouhette d’un couple enlacé devant un lac gelé, dans le soleil couchant.L’édition norvégienne montre une maison et un jardin enneigés. L’édition polonaise un lac gelé. Quant aux espagnols, ils ont le droit à un couple enlacé en tshirt, surimposés à l’image d’un lac gelé.

Le titre en français est une traduction littérale du titre original, et ça marche. En allemand, on a le droit à « Ce que cache l’hiver ». En néerlandais: « Ensemble sur la glace », pourquoi pas. En polonais, « La route du Lac », pas mal trouvé. En espagnol: « Ensemble au Lac ». Des titres assez passe-partout pour de la romance, mais il faut dire que le titre originel ne fait pas non plus dans l’originalité.


L’histoire: Daisy et Max vivent à Avalon, sur les rives du Lac des Saules Pleureurs, avec leur père et leur nouvelle belle-mère Rita. C’est une petite ville de campagne où tout le monde se connait, pas trop loin de New York, où plusieurs habitants d’Avalon travaillent.

veto-3Sophie décide de tout plaquer pour s’y installer. Le jour de son arrivée, elle est prise dans un terrible blizard, et en est sauvée par Noah Shepperd, un jeune vétérinaire très sexy. La tension monte vite entre ces deux là, et Sophie succombe au charme de son charmant voisin.

Lorsque les routes sont enfin praticables, Sophie va renouer doucement avec ses enfants, et plus particulièrement avec Daisy, maman ado célibataire du petit Charlie. Les enfants sont d’abord méfiants, ils ont toujours connu leur mère entre deux réunions importantes, mais peu à peu, ils se rendent compte qu’elle est là pour rester.

Sophie trouve un job à l’étude d’avocat d’Avalon et un appart à louer. Les mamans de l’école l’accueillent plutôt froidement, car elle a la réputaiton d’être la mère qui a abandonné ses enfants au profit de sa carrière. En plus elle sort avec le véto, qui est beaucoup plus jeune…

Plus jeune? Mais de combien? Lorsque Sophie se rend compte qu’elle a dix ans d’écart avec son amoureux, elle tombe des nues. Cependant, la goutte d’eau qui fait déborder le vase, c’est quand Noah se rend compte que Sophie ne peut plus avoir d’enfant suit à des complications lors de son dernier accouchement… Lui qui a toujours rêvé d’avoir une grande famille! Finalement nos tourtereaux iront adopter des enfants, et tout est bien qui finit bien!

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Un Jour de Neige (A Lakeshore Christmas), Susan Wiggs

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J’ai découvert la série de romans à l’eau de rose Lakeshore Chronicles à l’occasion du Cold Winter Challenge: en passant chez mon bouquiniste, j’ai vu ces titres en rapport en rapport avec l’hiver, et je les ai achetés sans rien savoir ni sur l’auteur, ni sur son oeuvre.

J’ai acheté deux volumes, qui ne se suivent pas immédiatement et que j’ai d’ailleurs lu dans le désordre: A Lakeshore Christmas et Snowfall at Willow Lake. C’est une série qui suit Daisy Bellamy et les membres de sa famille.

Chaque tome est dédié à un membre plus ou moins éloigné de la famille de Daisy (parfois même d’un ami), et l’histoire de Daisy est le fil conducteur de ces différentes chroniques qui ont lieu autour de Willow Lake (le Lac du Saule Pleureur, how romantic!).

A Lakeshore Christmas suit Eddie, le meilleur ami du beau-père de Daisy Bellamy, et sa rencontre avec la femme de sa vie, une bibliothécaire.


Résumé: Eddie Haven, ancien enfant star devenu rockeur, est condamné à des travaux d’intérêt général: depuis plusieurs années, il doit s’occuper de mettre en place le spectacle de Noël de l’église de la petite ville d’Avalon.

Maureen Davenport, bibliothécaire, est fascinée par Noël, et cette année elle peut enfin réaliser son rêve: organiser le spectacle de Noël. Seulement, elle devra composer avec Eddie, qui lui est imposé.

Ces deux là n’ont rien en commun, et pourtant, la magie de Noël va opérer…

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Les couvertures:

Mon édition en anglais fait très « Noël »: un pas de porte décoré d’une couronne de Noël qu’on aperçoit à travers les flocons, un réverbère éclairant la scène.

La couverture française ainsi que la traduction du titre – Un Jour De Neige au lieu de Noël Sur Les Rives Du Lac – sont un parti pris intéressant. On se concentre plus sur l’hiver et sur la neige qui recouvre la petite ville d’Avalon. L’ambiance mystérieuse relative à Jasper est soulignée.

En italien, on se concentre sur la musique: Eddie est musicien et va faire chavirer le coeur de Maureen avec son talent inné. L’hiver est discrètement présent dans le coin droit de l’illustration, avec un flocon de neige. Le titre italien est La Musique au Coeur.

Une autre illustration montre un jeune femme sautant dans la neige.

Enfin, les éditions scandinaves reprennent la même illustration: un banc sur les rives d’un lac en hiver. On aperçoit en arrière plan la petite ville qui fête Noël, toute décorée. Une illustration très littérale de Noël Sur Les Rives Du Lac, aussi utilisée pour une édition en anglais.


Mon avis: c’est une romance cousue de fil blanc, on sait que les personnages principaux vont finir ensemble. L’auteur sème tout un tas d’embûches entre ses personnages afin de les séparer pour qu’ils se retrouvent mieux à la fin.

librarianA Lakeshore Christmas est presque caricatural dans sa stéréotypisation des personnages. Maureen, la bibliothécaire, a un look de bibliothécaire. Elle a essayé une fois de changer de style, sur les conseils de sa soeur, mais elle avait l’air déguisée… donc elle s’est résolue à porter ses lunettes, ses cheveux très longs en chignon, des jupes sous le genou et des cardigans de mémé. Et elle vit avec ses chats!!!

Maureen a vécu un traumatisme affreux qui fait qu’elle se sent très bien dans sa vie de célibataire. Le traumatisme en question, c’est qu’elle est tombée amoureuse d’un homme marié lorsqu’elle était étudiante à Paris. So much for the French lover… Anyway. 

Maureen a donc le coeur brisé, mais pour en rajouter une couche, elle se met à saigner abondamment, ce qui la conduit aux urgences… et là elle découvre qu’elle était enceinte et qu’elle est en train de faire une fausse couche. Rajoutez-moi une couche de mélodrame en plus, s’il vous plaît!!! Oui? Oui. Maureen est orpheline depuis sa plus tendre enfance, mais elle a une belle mère en or, qu’elle adore. Au secours, j’ai la nausée, arrêtez cette avalanche de bons sentiments larmoyants!!

Maureen, qui était donc une jeune fille extravertie qui étudiait le théâtre, rentre chez elle pour Noël, et la messe de Noël lui fait reprendre espoir. Mais bon, elle change quand même radicalement de voie, et décide que Paris, les planches et les spot lights, ce n’est plus pour elle. Non, elle va rester près de sa famille et devenir bibliothécaire. Un refuge sur, où rien de peut l’atteindre, et où elle peut vivre des aventures par procuration en lisant tout son saoul.

curt-kobainEddie, de son côté, est un ancien enfant star (genre Mackauley Culkin) qui fait maintenant de la musique, et qui déteste Noël. Pourquoi? Parce que ses parents, acteurs, l’amenaient en tournée à chaque Noël, et qu’il ne sait pas ce qu’est un Noël traditionnel.

Nous voilà donc avec deux écorchés de la vie, l’une coincée et qui adore Noël, et l’autre über cool mais qui déteste Noël, qui vont devoir collaborer pour mettre en place le spectacle de Noël de la paroisse. Voilà, nos deux tourtereaux vont se tourner autour, Maureen la pète-sec va s’enfermer dans sa carapace, et Eddie, qui rejette au début ses sentiments, va tout faire pour conquérir Maureen une fois qu’il les aura admis.

Seulement, le truc qui me gène, c’est que Maureen est tellement réticente qu’il faut qu’Eddie la force. Il la force à aller faire une rando en raquettes avec lui en la piégeant. Il la force à le laisser entrer chez elle après une charmante soirée romantique, et là, tranquillement, il se déshabille et emmène une Maureen toute surprise au lit. Pouf crac boum. Maureen n’a rien à dire, elle subit (avec plaisir bien sur), mais à part faire sa mijaurée et dire « non, je sais, je ne suis pas sûre », c’est une potiche.

Ce qui est encore plus gênant dans ce livre, c’est « la magie de Noël » qui nous est vraiment servie à toutes les sauces. Il y a même la réincarnation de Jésus qui vient aider nos tourtereaux à se trouver. Un certain Jabez Canter (vous voyez les initiales: JC). On comprend tout de suite que Jabez, en plus de partager ses initiales avec un mec célèbre depuis plus de 2.000 ans, est le fantôme du gamin décédé dans l’incendie de la précédente bibliothèque, il y a 100 ans de cela. Tout de suite. Aucun mystère, que dalle, rien.

Le pire, c’est que je n’ai toujours pas compris quel était son rôle, exactement. Il est là, il aide un peu à droite à gauche, il facilite la vie… mais on nous dit qu’il est là pour aider Maureen et Eddie à tomber amoureux… ben j’ai loupé le truc alors.

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Le point positif du livre: le dilemme du financement des bibliothèques aux USA, du soutien à l’art en général. Quand il faut couper dans le budget, ce sont toutes ces institutions qui en pâtissent en premier lieu. A quoi ça sert, un cours de musique ou d’art plastique? la philo? La lecture? Ca ne sert à rien de « concret ». Donc c’est par là que commencent les coupes budgétaires.

Maureen donne notamment des cours d’alphabétisation aux adultes qui ne savent pas lire et écrire. Elle lit des histoires aux enfants. Sa bibliothèque est un lieu de convergence pour petits et grands. Bref, la disparition de la bibliothèque, financée par un riche industriel local, serait une catastrophe culturelle pour la petite ville d’Avalon.

Au niveau du style, c’est agréable à lire. C’est bien construit aussi, même si cousu de fil blanc. Je n’ai pas laissé mon livre avant de l’avoir fini, car, sachant que ces deux là allaient finir ensemble, je voulais absolument savoir comment tout cela finirait! Pas de grosse surprise, mais une lecture de Noël agréable et de circonstance. Vite lu, vite apprécié pour ce qu’il est, et vite oublié. Je l’ai d’ailleurs libéré dans ma boite à livre de quartier, autant que d’autres en profitent.

Les critiques que j’ai lues, de personnes qui connaissent l’auteure, sont toutes un peu déçues par ce livre, qui est un peu trop facile et manichéen. Stéréotypé. J’ai beaucoup aimé Maureen et Eddie, mais leurs « problèmes » m’ont semblé surfaits. Il fallait une excuse pour que Maureen soit allergique à l’amour et une grenouille de bénitier, et une autre pour qu’Eddie soit blessé par Noël. je ne suis pas certaine que les excuses trouvées par l’auteure soient les meilleures, mais ça fonctionne plus ou moins, même si c’est un peu gros.

Bon, il est facile de critiquer, je ne sais pas si j’aurais fait mieux!!! Donc je rends tout de même hommage à Susan Wiggs et à son travail, qui m’ont fait passer un agréable moment alors que j’étais malade et ma choupette aussi.

Un autre bémol: j’ai lu ce livre en anglais, et il y a quelques phrases de français de ci, de là. Très, très mauvaise traduction!!! Complètement littérale, c’est du franglais de haut niveau. Dommage. Quand on veut crâner avec son français (ou toute autre langue étrangère), on fait vérifier par une copine qui sait de quoi elle parle!

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Lire ce livre: Vous pouvez lire ce livre en ligne en français en cliquant ici, et en anglais en cliquant ici. Sinon vous pouvez vous procurer la version papier sur Amazon en français ou en anglais.


susan-wiggs-photo2-by-susan-doupeL’auteure: Susan Wiggs est née le 17 mai 1958 à Olean, dans l’Etat de New York, aux Etats-Unis. Elle commence à écrire dès son plu jeune âge, finissant son premier livre, intitulé Un Livre Sur Les Enfants Pas Sages, à l’âge de huit ans.

Susan Wiggs devient professeur de mathématiques après des études à Harvard, mais continue de beaucoup lire, surtout des romances. Elle reprit la plume en 1983, et son premier roman fut publié en 1987. Elle abandonne son poste de professeur de mathématiques en 1992 pour se consacrer à l’écriture, avec une moyenne de deux livres par an.

Susan Wiggs écrit des romances contemporaines et historiques. Ses livres sont traduits dans de nombreuses langues, dont le français, l’italien, l’allemand ou le japonais. Ils sont fréquemment en lice pour le Prix RITA, l’ultime consécration pour la romance.

Susan Wiggs réside dans l’Etat de Washington avec sa fille et son mari.


Produits dérivés: Un Jour De Neige est le sixième roman de la série The Lakeshore Chronicles, qui compte 11 volumes à ce jour.


L’histoire: Un Jour De Neige (A Lakeshore Christmas) retrace l’histoire de Maureen, la bibliothécaire d’Avalon, et d’Eddie Haven, l’un des meilleurs amis de Noah Shepperd, le beau-père de Daisy Bellamy. Maureen adore son job, mais un déficit budgétaire important menace de fermer la bibliothèque. Maureen est aussi obsédée par Noël, qui occupe une grande place dans sa vie. A chaque fois qu’elle a eu un problème, Noël l’a « sauvée ».

Cette année, c’est elle qui dirige le spectacle de Noël de l’Eglise d’Avalon, avec Eddie Haven, un ancien enfant-star qui, suite à une condamnation, doit effectuer des travaux d’intérêt public. Ici, donc, l’organisation du spectacle de Noël…

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Maureen est une fille plutôt coincée, et Eddie est trop cool. Le yin et le yang. Les opposés s’attirent, et ces deux là n’y échappent pas. Mais Maureen a été blessée dans le passé par un homme qui a abusé de sa confiance, un homme qu’elle a aimé de tout son coeur, et qui était marié. Donc Maureen est fermée comme une huître et ne compte pas s’ouvrir au bel Eddie, qui lui fait du gringe.

D’ailleurs Maureen est tellement hermétique aux avances d’Eddie que celui-ci doit presque la forcer pour qu’ils se voient en dehors de l’organisation de ce fameux spectacle de Noël… Lorsque Maureen cède à ses avances, c’est le Nirvana.

Eddie confie à Maureen qu’il se trouve mieux loin de ses parents. Cette dernière essaie de faire en sorte que la famille se réconcilie, ce qui énnerve Eddie. Finalement, il démêle le passé avec ses parents, se réconcilie avec eux, et comprend que les intentions de Maureen étaient bonnes.

Eddie et Maureen se réconcilient, et un an après, il la demande en mariage.

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De l’ogranisation de ma vie réelle et virtuelle – ou comment tenir un blog peut retourner de l’exploit.

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Chers lecteurs de ma petite bibliothèque virtuelle,

Un tout grand merci de me suivre et de partager mes lectures! Le blog tourne à nouveau au ralenti depuis quelques temps. Ce n’est pas faute d’avoir lu des tonnes de livres, juste mon organisation et mon temps qui me font défaut.

D’ailleurs les lauréates du dernier concours, qui date de quelques mois, attendent toujorus leurs lots, je m’en excuse! Ils arriveront, c’est promis juré! Il faut juste que j’arrive à caser ce fameux trip à la poste entre mon taf, ma fille et ma vie en général.

Bref, je ne suis pas du tout au top en tant que blogueuse, ce dont je m’excuse. la vie est ainsi faite…

Je vais m’organiser un peu mieux car, comme ils disent dans la cour de récré, « ça craint du boudin ».

Mais je continue à vous lire tous, à aimer vos articles, à réagir… c’est juste que la création de contenu est un peu au dessus de mes forces ces derniers temps.

Bises à tous et continuez de me faire voyager, que ce soit par les mots ou les images… ou toute autre forme d’expression!

Sev

 

Tshirts for book lovers – Tshirts pour les rats de bibliothèque

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boo-roCe n’est pas mon style de pousser à la consommation. Mais je ne peux m’empêcher de partager avec vous ces Tshirts pour NOUS, les rats de bibliothèques, avec quelques jeux de mots assez truculents (en anglais par contre).

https://www.sunfrog.com/BeeMinsk/books

Voyez plutôt:

  • J’ai juste envie de lire des livres, de sauver des animaux et de faire des siestes
  • Si vous pouvez lire ceci, c’est que j’ai été forcé de laisser tomber mes livres pour réintégrer la société
  • Météo du weekend: lire avec de fortes chances de boire du vin
  • Un dernier chapitre
  • My weekend is all booked (jeu de mot: le nom « book » signifie « livre », alors que le verbe « to book » signifie « réservé ». Donc: « mon weekend est complètement réservé », sous entendu « je vais lire tout le weekend et ne viens pas me déranger »).

 


Not my style to advertise products or to encourage spending your money on gadgets, but I cannot help but share these Tshirts that are made FOR US! The bookworms 🙂 Some even have quite good puns, to top it up!

https://www.sunfrog.com/BeeMinsk/books

My favourites:

  • I just want to read books, save animals and take naps
  • If you can read this shirt, I was forced to put my book down and re-enter society
  • Weekend forecast: reading with a chance of drinking
  • My weekend is all booked

Pear-Shaped (En Forme De Poire)

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pear-shaped-ukPear-Shaped est un roman que j’ai récupéré chez une dame anglaise qui vidait sa bibliothèque, et qui avait une sélection de chick lit incroyable.

Je venais à l’origine pour récupérer ses Marian Keyes, mais je me suis laissée tenter par d’autres auteurs que je ne connaissais pas, histoire d’élargir un peu mon horizon littéraire.

J’ai lu Pear-Shaped en une nuit: commencé à 19h30 en endormant ma fille, fini à 2 du matin. J’ai été enchantée de ma lecture!


Résumé et avis en bref: Sophie Klein, 33 ans, est londonienne, célibataire et invente des desserts pour une chaîne de supermarché. Le job de rêve! Sophie rencontre James, 45 ans, célibataire, un peu bedonnant, charmeur et charmant. Tous les deux aiment la bonne bouffe.

pear-shaped-womanSauf que Sophie ne sait jamais quand James va l’appeler. Sauf qu’il a un ex qui est mannequin de jambes, et qu’elle, Sophie, a des formes. Sauf que des fois, il lui sort des petites piques carrément méchantes, qu’elle prend à la rigolade. Sauf que James dit à Sophie, après quelques mois de relation, qu’il n’arrive pas à passer outre le fait qu’elle n’ait pas la taille mannequin.

C’est l’histoire d’une jeune femme qui aime la vie et la bonne bouffe. Elle rencontre un menteur manipulateur et en tombe amoureuse. Lorsqu’elle se rend compte, un peu tard, de ce qu’il est vraiment, elle coupe les ponts pour se préserver, mais le mal est fait: Sophie devient obsédée par son poids, loupe des journées de travail, et doit même prendre des anti-dépresseurs pour survivre.

Finalement, Sophie parvient à se reconstruire en quittant un job qu’elle n’aime plus, en adoptant un mode de vie sain (exercice et nourriture saine), et surtout en s’appuyant sur ses amis, qui n’hésitent jamais à lui dire la vérité toute nue.

J’ai beaucoup aimé ce livre car il traite d’un sujet pas facile: les dégâts que peut faire un manipulateur immature et égocentrique chez son partenaire, et comment s’en sortir. Sophie Klein a ses propres réponses.

L’écriture est enlevée et joyeuse, beaucoup de dialogues qui m’ont bien fait rire, des répliques du tac au tac en veux-tu, en voilà! On sent l’amour de l’auteur pour la bonne cuisine et plus spécialement le rayon pâtisserie. D’ailleurs, la fin du roman reprend les recettes de tous les gâteaux évoqués dans le livre.

Ce livre est un mix de Bridget Jones et de Reciepes For A Perfect Marriage!

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Illustrations:

En anglais: je trouve que l’illustration de mon édition, qui montre une jeune femme de profil portant une coupe sur un plateau, prête à confusion. Le roman parle d’une jeune femme qui a des formes, or la jeune femme de l’illustration est toute filiforme. On a aussi l’impression qu’elle est serveuse, alors qu’en fait elle cuisine beaucoup (la coupe contient un dessert, mais si on ne le sait pas, on peut rapidement passer dessus pour se dire que c’est une glace ou un cocktail).

Bref, l’illustration de la couverture ne correspond pas vraiment au contenu du livre, et répond aux exigences marketing de la chick lit, avec sa police d’écriture « à la main » et une dominante de rose, plutôt qu’au contenu du texte.

L’édition américaine montre un cookie au chocolat percé d’un coeur, à moitié dévoré. La police est plus neutre et le rose moins dominant. Ca me plait plus, les dimensions « amour et dessert » sont bien représentées. C’est simple et sans chichi.

Enfin,  l’illustratrice britannique Samantha Mabley s’est amusée à réimaginer la couverture de ce livre, en l’illustrant avec un dessert fait à base de poire, ce qui, à mon avis, est encore mieux!

Chaque couverture reprend la même présentation succincte: « un roman qui parle d’amour, de coeur brisé et de dessert ». Là encore, je ne suis pas d’accord, et j’aurais ajouté un truc du style « et de comment se reconstruire après être passée entre les mains d’un manipulateur égocentrique », car c’est bien de ce thème que traite le roman avant tout. Le reste, c’est du contexte!

Editions étrangères: cet excellent livre n’a été traduit qu’en italien et en allemand (encore une fois, devrais-je me porter volontaire pour la traduction française?)

En italien, le titre est traduit par « L’amour à ma sauce », avec une jeune femme qui zieute des gourmandises. Je trouve que l’on perd la dimension « héroïne avec des formes » dans ce titre.

En allemand, le titre signifie « particules sucrées » d’après Google Translate. On reste donc sur l’aspect « pâtisserie » mais on zappe complètement le reste. J’aime bien la photo, avec une jeune femme en cuisine, mais encore une fois: 1. elle est filiforme; 2. c’est quoi cet oeuf devant son oeil?


pear-body-shapeMon avis:

Erreur de marketing: Pour moi ce livre n’est pas marketé comme il faut, car le quatrième de couverture dit: « une fille rencontre un mec. La fille perd le mec. La fille perd la tête ». Mais pourquoi perd-elle la tête? Parce que ce mec était un menteur et un manipulateur!

Elle ne « perd » pas son mec, elle rompt avec lui parce que c’est un goujat manipulateur pour qui les apparences comptent plus que les sentiments.

Bien sur son coeur est brisé, bien sur elle passe par une période pas facile… Mais selon moi, ce qui est important, c’est qu’elle se remet d’une relation avec un manipulateur, et le coeur brisé est une conséquence de cela.

Le style d’écriture: un style très plaisant avec de nombreux dialogues, qui donnent du rythme au livre. Les personnages ont de la répartie, c’est très sympa à lire. Beaucoup d’humour très british aussi, j’ai beaucoup ri. Rien de transcendent niveau recherche stylistique (ce n’est pas écrit en quatrains et ce n’est pas du Barjavel), mais rien à reprocher non plus.

J’ai beaucoup aimé la division du livre en trois parties, intitulées d’après certains desserts, qui correspondent aux différentes étapes de la relation:   pour la rencontre et la période « lune de miel », crumble pour la rupture, et   pour l’étape de reprise en main de sa vie.

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Les personnages: (Bridget Jones + Jamie Oliver) vs (le menteur manipulateur)

Sophie Klein est une jeune femme de 33 ans, célibataire, qui a des formes. plus spécifiquement, des formes « de poire » 🙂 Mais elle est bien dans ses baskets et profite de la vie à fond. En plus elle a un super job: elle conçoit des desserts pour une chaîne de super marchés!

Sophie est joviale, sarcastique, enjouée, et croque la vie à pleines dents, jusqu’à ce que James ne la réduise en miettes…

Le menteur-manipulateur: James est célibataire à 45 ans. James a construit un empire tout seul, James n’a pas de cuisine dans sa résidence luxueuse car il mange tous les jours à l’extérieur, et James conduit une Maserati tape à l’oeil. James aime aussi exhiber ses bijoux de famille quand ça lui chante, et prend tout pour acquis.

James est en fait un enfant gâté qui pense que tout lui est dû, et surtout les jeunes mannequins aux longues jambes… bien que lui ait un gros pif et soit bedonnant. Pour pouvoir quand même profiter de la vie comme il l’entend, rien de tel qu’un gros mensonge éhonté pour que les choses coulent comme il l’entend. sauf que Sophie ne l’entend pas de cette oreille – et sa santé physique non plus.

La relation abusive et destructrice: James fait poireauter Sophie,ne l’appelant que lorsqu’il est lui-même disponible, et exigeant qu’elle se libère pour lui. Sophie est éblouie par cet homme au bagou étonnant, et tombe raide dingue de lui. Par contre elle n’est pas dupe, et se rend vite compte que quelque chose cloche: mais son coeur et sa tête vont dans des directions contraires, et elle ignore les signes avant-coureurs.

donald-trumpJames se conduit comme un gosse capricieux. En y pensant, il me fait penser à Donald Trump, d’ailleurs! Un vrai gosse de 4 ans, qui joue avec son zizi (je ne sais pas pour Donald, mais vu le nombre de gosses qu’il a, à mon avis je suis dans le vrai).

James dégaine dans les endroits les plus saugrenus pour un petit quickie avec Sophie, par exemple dans une exposition (oui, oui!), ou alors il court tout nu dans le jardin ou se frotte contre la baie vitrée… Bref, un gamin!

Les amis de James mettent aussi la puce à l’oreille de Sophie: Ce sont tous des hommes qui ont passé la quarantaine, et qui se conduisent comme des goujats. Sophie n’approuve pas trop.

James appelle Sophie rarement, la faisant se ronger les sangs entre deux appels, se demandant si elle a rêvé cette relation ou pas… et lorsqu’il appelle, il faut que Sophie soit libre pour lui. Lorsque Sophie explique ce mode de fonctionnement à son ami Paul, celui-ci lui dit d’emblée qu’il y a anguille sous roche, très certainement une épouse. Mais Sophie sait de source sûre que James n’est pas marié. Alors, qu’est-ce?

Le fait que James ait énormément d’argent gène Sophie. Elle a l’impression que cela se dresse entre eux. Et en effet, James, avec sa voiture-joujou-de-luxe, se conduit comme si tout lui était dû. Comme si son argent pouvait tout acheter. Il emprunte la voie du bus? C’est pas grave. Son argent le met au dessus de la loi.

Son argent lui achète aussi des relations superficielles avec des jeunes femmes de 25 ans mannequins. James est obsédé par le physique des femmes, il n’arrive pas à passer outre. Lorsque James et Sophie se rendent chez un couple d’amis de cette dernière. L’épouse, après deux grossesses, est en dépression. La seule chose que James trouve à dire sur les amis de Sophie, est que la femme « se laisse aller », qu’elle devrait « faire des efforts pour son mari et aller à la salle de sport ». Sophie le rembarre gentillement en lui disant qu’il est un gros lourdingue macho… mais James n’en pense pas moins ce qu’il a dit.

Autre exemple: lorsque James et Sophie parlent d’avoir des enfants, James appuie bien sur le fait que leurs enfants seront beaux. Sophie, sèchement, lui rappelle que la santé et l’intelligence sont bien plus importants. Et James de renchérir: « oui mais s’ils sont beaux, ce sera quand même mieux, non? ».

James ne peut donc pas passer au dessus de son attraction pour le beau, bien qu’il soit lui-même bedonnant. Après quelques mois de relation, il explique donc à Sophie qu’il a un problème: il l’aime beaucoup, mais elle n’est pas son « type ». Entendre: elle n’a pas des jambes interminables et le ventre ultra-plat. Sophie tombe des nues, mais donne une seconde chance à James.

Ce dernier va jusqu’à demander Sophie en mariage, alors qu’il est évident qu’il couche avec la mannequin (à très longues jambes) qui promeut sa marque de chaussettes et de bas. Sophie ne veut pas y croire, jusqu’au jour où, voulant faire une surprise à James, elle se rend chez lui alors qu’il n’y est pas… et trouve ladite mannequin installée chez son mec, en petite tenue.

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La phase sombre: Une fois que Sophie a rompu avec ce mec toxique, elle sombre. Elle manque le travail, elle s’empiffre de gâteaux, perd la notion du temps… elle sombre tellement qu’elle va demander des anti-dépresseurs à son médecin.

Elle essaie d’aller à un rendez-vous galant pour se changer les idées, mais c’est un tel désastre que le gars invente une excuse et la plante là, complètement bourrée.

Pour rebondir, il faut toucher le fond… et Sophie n’y échappe pas.

La renaissance: Lorsque Sophie décide que c’en est finalement assez, elle se reprend en main, de manière assez extrême: elle participe à un Boot Camp en Italie. Elle change de job, car son boulot ne la satisfait plus. Et elle commence à sortir avec Will, un mec sain et sympa, qui a toujours eu le béguin pour elle – mais elle faisait semblant de ne pas le voir.

Bref, Sophie se prend en main et est maîtresse de sa propre destinée. Un jour, elle aperçoit James qui sirote une bière avec un pote. Il n’a pas changé, et Sophie le voit tel qu’il est, pour la première fois. La boucle est bouclée, Sophie est définitivement libérée du fantôme de James.

C’est bien pour cela que je trouve que ce livre n’est pas marketé correctement: c’est plutôt une histoire de survivante d’une relation abusive – mais je suppose que c’est moins vendeur que « amour, coeur brisé et bouffe ». Et pour être honnête, le livre parle aussi de ces sujets là!

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Le double standard: James adore la bonne bouffe, Sophie aussi. James adore boire du bon vin, Sophie aussi. James a une petite bedaine, Sophie a de belles courbes. James a 45 ans, Sophie 33, ils sont tous les deux célibataires. James, en tant qu’homme, a le droit d’être tout cela. Cependant, il n’admet pas que Sophie puisse avoir les mêmes défauts que lui…

Ca me rappelle un peu ce pote de 35 ans, célibataire, qui cherche une femme à épouser. Il rencontre LA nana. Elle a 28 ans. Elle a un ex avec lequel elle est restée longtemps. Elle a une histoire. Et Monsieur est jaloux… Ben oui, mais à 35 piges, on ne va pas lui servir une vierge sur un plateau d’argent! Et lui aussi, traîne ses propres casseroles… Bref, le double standard homme-femme a, malheureusement, encore de beaux jours devant lui (et ne me lancez pas sur ce qui se passe en ce moment dans les sociétés occidentales sur le droit des femmes, sinon je vais commettre un meurtre!).


stella-newmanL’auteure: Stella Newman est britanique. Elle a étudié l’anglais à l’Uuniversité du Sussex, a travaillé dans la pub pour la BBC, puis s’est reconvertie en critique culinaire.

Elle se consacre désormais à 100% à l’écriture et vit à Londres. Stella est aussi sur WordPress, où elle bloggue sur les restaurants, la nourriture et l’écriture.


Produits dérivés:  A Pear Shaped Christmas, nouvelle dans laquelle on retrouve Devron, l’horrible supérieur de Sophie à Fletcher.


empire-waist-wrapL’histoire: Sophie Klein a un job de rêve: elle conçoit de nouvelles lignes de dessert pour un grand supermarché britannique. A 33 ans, elle est fraîchement célibataire, aime la vie et bien manger.

Elle rencontre James, 45 ans, dans un bar, et c’est le coup de foudre. James n’est pas « beau » dans le sens traditionnel du terme, mais pour Sophie il a un charme fou, et beaucoup de bagout. James « vend des chaussettes » et voyage beaucoup à l’étranger.

Sophie est conquise, mais James la tient sur la sellette: il promet de l’appeler, mais le fait à la dernière minute. Sophie se dit qu’elle est tombée sur un phobique de l’engagement. James ravit Sophie à chaque fois qu’ils se rencontrent, mais James n’invite pas Sophie dans sa vie: ils ne se rencontrent pas souvent, ne communiquent pas souvent, mais quand ils sont ensemble, c’est juste trop bien.

Sophie a récemment changé de supérieur: avant c’était Maggie, une femme qui dédiait sa vie à la conception des desserts. Maggie est partie ouvrir son entreprise, et c’est Devron qui la remplace. Sauf que Devron ne se préoccupe que de réduire les coûts et augmenter les marges. Devron est un con prétentieux qui n’y connaît rien mais qui fait comme si. Sophie n’aime pas Devron.

Sophie travaille avec une usine, où son contact, Will, l’aide à développer ses nouvelles conceptions pâtissières. Will est sympa et Sophie s’entend bien avec lui. Will kiffe bien Sophie, mais elle est complètement aveugle et le trouve juste « sympa ».

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James continue de se pointer un peu à l’improviste dans la vie de Sophie. Il l’éblouit, il l’emmène faire des choses incroyables, mais ne la présente pas à ses amis… et Sophie pas aux siens. Leur histoire est une parenthèse enchantée.

Lorsque Sophie part à NYC pour le travail, elle loge chez un ami, et James se montre extrêmement jaloux. Paul, l’ami new-yorkais, flaire l’anguille sous roche lorsque Sophie lui raconte son histoire avec James.

skinny-pants-for-plus-size-pear-curve-1Après un dîner en amoureux, James confesse à Sophie que quelque chose le tracasse: elle n’est pas « son genre », et des fois, il n’a « pas envie d’elle ». En gros, il lui dit qu’il l’aime beaucoup mais qu’elle est trop grosse. Sophie se prend une claque magistrale et rompt avec James.

Mais James fait tout pour la reconquérir, et il y arrive. Sophie lui donne donc une seconde chance… James et Sophie tombent dans une petite routine de couple: elle dort le plus souvent chez lui, et il la demande en mariage. Pour sceller tout cela, il demande à Sophie de l’aider à concevoir sa cuisine (qui consistait jusqu’à présent en un micro-ondes et un mini-frigo aux étagères brisées). Sophie habite à moitié chez James, à moitié chez elle.

Les amoureux parent dans le sud de la France, dans une villa prêtée par des amis richissimes de James. Il y a notamment une piscine vitrée, on peut donc voir les nageurs. James déclare qu’il va se balader tout nu pendant tout le séjour, et demande à Sophie de faire de même, mais cette dernière préfère garder son bikini.

James et Sophie boivent beaucoup de vin, James nage tout nu dans la piscine et se frotte contre la paroi vitrée… Lorsqu’ils arrivent à court de victuailles, ils sortent sous le soleil du midi, et James, tout invincible qu’il se croit, accuse le poids de son âge, de son style de vie, et de l’insolation qu’il se paye. Sophie prend soin de lui.

publicite-dimJames lance une nouvelle gamme de collants, et Sophie est invitée au lancement. James est nerveux, et Sophie remarque qu’il la présente comme étant sa fiancée, mais un peu à contre coeur. Un peu comme s’il avait honte.

Par contre, quand il s’agit de présenter la mannequin aux longues jambes qui lui sert d’égérie, il est tout sourire. D’ailleurs il disparaît un peu trop longtemps, et la mannequin aussi. D’ailleurs Sophie a un horrible pressentiment, se sent mal, et rentre chez elle en pleurant. Mais Sophie n’a pas de preuve.

La cuisine de James avance bien. Sophie a tout conçu, mais lorsque James passe au magasin pour voir ce qu’elle a choisi, il flash sur un réfrigérateur aux proportions gigantesques, avec plein de gadgets, et qui coûte hyper cher. James veut le frigo, comme un gosse de trois ans voudrait un jouet. James achète le frigo. Son argent le met au dessus de tout, même de Sophie, qu’il est censé épouser, et qui a conçu la cuisine parfaite pour sa maison.

James part en mission pour le travail et Sophie se dit qu’elle irait bien faire les courses pour lui, pour qu’il trouve son frigo plein à son retour. Lorsqu’elle fait part de son projet à James, celui-ci lui dit qu’il n’a pas besoin qu’elle fasse cela, qu’il peut se débrouiller. Mais Sophie le fait quand même. Et, surprise! qui trouve-t-elle en petite tenue, chez James? Chez son fiancé? La mannequin russe aux longues jambes.

gateau-chocSophie comprend tout et s’en va chez sa meilleure amie, qui la met au lit. Sophie est au 36è en dessous. Elle manque des jours de travail, en mode zombie. Elle s’enferme des jours durant avec une centaine de gâteaux différents, et s’en empiffre en fumant des joints, sous couverts de faire de la cherche pour développer un nouveau produit. Elle grossit à nouveau.

Elle essaie d’aller à un rendez-vous avec un homme qui a montré de l’intérêt à plusieurs reprises. Elle a d’ailleurs une liste d’excuses si ça se passe mal, pour s’échapper. Sophie boit trop, parle de James, et l’homme avec lequel elle devait passer la soirée lui sort une à une toutes les excuses possibles et imaginables pour s’éclipser. Une catastrophe. Sophie n’est pas prête du tout. D’ailleurs elle demande à son médecin des anti-dépresseurs, car elle se sent au bout du rouleau. Au bout de tout.

Devron, son boss complètement imbu de lui-même, la convoque, car son attitude au travail est inacceptable. Sophie lui rit au nez et lui dit qu’elle se casse. Voilà, elle a démissionné… Mais que faire maintenant?

Libérée d’un homme horrible et d’un job qu’elle n’aimait plus, Sophie repart à zéro. Premier pas: une remise en forme physique. Sophie s’inscrit à un bootcamp en Italie. Sous le soleil, avec cinq autres femmes, elle va faire des pompes et être rationnée comme jamais. Lorsqu’elle revient, elle prend contact avec son ancienne patronne, et devient associée.

On laisse Sophie à nouveau bien dans ses baskets, un job et un corps dans lequel elle se sent bien, et un nouveau mec: Will, de l’usine de gâteaux. Ben oui, finalement Sophie a ouvert les yeux, et a trouvé une crème qui attendait juste d’être dégustée!

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Annonce: Les Editions Du Monde Premier recherchent collaborateur(s)

Publié le

Avis aux auteurs en herbe!

Rose, Blanche, Le Tanuki (pour les contes fantastiques), et tous les autres, ça pourrait bien vous botter!

Avis aussi aux illustrateurs, Mars je regarde de ton côté!

Les Editions du Monde Premier sont une maison d’édition associative qui aide les auteurs de fantastique et de policier à éditer leurs oeuvres.

Ils sont à la recherche de:

  • jeunes talents
  • correcteurs et relecteurs
  • illustrateurs
  • experts en marketing

Vous pouvez en apprendre plus ici!

 

Warwick Castle, Marine Noirfalise (2016)

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warwick-couvertureMarine tient le blog littéraire A Touch of Blue Marine, que je suis depuis pas mal de temps maintenant. Lorsqu’elle a écrit son premier roman il y a quelques mois, j’ai été très heureuse pour elle.

Elle a proposé aux blogeurs de leur faire lire son oeuvre gratuitement, ce que j’ai fait avec grand plaisir. Marine a écrit son livre en le plaçant dans l’univers de la célèbre série Downtown Abbey.


L’histoire: Trois soeur: Sofia, Adeline, et Lily. Un frère adoptif, Daniel. Des parents hauts en couleur: James, lord anglais, et Giulietta, fille de la noblesse italienne.

Sofia perd son fiancé lors de la Grande Guerre. D’abord en deuil, sa colère lui fait monter un projet pour la paix: elle organise des manifestations pacifistes à Londres.

Adeline, partie en Italie avec sa mère, revient avec un lourd secret: elle est enceinte d’un beau cordonnier.

Lily, quant à elle, amoureuse depuis toujours de son frère adoptif, tombe des nues lorsqu’elle le surprend à bécotter Rebecca, une domestique italienne. Sous le choc, Lily s’enfuit.

Lorsque la famille s’aperçoit de sa disparition, James retourne ciel et terre pour retrouver sa fille, en vain. Il croisera une ancienne conquête et sera tenté par cette femme sulfureuse.

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Warwick caslte, une deumeure familiale chaleureuse et modeste 😉


Mon avis: C’est un roman qui m’a beaucoup rappelé Jane Austeen. Je n’ai jamais regardé Downtown Abbey, donc je ne peux pas juger, mais apparemment il y a aussi beaucoup de points communs avec la série.

A travers ses personnages, Marine Noirfalise explore différents destins dans cette société anglaise de la fin de la première guerre mondiale. De ce fait, cela m’a aussi rappelé Ken Follet, qui utilise à bon escient ses personnages pour explorer telle ou telle facette de la société sur laquelle il écrit.

Sofia est une fille droite dans ses bottes, avec des principes. Un seul grand amour, Henry, tombé au front. Même tentée par le délicieux Jefferson, le souvenir d’Henry reste plus fort que tout.

Après son deuil, elle forme le projet un peu fou de monter une association qui promeut la paix. Avec Margaret, une autre femme dont le mari est parti se battre, elle crée son association et organise une marche blanche dans les rues de Londres. Malheureusement, un bombardement met fin à tout cela.

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Démonstration pour la paix aux USA

Lily, la plus jeune des filles Foxbury, a 19 ans. Vue comme le bébé de la famille, elle s’entend à merveille avec Daniel, son frère adoptif. Elle en est même un chouïa amoureuse, et elle tombe donc des nues lorsqu’elle surprend son bien aimé avec Rébecca, une domestique italienne.

Sous le choc, Lily s’enfuit. On apprendra par la suite que Lily a été recueillie par un vieux fermier dont le fils est parti, lui aussi, au front, et qui avait besoin d’aide à la ferme. Lily y resta trois mois, à traire les vaches, traiter les arbres et nourrir les poules. C’est une jeune femme qui revient chez elle le jour de Noël, plus une gamine. L’expérience l’a fait grandir.

1917-fashionAdeline, quant à elle, est la plus fantasque. Capricieuse, elle aime être le centre de l’attention. Elle a passé l’été en Italie chez son grand-père, et en revient enceinte… Lorsque la domestique italienne, Rebecca, découvre son secret, une relation intime se tisse entre les deux femmes: en effet, Adeline porte l’enfant du frère de Rebecca! Small world… Rebecca et Adeline feront le voyage en Italie pour l’accouchement.

Il s’agit d’un premier roman, et cela se sent. Le récit de Marine est sympathique, cependant il y a quelques invraisemblances qui m’ont fait tiqué: le gentil fermier, par exemple.

J’ai été surprise que Lily n’ait pas du se prostituer ou devenir pirate! En revenant, elle s’intéresse aux affaires de son père, notamment l’aéronautique. Je pense qu’un développement dans ce sens aurait peut-être été plus judicieux que cette escapade à la ferme. Je vois bien Lily devenir la première femme ingénieur, par exemple.

Le fait qu’Adeline soit tombée amoureuse du frère de sa domestique, c’est un peu facile aussi, je trouve.

J’ai aussi trouvé dommage que l’on ne développe pas plus certains personnages: Daniel et les domestiques. La cuisinière aurait pu avoir plus de « place », et certains domestiques ne sont que nommés, et pas du tout développés. Je pense par exemple à Helen Kane, dont j’ai eu du mal à comprendre la fonction.

La fin est un peu abrupte et pour le moins surprenante. Pour moi elle a été décevante, car j’aimais beaucoup Jefferson et j’avais vraiment l’espoir que Sofia tombe amoureuse de lui.

Les quiproquos amoureux sont bien menés et donnent lieu à des scènes de dispute mémorables.

Il y a quelques clins d’oeil que j’ai apprécié, notamment le nom de l’association pour la paix de Sofia, qui s’appelle le PAL. Chers dévoreurs de livres qui s’entassent, cela ne vous rappelle rien? 😉

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Enfin, il y a beaucoup d’erreurs de syntaxe, de conjugaison, de style, et de nombreuses coquilles. Marine Noirfalise m’a d’ailleurs expliqué que depuis, elle avait fait relire et corriger son manuscrit, ce que je trouve très bien. En effet, son histoire est sympathique, drôle et émouvante, et des erreurs de forme lui portent vraiment préjudice!

Pour le fond, on sent que c’est un premier roman, mais l’imagination est au rendez-vous et il y a même un peu de suspense par ci, par là.

Ce sont donc des débuts hésitants mais prometteurs, et je souhaite bonne chance à Marine Noirfalise pour son prochain roman, qu’elle est en train de nous concocter.


marineL’auteure: Marine Noirfalise a 25 ans, elle est belge, et tient le blog littéraire A Touch Of Blue Marine. Diplômée en édition de l’Université de Louvain, elle dévore des livres depuis toujours.

Vous pouvez en apprendre plus sur Marine en cliquant ici.


Comment se procurer Warwick Castle: Cliquez ici!

Si vous êtes intéressé par un partenariat, vous pouvez écrire à Marine: atouchofbluemarine@gmail.com


 

Découverte: les contes japonais du Tanuki

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Le Tanuki, pour ceux qui ne le sauraient pas, est un animal merveilleux japonais, qui se rapproche du raton-laveur. Dit comme ça, ce n’est pas très flatteur, mais au Japon, le Tanuki est révéré et tout le monde sait qu’il a de grands pouvoirs… tout comme les renards.

Le Tanuki, c’est aussi le pseudo d’une blogeuse littéraire, derrière lequel se cache Juliette. Passionnée par le Japon, Le Tanuki nous propose chaque lundi un court conte de sa plume, dans la tradition japonaise. Le merveilleux y tient une place de choix, les animaux y possèdent des pouvoirs magiques, et le papier prend vie.

Vous pouvez trouver une liste de ces contes ici. Régalez-vous!

Le Tanuki nous propose aussi des critiques littéraires, et tient une boutique très sympa sur Etsy – si vous voulez décorer votre ordi, acheter une écharpe japonaise ou des cartes sympa, cette boutique est faite pour vous.

 

 

 

La chick-lit et moi: une histoire d’amour (très) récente

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Aujourd’hui, je voudrais vous parler du rapport que j’ai avec un genre littéraire spécifique: la chick-lit.

D’abord, qu’est-ce que c’est que ça, la chick-lit?

« Chick » est un mot familier anglais signifiant à la base « poule ». Oui, comme dans le « chicken » des chicken McNuggets de chez McDo! La connotation est tout de même bien moins péjorative qu’en français – si t’appelles « eh ma poule » une nana dans la rue que tu ne connais pas, à mon avis elle ne va pas apprécier. Pour moi « chick » sonne comme « girl », donc l’équivalent de « meuf ». Du style « yo chick, relax! » « eh meuf, relax! ».

Quand au « lit », il s’agit de l’abréviation du mot « literature », un mot donc transparent, puisque les anglophones nous l’ont piqué (suis un peu chauvine sur les bords).

th_0778302393La chick-lit, c’est donc de la littérature de meuf. Le(s) personnage(s) principaux sont donc des filles/femmes à qui il arrive des trucs, le plus souvent d’ordre sentimental, mais pas que. Certaines de ces femmes doivent par exemple se reconstruire suite à une épreuve (perte d’emploi, décès d’un proche, enfants qui donnent du fil à retordre, etc…).

Je dois avouer que jusqu’à récemment, je snobais la chick-lit. Je lisais surtout des romans historiques, avec ce sentiment d’apprendre tout en me divertissant (ce qui est totalement vrai, soit dit en passant).

Pour moi la chick-lit, c’était surtout Harlequin, donc je confondais littérature pour femmes et romance. Dans ma tête, c’était donc les livres avec une intrigue mince, prétexte à ses scènes sensuelles ou sexuelles plus ou moins explicites. Bref, c’était de la littérature de seconde zone.

29915267Lors de mon adolescence, j’ai d’ailleurs dévoré bon nombre d’Harlequins lors de mes vacances – bizarrement, on trouve toujours les étagères des bibliothèques des campings remplies de cette collection!

Il y a de cela un an environ, des amies anglaises ont konmarisé (de la méthode de tri de Marie Kondo) leur appartement et se sont donc débarrassées de plein de bouquins, dont certains volumes de Marian KeyesMarian Keyes. J’ai beaucoup moins de mal à prendre un livre dont je ne suis pas sure, lorsque je n’ai pas à sortir mon portefeuille 😉 J’ai donc récupéré deux livres de Marian Keyes, choisis pour leur couvertures funky, un peu au pif. Ainsi que quelques classiques de la littérature brit et US.

J’ai commencé avec  Un homme trop charmant, et j’ai été bluffée. Marian Keyes a réussi à parler d’un sujet grave (le pervers narcissique) tout en me faisant rire aux éclats. Un coup de maître!

2334751C’est là que je me suis rendue compte de mon erreur: la chick-lit, c’est bien plus qu’Harlequin et du divertissement. Ce sont des sujets graves qui sont abordés, au travers de la vie de femmes qui nos ressemblent… plus ou moins.

Je me suis donc jetée à corps perdu dans cette nouvelle littérature, si longtemps dénigrée. Bien sur, il y a du bon et du moins bon. Mais la plupart des histoires sont touchantes et traitent de thèmes importants.

Marian Keyes, dont j’ai lu pour l’instant trois livres, m’a parlé de pervers narcissique, de manipulation, et de dépression. Debbie Maccomber m’a parlé d’amitié, de deuil et d’espoir. J’ai vibré avec Amelia, qui reprend la librairie de son père dans un village anglais, et fait le ménage dans sa vie. Tressa et Bernadine m’ont fait découvrir la gastronomie irlandaise, et les tourments d’un mariage malheureux.

Quant à mes récentes lectures pour le Cold Winter Challenge, pour lequel j’ai acheté des livres de seconde main pratiquement les yeux fermés, l’un est une romance érotique qui se déroule sur une île tropicale, et les autres m’ont emmené dans une petite ville américaine pour suivre le destin d’une bibliothécaire et d’une avocate.

snowfallSur le plan littéraire, certains auteurs sont plus doué pour les beaux mots que d’autres, mais ceux qui pèchent sur le style se rattrapent souvent sur l’intrigue de l’histoire.

Bref, ce que je voulais dire, c’est qu’il ne faut jamais dire jamais, et rester ouvert! On a parfois de bonnes découvertes!

Vive la chick-lit, et tout le reste aussi!

PS: et mes romans historiques chouchous, ceux de Philippa Gregory et de Tracy Chevalier, qui ont pour héroïnes des femmes fortes? C’est de la chick lit aussi? estèce qu’un livre dont le personnage principal est une femme, est automatiquement de la chick lit? Je me perds….

 

Not Another New Years’s, Christie Ridgway

Publié le

118867J’ai acheté ce livre dans le cadre du  Cold Winter Challenge: il me fallait un livre se déroulant pendant la période des fêtes de fin d’année, et je n’avais rien à la maison! En flanant chez un bouquiniste, je suis tombée nez à nez avec ce titre, qui se traduirait par « Oh non! Pas encore un nouvel an! ». Parfait, ni une, ni deux, je prend. A 2.35euros, il n’y a pas grand risque.


Résumé et avis en bref: Hannah a vu sa vie chamboulée lorsqu’elle a appris que son fiancé s’est marié à une autre dans son dos. Elle décide de prendre des vacances bien méritées et s’envole pour l’île de Coronado, un petit paradis californien. Son oncle, un agent secret, lui donne le contact de l’un de ses ancien collaborateur, Tanner Hart, qui vit à Coronado, afin qu’il puisse lui donner quelques trucs sur l’île.

Tanner Hart a perdu son emploi il y a presqu’un an à cause d’un baiser: celui de la princesse qu’il était censé protéger. A  cause de ce baiser, sa coéquipière a perdu la vie, et il a été remercié. Il a juré de ne plus s’embêter avec les femmes, qui sont sa grande faiblesse. Il travaille depuis au Hart’s le bar que tient son frère Troy, un ancien militaire. Lorsque son ancien patron lui demande de veiller sur sa nièce qui vient à Coronado, Tanner comprend que s’il réussit cette mission, il sera à nouveau admis dans les sercices secrets.

Lorsque Hannah et Tanner se rencontrent, c’est électrique. Mais lorsqu’au petit matin, ils se rendent compte de qui ils sont, Tanner panique. Après bien des péripéties, nos deux tourtereaux se trouveront enfin…

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Le pont qui relie Sand Diego à l’île de Coronado

C’est un livre adictif et sexy, qui se lit vite! J’ai adoré lire l’histoire de Tanner et Hannah, qui s’aident l’un l’autre à dépasser leurs traumatismes respectifs. Désirée et Troy sont aussi des personnages hauts en couleur, avec l’un qui lutte contre son attirance et l’autre qui fait tout pour arriver à ses fins. Deux couples très mimis qu’on ne peut qu’adorer!

C’est clairement un livre dans le plus pur style Harlequin, donc il est égrainé de scènes coquines et explicites. Mais ce n’est pas juste un recueil de scènes de cul! Il y a une intrigue policière, des émotions, des révélations… bref, j’ai apprécié que l’auteure ne se soit pas limitée à « et ils se sautent dessus crac crac boum boum ».

Une bonne découverte, une lecture légère et sexy (attention, si votre mec passe par là alors que vous êtes en train de lire ce livre, il ne va pas vous survivre 😉 just sayin’), qui entre donc dans le Cold Winter Challenge: en effet, Hannah, l’héroïne, prend un nouveau départ le jour du nouvel an.


Les illustrations: 

J’aime beaucoup l’illustration de mon édition, rose avec des cotillons et la tiare « New Year » que porte Hannah lorsqu’elle rencontre Tanner. C’est en voyant cette couverture que je me suis dit qu’il s’agissait du livre parfait pour compléter mon Cold Winter Challenge.

Je m’attendais à une histoire girlie style Bridget Jones, pour être honnête, pas à une redécouverte de son corps sur une île paradisique… C’est ce qui arrive lorsqu’on achète un livre les yeux fermés, sans lire le résumé!

J’aime beaucoup l’illustration qui montre deux coupes de champagne sur la plage, je la trouve subtile et classe. Les deux autres montrant des couples me parlent moins. Tout bonnement parce que Tanner est blond avec les cheveux longs!!!


Mon avis: C’est une romance érotique pleine de rebondissements. Sa qualité première est d’être un bon divertissement, mission qui est remplie haut la main!

Les personnages:

Hannah est une jeune institutrice de 27 ans qui vient d’apprendre que son fiancé s’est marié avec une autre. Ca faisait 4 ans qu’ils étaient fiancés, 4 ans qu’ils ne s’étaient pas vus parce que Monsieur est militaire. ca fait donc quatre ans qu’elle n’a pas fait de folies de son corps! Elle prend 10 jours de vacances pour le nouvel an à Coronado, une île au large de la Californie, pour se changer les idées.

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Chris Hemworth serait parfait dans le rôle de Tanner

Tanner est un ancien agent secret qui s’est juré de ne plus toucher aux femmes. En effet, l’une d’entre elle, Désirée, a précipité sa chûte, et il a été démis de ses fonctions. Il travaille dans le bar de son frère, Troy. Son ancien patron lui a fait comprendre que s’il s’occupe bien de sa nièce, Hannah, lors de son séjour à Coronado, alors il pourra réintégrer les services secrets.

Troy est un ancien militaire de la Navy. Sous ses airs durs et machos, c’est un végétarien adepte du yoga et de la méditation qui se cache. Il a souvent des crises de mirgaine débilitantes qui l’obligent à tout arrêter.

Désirée est le fruit des amours d’un sheik et d’un mannequin américain. Délaissée par ses parents, en manque d’amour mais pas d’argent, elle pense que tout s’achète. Presque un an auparavant, elle a embrassé sur un coup de tête Tanner, son garde du corps, provoquant ainsi la mort d’un autre agent secret. Elle reste à Coronado car elle espère trouver un moyen de se racheter auprès de Tanner. Elle a un coeur d’or et accueille Hannah dans sa suite lorsque la jeune femme a besoin d’un logement. Elle est aussi complètement fada de Troy et l’espionne lorsqu’il part surfer.

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Ce pourrait être la maison de tTanner à Coronado.

La romance: Les deux héros, Tanner et Hannah, sont irresistiblement attirés l’un vers l’autre, mais toute une série d’obstacles se dressent entre leur désir fulgurant et le passage à l’acte – Hannah s’endort (lol), il ne veut pas la sauter sur la banquette arrière de la voiture mais son frangin crèche chez lui donc pas possible non plus (lol bis) – ce qui fait monter la tension!

Tanner a aussi une petite restriction d’ordre professionel: normalement Hannah est son pass pour retrouver son job, donc il ne devrait pas s’en amouracher. On ne mélange pas le travail et les sentiments (ou du moins les parties de jambes en l’air).

Lorsqu’enfin, nos deux tourtereaux sont officiellement ensemble, encore des obstacles: il est jaloux de son ex, elle croit qu’il n’est pas sérieux, blablabla…

Bref, l’auteur nous tient en haleine tout le long, et invente des obstocles tous plus rocambolesques les uns que les autres pour séparer Tanner et Hannah!

Il y a en parallèle une deuxième romance, entre Troy, le frère de Tanner, et Désirée, celle par qui le malheur arrive (c’est à cause d’elle que tanner a perdu son job). Idem, le désir entre ces deux là est bien réel, mais Troy, en bon militaire, cache tout sous sa carapace, tandis que désirée, fidèle à son nom, essaie par tous les moyens de se faire… désirer 😉 Cette romance est même plus cute et mimi que la romance principale.

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L’érotisme: distillé juste comme il faut, de manière régulière. Les scènes sont parfois crues (on appelle un chat un chat -ahaha), parfois sensuelles, parfois humoristiques. Quelques fois ça vire un peu « manuel du kama sutra », comme dirait ma copine Blanche. D’autre fois c’est juste torride.

Clairement, toute cette histoire n’est qu’un prétexte à de multiples scènes érotiques, mais ce qui est chouette, c’est que les situations ne se ressemblent pas, et qu’il y a une intrigue, même si elle est peu crédible (ou alors je n’ai pas eu de bol, car je n’ai encore jamais croisé d’agent secret hyper sexy). L’auteure a fait un petit effort pour nous offrir un roman d’action, faire des révélations qui arrive au moment opportun, ect…

L’auteure nous sert des gros fantasmes qui m’ont plus l’air d’être des fantasmes de mecs, en fait: Tanner a un fantasme un peu chelou de fille nue enroulée dans le drapeau américain depuis son adolescence, et lorsqu’il voit Hannah près d’un drapeau US, son imagination lui fait perdre les pédales. Sûrement une version du patriotisme à l’américaine !

il_340x270-908996186_q6ceQuant à Troy, il se rend compte que Désirée est vierge à 25 piges et lui offre donc une première fois de rêve. Déflorer une jeune fille, n’est-ce pas un gros fantasme masculin? Messieurs, dites-moi tout!

Hannah se rend à un dîner « entre amis » avec Tanner, habillée par Désirée: robe rouge et guêpière! J’ai appris du vocabulaire, au fait, ayant lu le roman en anglais: guépière se dit « merry widow« , la veuve joyeuse! M’endormirai moins bête.

L’intrigue: Il y a toujours des rebondissements, des découvertes et des quiproquos. C’en serait presque une pièce de Molière 😉 C’est parfois tiré par les cheveux, mais on est bien d’accord, on n’est pas là pour ça: on est là pour se distraire, et ma foi, la mission est très bien remplie par l’auteure!

Il y a notamment à la fin une course poursuite, ainsi qu’une bataille en pleine ville, entre grands méchants et ancien agent secret. A la toute fin, après 10 jours seulement, Tanner demande à Hannah de l’épouser et elle accepte… euh? Y’a que moi que ça choque?

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L’écriture: un style sympathique qui se lit bien et vite. Un peu cru parfois, pas vraiment vulgaire mais limite (« cute little ass« /joli petit cul, à mon avis y’a moyen de faire un chouïa plus poétique à ce niveau là tout en restant dans l’érotisme).

Un peu mièvre aussi: j’en ai eu marre d’entendre Tanner appler Hannah « sweetheart » à tout bout de champ, et Troy appeler Dez « baby« . Un peu de variété, que diable! Une autre chose qui m’a bien fait rire: tout au long du livre, tanner fait des compliments à Hannah sur son physique, en lui disant qu’il est un « mec à sein », puis un « mec à jambes », puis un « mec à cul ». Finalement, il lui déclare qu’il est un « mec à Hannah ». Ca dégouline!

coronado-22Coronado: grâce à ce livre, j’ai découvert la presqu’île de Coronado, au sud de la Californie, qui est aussi une base militaire. son histoire est très intéressante et je vous invite à lire un peu sur le sujet, ainsi que sur l’Hôtel Del Coronado, abrégé par les locaux en « Del », qui est le plus bel hôtel de l’île.

Cendrillon: il s’agit encore et toujours du même thème: la fille coincée qui se transforme en bombasse. Ici, Hannah s’est fait voler ses bagages dès son arrivée à l’aéroport, et n’a donc plus rien. Désirée, riche héritière sexy, lui prête ses fringues et sa lingerie fine. Bam! Hannah est subitement sublime.

L’enfant mal aimé: avec Désirée, on explore le thème de l’enfant délaissé. Fruit des ébats d’un cheik et d’une mannequin américaine, elle n’a jamais mis les pieds en Arabie saoudite, où elle n’est pas la bienvenue. C’est une enfant illégitime. elle n’est donc ni d’ici, ni de là bas. sa mère se désintéresse d’elle, elle grandit donc dans la solitude… mais ses besoins matériels sont comblés.

Lorsqu’elle brise malencontreusement tous les verres du bar de Troy, ce dernier exige qu’elle le rembourse en travaillant dans le bar, et non en lui faisant un chèque. désirée apprend donc la valeur du travail, et gagne de l’argent pour la première fois de sa vie.

En résumé: une romance sexy prenante et divertissante, pleine de rebondissements.

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avt_christie-ridgway_6902L’auteure: Christie Ridgway est née, a grandi et réside encore aujourd’hui en Californie. Elle a commencé sa carrière en tant qu’écrivain technique, avant de sa lancer dans la programmation.

Elle s’est mariée avec son amoureux de fac, rencontré à Santa Barbara (…tu ne sais pas, pourquooiiii, j’ai le mal de vivre. Hum. Pardon pour la digression!).

Après la naissance de ses deux fils, elle s’est enfin lancé dans l’écriture de romances, un rêve qu’elle nourrissait depuis longtemps. Elle a écrit plus de cinquante romans d’amour.Tous ses livres se déroulent en Californie.

Pour ensavoir plus sur Christie Ridgway, vous pouvez consulter son site web (en anglais).


118866Produits dérivés: Not Another New Year est le second volume de série Holiday Duet consacrée aux fêtes de fin d’année. Le premier volume est Must Love Mistletoe (il faut aimer le gui).

C’est l’histoire d’amour de Finn, le meilleur ami de Tanner, avec Bailey. On retrouve ces personnages dans Not Another New Year, et ils paraissent assez attachants.


Pour aller plus loin: Voici des articles qui vous feront visiter la Presqu’île de Coronado ou vous expliqueront son histoire:

Carnets de San Diego, Nos racines sur quatre continents, Trip Advisor, California Dream Big et Kriegerdental.


L’histoire: Attention SPOILERS!!! Je raconte toute l’histoire ici. De plus, je remets les éléments de l’histoire dans l’ordre chronologique. 

Lorsqu’Hannah avait six ans, elle a perdu sa soeur aînée, Déborah, dans un accident de voiture. Déborah était en route pour aller chercher la petite Hannah à son cours de danse, et n’est jamais arrivée…

Rongée par la culpabilité, Hannah a grandi en essayant de se conformer à ce que sa soeur aurait aimé être, et à ce que son entourage attend d’elle. Déborah aurait aimé devenir professeur des écoles, donc Hannah devient maîtresse d’école. Elle aurait aimé rester toute sa vie dans sa ville natale, donc Hannah tombe amoureuse de son voisin et amoureux d’enfance, Duncan. Hannah fait toujours ce que l’on attend d’elle, et ne réfléchit pas par elle-même à la direction que prend sa vie.

Duncan est dans l’armée. Avant de partir pour l’Iraq, il demande à Hannah de l’épouser. C’est le début de quatre longues années pour Hannah, pendant lesquelles elle ne verra jamais son fiancé. Même en permission, Duncan n’a « pas le temps ».

Mais Duncan meurt sur le front en héros, en sauvant d’autres soldats. Hannah est peinée, mais le pire dans tout cela, c’est qu’elle apprend qu’il s’était marié avec une autre femme, une certaine Caroline, qui vit en Californie à Coronado. Hannah est humiliée. Elle n’en peut plus et décide de prendre des vacances bien méritées… et d’en profiter pour aller confronter Caroline, la briseuse de ménage.

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Hannah s’envole donc pour Coronado, une île paradisiaque qui sert aussi de base militaire, le 31 décembre. Son oncle lui a donné le contact de Tanner Hart, qui travaillait avec lui dans les services secrets, et qui pourra lui donner des bons plans pour son séjour.

A son arrivée, Hannah est dépouillée de sa valise et de son sac à main par un voleur. Elle n’a rien que quelques billets planqués dans son soutif et l’adresse du bar dans lequel travaille Tanner Hart, qu’elle a mémorisé par coeur. Quand elle arrive, elle décide de mettre de côté la maîtresse d’école et de s’encanailler un peu. Elle boit des margaritas avec des inconnus, danse comme une fofolle…Elle remarque un très beau mec blond aux yeux bleus, assis seul à une table.

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Chris Hemworth serait parfait pour incarner Tanner: grand, blond, les yeux bleus, et « magnifique »

Tanner Hart a eu une année plutôt rude: il a perdu son emploi d’agent secret à la suite d’un scandale. Alors qu’il était en mission pour protéger Désirée, la fille d’un émir et d’une ancienne mannequin américaine, cette dernière a jeté son dévolu sur lui et l’a embrassé goulûment devant les flashes des paparazzi.

Désirée était la cible d’une tentative d’assassinat. Tanner étant « occupé » avec Désirée, il n’a pas pu aider ses collègues. L’agent Ayesha a été tuée, et Finn, son ami et coéquipier, a perdu un oeil.

Tanner a donc remis sa démission à son chef, qui n’est autre que le tonton d’Hannah, et a juré que jamais, non jamais, on ne l’y reprendrait  à embrasser des jolies filles. Basta. Il s’impose le célibat pour rester loin de toute tentation, et de tout danger.

Désirée, tellement désolée d’avoir causé tant de peine, est restée à Coronado pour trouver le moyen de se faire pardonner et se racheter auprès de Tanner… mais surtout auprès de Troy, le frère aîné de Tanner, pour qui Désirée est la source de tous les maux. Troy est un ancien militaire qui a ouvert un bar, dans lequel travaille aussi son frère Tanner.

C’est au Hart’s, dans le bar de Troy et Tanner, que se retrouve Hannah, notre jolie brune aux longues jambes, en ce 31 décembre. Au moment du décompte, un mec un peu basané s’approche d’elle et essaie de l’emmener avec lui. Hannah refuse et en se libérant, elle tombe… sur les genoux de Tanner, qui se trouvait justement assis juste derrière elle.

Entre eux, c’est électrique. Un long baiser et les (faux) prénoms échangés plus tard, Tanner décide d’emmener Hannah chez lui pour une nuit de folie. Hannah la sage n’existe plus! Hannah la sauvage s’éveille sous les caresses de Tanner.. sauf que pas de capotes, donc notre beau jeune homme part en acheter, pour retrouver Hannah endormie.

Lorsqu’ils se réveillent, Hannah est persuadée qu’elle a oublié sa nuit de folie avec le beau Flinn (le nom d’emprunt de Tanner). Ils sont réveillés par Désirée, qui propose à Tanner de l’épouser pour le dédommager du tort qu’elle lui a causé. évidemment, Hannah ne sait rien de ce qui s’est passé entre eux, et pense donc que Désirée et Flinn sont ensemble… elle décide de laisser les « amoureux » régler leur querelle, et révèle que son vrai prénom est Hannah…

Tanner est sous le choc, il vient de séduire la fille qui est censée être son ticket d’entrée aux services secrets s’il prend bien soin d’elle… Il révèle à Hannah son vrai prénom. Moment de flottement…

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L’Hôtel Del Coronado, un petit hôtel bien sympatique et surement hors de prix.

Désirée propose à Hannah de partager sa suite au Del, le plus bel hôtel du coin, et de la dépanner en vêtements, car elles ont le même gabarit. Hannah, qui ne veut surtout pas rester près de Tanner, accepte avec joie. Et voilà Hannah, normalement en habit de nonne, qui se retrouve à porter la garde-robe sexy d’une riche héritière saoudienne… magique!

Tanner insiste pour jouer les guides touristiques pour Hannah. En effet, le deal avec son ancien chef, c’est: « occupe toi bien de ma nièce et tu pourras retrouver ton job ». Malheureusement, l’attraction que les deux jeunes gens ressentent l’un pour l’autre monte crescendo.

Lors d’un dîner, Tanner séduit Hannah-la-prof en lui parlant de son intérêt pour la littérature. Ils découvrent qu’en plus d’être attirés physiquement l’un vers l’autre, ils ont aussi des centres d’intérêt communs. Après ce diner, la tension monte dans la voiture, mais Tanner, se souvenant qu’Hannah n’a rien fait durant 4 ans, veut que cette « première fois » soit magique, et pas sur la banquette arrière. Manque de bol, son frangin crèche chez lui (un autre, pas Troy). Zut de zut, un moment chaud bouillant comme ça, mais ils ne peuvent pas conclure! héhé 😉

En parallèle, Désirée commence à travailler dans le bar de Troy pour le rembourser, car elle a cassé des verres. Troy ne veut pas de son argent, il veut qu’elle comprenne le sens du travail et de gagner sa vie. Il l’engage donc comme serveuse. Désirée kiffe Troy, d’ailleurs elle l’espionne lorsqu’il va surfer! La coquine! Elle ne s’en cache pas et fait tout pour le séduire. Lui parait froid et distant.

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Un jour, Troy demande à Dez d’aller chez lui chercher un dossier qu’il a oublié. Là, elle tombe sur les parents de Troy, qui ont fait les courses pour lui. En discutant avec eux, Désirée se rend compte que sous ses airs macho, Troy est en fait un végétarien qui fait du yoga et médite. La surprise du siècle!

De retour au bar, elle trouve Troy effondré sur son bureau, sujet à une migraine qui le terrasse. Elle le ramène chez lui et lui fait prendre ses médicaments, lui ordonnant d’aller prendre une douche et de se mettre au lit. Ce qu’il fait, sauf qu’il sort tout nu de la salle de bain pour aller se pieuter. Désirée est toujours là, et dans son état, il la prend pour une hallucination et lui confie qu’il est dingue d’elle. Il lui demande de s’allonger près de lui, et Dez s’exécute.

Lorsque Troy se réveille au matin, il se rend compte que Désirée n’était certainement pas une hallucination! Il passe à l’offensive et les deux tourtereaux commencent à se câliner… sauf que Désirée a des attitudes un peu bizarre… ah! elle est vierge! A 25 ans.. Troy est ému d’être son premier et lui offre une première fois « magique ».

Du côté de Hannah et Tanner, les allers-retours de Tanner entre « je la kiffe trop » et « il ne faut plus que je la vois » n’aident pas trop, mais finalement nos deux amoureux se laissent consumer par leur désir, et c’est… explosif! Hannah emménage chez Tanner pour le restant de son séjour.

Il faut qu’Hannah aille rendre visite à son oncle qui habite San Diego, sur la terre ferme. Tanner trouve que ce n’est pas une bonne idée, il a trop peur que le tonton ne flaire l’énergie hautement sexuelle qui se dégage d’eux… mais tout se passe bien. Jusqu’à ce qu’Hannah s’éclipse aux toilettes. Lorsqu’elle revient, l’ambiance a changé.

a6df2ce0641581a8880db4241af08aeaEn voiture, sur le chemin du retour,  Tanner explose: Hannah lui avait bien dit que son mec l’avait quitté pour une autre alors qu’ils étaient fiancés, mais pas qu’il était décédé! Tanner a l’impression d’avoir été manipulé. En plus, Duncan est « mort en héros », alors que lui, et bien… Il a fait capoter sa carrière à cause d’un baiser. Bref, il y a de l’eau dans le gaz.

Finalement ils se réconcilient, mais il y a une autre ombre au tableau: l’anniversaire du « scandale », lors duquel Finn a perdu un oeil et Ayesha est morte, approche… Une autre occasion pour Hannah de changer les idées à Tanner, en l’attendant nue dans une couverture aux couleurs du drapeau américain 😉

Lors d’une ènième dispute, Hannah s’en va. C’est presque la fin des vacances, de toute manière, et elle n’a toujours pas retrouvé Caroline, celle qui lui a volé Duncan. La briseuse de ménage… Au fil de son séjour, elle a réuni plusieurs indices, et sait que la jeune femme se rend souvent dans un parc. Hannah décide donc de s’y rendre, et en interrogeant les gens, elle rencontre enfin Caroline.

Cette dernière est maman d’un petit garçon… Caroline et Hannah se rendent compte que Duncan les a laissées toutes les deux avec des situations pas faciles à gérer: Hannah en épousant caroline dans son dos, parce qu’il « n’osait pas lui dire », et Caroline en la laissant veuve avec un enfant sur les bras. Apaisée, Hannah dit adieu à Caroline, lorsqu’on essaie de lui voler son sac à main…

c942ec13fe65803e4f18401aef58d45cPendant ce temps, Tanner ronge son frein parce qu’il kiffe trop Hannah et elle lui manque. Il appelle son frère car par son réseau de potes espions, il a appris que Désirée pourrait être la cible d’un nouvel attentat. Et là, il se souvient qu’Hannah et Dez se ressemblent tellement, que beaucoup les confondent, et il commence à se faire du soucis pour sa douce…

Troy, lui, se réveille après sa nuit de folie avec Dez, pour s’apercevoir qu’elle est partie. Désirée pense en effet que Troy ne l’aime pas, qu’il est sympa mais qu’il va lui briser le coeur. Elle décide donc de plier bagage et de partir… mais elle est prise en filature par une voiture, qui essaie de provoquer un accident!

Désirée appelle Troy, qui est déjà parti à sa recherche, et qui ne décroche pas. Troy appelle Désirée, qui est trop occupée à échapper à la mort sur l’autoroute pour décrocher. Ils se laissent mutuellement des messages pour se dire qu’ils s’aiment (rooooh c’est chou!). Finalement, Dez parvient à semer la voiture qui la poursuit, grâce à son style de conduite très sportif (imaginez Fast and Furious, c’est à peu près ça).

Troy est en train de parcourir l’île de long en large, lorsque finalement il croise Désirée au volant de son bolide. Ils se tombent dans les bras, grandes déclarations d’amour, bisous bisous, et puis ils vont se mettre au vert dans la maison de campagne des parents de Troy, afin que Dez soit hors radar des méchants.

Revenons à Hannah, qui est en train de se faire piquer son sac, mais qui ne le lâche pas. En fait les méchants pensent que c’est Désirée et essaient de la kidnapper. Tanner, fou d’inquiétude, sillonne lui aussi l’île à la recherche de sa douce, lorsqu’il la repère en train de s’agripper à son sac. Ni une, ni deux, il bondit, tel James Bond, pour la sauver, et lui dit d’aller se mettre à l’abri dans la bagnole.

Lorsque plein de lascars lui sautent dessus, il comprend qu’Hannah est en réel danger, et lui demande de conduire et partir. Moment de panique pour Hannah, qui a été traumatisée à l’âge de 6 ans par la mort accidentelle de sa soeur sur la route. Mais elle surmonte sa peur et démarre en trombe… pour revenir et défoncer les méchants, et sauver Tanner!

Lorsque Tanner se réveille, il est à l’hôpital, et Hannah est dans sa chambre, à regarder par la fenêtre. il lui fait une longue déclaration… et quand elle se retourne, c’est en fait Désirée, qui le chambre un peu :p

Finalement Hannah arrive, elle était partie prendre un café ou je ne sais quoi. Et là Tanner la demande en mariage, et elle dit oui, et ils vivèrent heureux jusqu’à la fin des jours 😉

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Trophée Anonym’us, Nouvelle 18/27 : L’Arabe qui n’aimait pas la salade

Publié le

Une super nouvelle, d’un auteur anonyme, qui nous entraine dans les bas-fonds de la politique et des petits arrangements entre amis qui se font en haut lieu… Une nouvelle dans laquelle l’intégrité retrouve sa place, et dans laquelle, surtout, on ne nous fait pas bouffer des salades!
Une très belle découverte, que je vous invite aussi à lire.

Collectif polar : chronique de nuit

vendredi 6 janvier 2017

Vous le savez, depuis de nombreux mois maintenant, le mardi c’est le jour du Trophée anonym’us.

Votre blog s’est associé avec cette fantastique initiative qui consiste à demander à des auteurs connus, reconnus ou amateurs d’écrire une nouvelle anonymement. Aussi, un jury de lecteurs, départagera et votera à l’aveugle ces 27 nouvelles en course. Effectivement il y a 27 compétiteurs cette année.

Pour en savoir plus sur le Trophée Anonymu’s c’est Ici

Allez place à la dix-huitième nouvelle

Le compte à rebours est déclencher maintenant !

L’Arabe qui n’aimait pas la salade

 Avec précision et délicatesse, Karim extirpe une feuille de salade douteuse de son sandwich luisant de mayonnaise. Il tient son trophée quelques secondes devant ses yeux avec une grimace de dégout, puis ouvre sa vitre passager et…

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Tag: ma bibliothèque de rêve

Publié le

Blanche, du blog Les Mondes de Blanche, m’a tagguée pour que j’imagine ma bibliothèque idéale… j’avais déjà fait un Tag du genre (ici), mais je me prête volontier encore un fois au jeu!

Si vous ne connaissez pas encore Blanche, allez vite faire un tour sur son blog, et surtout lisez son roman en ligne: Le Sang Des Wolf.

Bon week-end!


66e6c96d354ccbd37ecb532cb099c6e61. AVANT D’AVOIR UNE BIBLIOTHÈQUE, IL FAUT AVOIR UNE MAISON (OU UN APPARTEMENT) OÙ LA METTRE. OÙ SERAIT LA MAISON/L’APPARTEMENT DE TES RÊVES?

Ce serait un appartement car je ne me sens pas en sécurité au ras du sol! Il faut qu’il soit exposé sud/ouest, de grandes baies vitrées, vue dégagée (pas de vis à vis et on voit le ciel), spacieux mais pas immense, bien agencé, et chaleureux.

2. MAINTENANT QUE TU AS LA MAISON, OÙ EST LA BIBLIOTHÈQUE?

Adjacente à la pièce de vie, ouverte, peut-être avec la possibilité de la fermer par une porte coulissante, genre panneau japonais en papier de riz, ou carrément des doubles portes un peu baroque.5-picture3.jpg

3. QUEL TYPE D’ÉTAGÈRES UTILISERAIS-TU?

En bois, et pas très profondes pour gagner de la place. Je  rêve d’avoir une double épaisseur d’étagères, avec une étagère coulissante devant et une fixe contre le mur.

4. CITE TROIS MEUBLES QUE TU VOUDRAIS ABSOLUMENT VOIR DANS CETTE BIBLIOTHÈQUE (EN DEHORS DES ÉTAGÈRES BIEN SÛR).

Un tapis, un bon fauteuil, et un petit bureau.

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5. QUEL SERAIT TON SYSTÈME DE RANGEMENT IDÉAL, SI TU N’AVAIS PAS À TE PRÉOCCUPER DE LA PÉNIBILITÉ?

D’abord par genre, puis par taille, puis par auteur. C’est ce qui est en vigueur chez moi.

6. QUELS SONT TES INDISPENSABLES POUR ÉGAYER TES ÉTAGÈRES?

Par défaut, j’utilise la place devant les livres pour mes photos et autres gadgets souvenirs, mais dans l’idéal, ce ne seraient QUE des LIVRES!

7. SI TON BUDGET ÉTAIT ILLIMITÉ, QUEL LIVRE DE LUXE AJOUTERAIS-TU À TES ÉTAGÈRES?

Aucune idée, je pense que je me ferais plaisir avec des premières éditions de classiques ou quelque chose de ce style…

8. QUEL SERAIT LE FAUTEUIL DE LECTURE QUE TU VOUDRAIS ABSOLUMENT AVOIR ?

Il doit être moelleux tout en étant bien ferme – je suis une contradiction vivante 😉

Esthétiquement, je m’en fiche un peu, mais il faut que ça respecte l’esprit du lieu. Si mon intérieur est moderne, alors je ne veux pas d’un fauteuil rococo!

9. QUI EST AUTORISÉ À RENTRER DANS TON ANTRE?

Tout le monde!! Par contre il faut respecter le fait que ce soit un endroit dédié au travail de l’âme et de l’art. On y vient pour lire, dessiner, faire des puzzles, travailler sur une vidéo… Pas pour faire la bamboula!

Pourquoi pas pour un petit apéro cosy aussi… Je n’exclus rien! Mais il faut respecter l’esprit du lieu, qui est un endroit de silence et d’essence de pensées.

10. POUR FINIR, LÂCHE TOI, DÉCRIT EN UN PARAGRAPHE (OU PLUSIEURS SI TU ES INSPIRÉ) LA BIBLIOTHÈQUE DE TES RÊVES.

C’est une pièce qui n’est pas trop grande et très cosy, chaleureuse, propice à l’étude et à la réflexion. Elle est baignée de soleil en fin d’après-midi et un bon fauteuil m’y attend pour que je puisse voyager bien à l’aise.

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Je vous invite vous aussi à me décrire votre bibliothèque fantasmée!

 

Cold Winter Challenge: Update

Publié le

Hello les loulous, une très belle année 2017 à tous!

Le premier article de l’année est dédié au Cold Winter Challenge, un challenge de deux mois durant lequel on lit autant qu’on peut, et surtout que ça soit en rapport avec Noël ou le froid!

Je me suis prise au jeu et, grâce à mon chouette bouquiniste, j’ai dégoté quelques volumes de romance de Noël 🙂 Un style qui est à l’opposé de ce que je lis habituellement (la plupart du temps, des romans historiques), mais ça fait du bien de lire quelque chose de facile, c’est rafraîchissant!

Malheureusement mes chroniques ne vont pas aussi vite que mon rythme de lecture, je me suis donc dit que j’allais faire un petit récap maintenant, en attendant des chroniques plus travaillées et poussées!


29915267How To Find Love in a Bookstore (Comment tomber amoureux dans une librairie): vous pouvez lire ma chronique ici, c’est la seule qui soit prête et en ligne à ce jour!


118867Not another New Year! (Pas un autre Nouvel An!): chronique en cours de rédaction, vous avez donc de grandes chances de la lire à un moment ou un autre 😉

En Bref: Hannah s’évade de son quotidien pour le nouvel an, et fait la rencontre d’un ancien agent secret, qui a juré de rester loin des femmes… pourtant, entre eux, c’est très vite… explosif!

Une romance de nouvel an sous les tropiques, super sexy et addictive! Le déroulement de l’histoire est un chouia prévisible, un peu trop d’action pour que ce soit crédible, mais on aime quand même!

Attention, scènes de sexe explicites!


lakeshore-christmasA Lakeshore Christmas (Un Noël sur les Rives du Lac): Un musicien et une bibliothécaire se retrouvent à devoir gérer le spectacle de Noël de l’Eglise de la petite ville idyllique d’Avalon, aux USA. Lui déteste Noël, elle y met tous ses espoirs. C’est un ancien acteur reconverti en chanteur/guitariste, cool jusqu’au bout des ongles, c’est un bibliothécaire coincée comme on n’en fait pas. S’entendant comme chien et chat au début, ils vont finalement tomber amoureux.

Avis très mitigé sur ce livre, les personnages sont très stéréotypés, et l’aspect »miracle de Noël » m’a bien fait rire. On le voit arriver gros comme une montagne. Pour le coup, j’aurais bien aimé un peu plus de « sexe explicite », à part qu’ils ont tout donné pendant leur nuit de folie, on n’a pas trop de détails croustillants 😉

En plus la bibliothécaire est tellement coincée du c** que le musicos est forcé de s’imposer à elle, ce que je trouve limite. Genre: « Invite moi à monter »/ »Je ne pense pas… »/ »Alors ne pense pas, invite moi à monter ». Euuuhhh… Bref, bref..

Des malentendus et des quiproquos viennent se mettre sur le chemin de nos deux tourtereaux, mais finalement ils se marient et sont heureux, ad vitam eternam.

Le point positif: l’évocation de la sauvegarde des services gratuits auprès de la population, comme la bibliothèque, qui subissent des coupes de fonds les mettant en péril.

Bref, mignon mais sans plus.

Ce livre fait partie des Lakeshore Chronicles, et on s’aperçoit vite que de nombreux personnages ont déjà eu leur propre histoire et que l’on devrait les connaitre. En parallèle, l’histoire de la jeune mère célibataire est même un chouia plus intéressante que l’histoire principale.


snowfallSnowfall at Willow Lake (Chûte de Neige sur le Lac des Saules Pleureurs): Un autre volume de la série mentionnée ci-dessus, et bien plus intéressant.

L’histoire d’une avocate internationale qui frôle la mort lors d’une prise d’otage, et qui se rend compte que sacrifier sa vie de famille sur l’autel du boulot, même si c’est une juste cause, ne lui apporte pas de satisfaction.

Elle s’en retourne donc dans le bled paumé où vit son ex mari avec ses deux enfants, et rattrape le temps perdu, comme elle peut. Cerise sur le gâteau: un voisin vétérinaire très charmant, qui la fait chavirer.

Ce volume traite de sujets difficiles, tels que la politique en Afrique et le commerce des diamants. c’est bien documenté, aucun doute.

Au niveau personnel: pour les femmes, l’équilibre carrière/famille est toujours difficile à achever. Le couple moderne, avec une différence d’âge de 10 entre nos deux amoureux, elle étant la plus âgée (mais quand même vachement bien préservée, donc bon, hein…). L’adoption, lorsqu’on ne peut plus avoir d’enfant. L’ajustement entre la vie d’avocate à la Cour Criminelle Internationale, qui taffe non stop, et celle de maman à plein temps dans une petite ville.

On retrouve notre jeune mère célibataire, qui n’est autre que la fille de la protagoniste. C’est à ce moment là que j’ai compris que son histoire était en fait en filigrane de tous les volumes de cette série (faudrait voir si je me plante ou pas, donc est-ce que je vais me farcir tous ces bouquins??).

Là aussi les scènes de sexe sont très soft… Je me dis que c’est dommage car ça pimenterait un peu tout cela.

Bref, un volume bien plus intéressant que celui d’au dessus, mais ne vous attendez pas à la révolution littéraire du siècle non plus. On SAIT qu’ils vont finir ensemble. C’est très prévisible, et certaines choses se devinent facilement.

Un petit bémol au niveau traduction: j’ai lu ces livres en anglais, mais l’auteur crâne un peu en évoquant Paris et Bruxelles, ou en faisant parler ses personnages en français… La traduction est littérale, c’est de l’anglais transposé au français, et ça ne veut rien dire!!! Par exemple: « salut » au lieu de « santé » lorsque les personnages trinquent. Ou encore « il n’était pas destiné » (‘He wasn’t meant to be’), pour dire « il n’était pas destiné à naître ». Encore un couac, culturel cette fois: apparemment, la Grand’Place de Bruxelles regorgerait de boutiques de mode exclusives, comme on en trouve sur les Champs Elysées… la dernière fois que j’y suis passée, il y a trois jours, c’était toujours des restos et des boutiques de chocolats…


Voilà pour ce billet récapitulatif rapide sur mon Cold Winter Challenge 🙂

Et vous, où en êtes vous de vos lectures d’hiver?

La complainte de St Nicolas

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Noël et son florilège de légendes!

carte_stnicolas_61Ici en Belgique, St Nicolas est bien plus populaire que le Père Noël. On s’adapte donc, et le 6 décembre, jour anniversaire de la mort du Grand Saint, nous avons mis une carotte pour l’âne de St Nicolas et les chaussures (vides) de notre fille devant la porte du balcon (à défaut de cheminée).

On a aussi mis un verre de lait pour Saint Nic, mais apparemment on aurait dû mettre une pinte de bière. On le saura pour l’année prochaine! Mais St Nicolas n’a pas rechigné et a bu tout le lait.

St Nicolas a donc apporté des clémentines et des pois chiches à notre fille (pas de jugement, elle kiffe les pois chiches!), et à l’école, où St Nic a fait une apparition très remarquée, il a donnée une licorne à la miss.

Hourra, la pression retombe, car depuis quelques semaines, elle nous chantait que St Nicolas allait lui apporter une poupée pour s’amuser (ou une voiture pour les garçons). Bref, encore un truc sexiste, je lui ai bien expliqué que les voitures c’est aussi pour les filles, et les poupées pour les ptis mecs. J’espère qu’elle s’en souviendra quand elle ouvrira le garage que mon père lui amène dans quelques jours pour un Noël/Jour de l’An en famille 😉


La St Nicolas passée, je me croyais sortie d’affaire. C’était sans compter sur mon entrain légendaire à propos de Noël, et l’instinct primaire qui me saisit lorsque je vis un CD de chants de Noël au magasin de jouets du coin: il me fallait ce CD! Ni une, ni deux, on écoute le CD… et là, je suis saisie d’effroi: encore une chanson sur St Nicolas, mais cette fois il ressuscite des enfants tués par un boucher et mis au saloir! Quelle horreur!

Les trois enfants s’en vont glaner aux champs et sont surpris par la nuit. Ils demandent au boucher de les héberger, mais ce dernier les coupe en petits morceaux et les met au saloir pour en faire du petit salé! Mais c’est une histoire d’ogre!!

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Les trois enfants se lèvent du saloir

Sept ans plus tard (pourquoi sept ans, d’ailleurs?), St Nicolas passe par là et demande lui aussi l’hospitalité au boucher, qui met les petits plats dans les grands devant son illustre invité. Seulement, St Nicolas demande du « petit salé d’il y a sept ans ».

Démasqué, le boucher s’enfuit… mais St Nic lui dit de se repentir et que Dieu le pardonnera (ah bon?). Et il touche le saloir du doigt, les trois enfants se lèvent comme après une bonne sieste…

Je suis complètement sur le cul!!! Qu’est ce que c’est que cette chanson immonde? On se croirait dans le Petit Poucet, ou dans un autre conte d’ogre…

En creusant un peu, je me rends compte qu’il y a une autre version, avec la femme du boucher: au début le boucher ne veut pas loger les enfants car il n’a pas grand chose à manger, et sa femme lui dit de les faire entrer pour les transformer en petit salé et/ou leur dérober leurs biens. Quand St Nic arrive, il dit au boucher qu’il sera pardonné s’il se repend, mais certainement pas sa femme…

Ah oui, la femme, le serpent, le démon, l’instrument de la malice… Bref, je m’étouffe encore plus! Le boucher peut bien trucider les enfants, mais tant qu’il se repend tout va bien. la femme, par contre, pécheresse invétérée, peut aller danser chez Satan pour l’éternité.

Voici un article d’un blog du Monde qui explicite très bien tout cela, et les paroles de trois versions de la Complainte de St Nicolas (avec et sans la femme du boucher).

Voici une version un peu rocknroll de la fameuse complainte (j’avoue que la guitare rend le truc un peu plus « digeste »):


Bon mais sinon, c’est qui, St Nicolas?

Un évêque né en Turquie et mort en Italie. Un mec plutôt bien, qui sauve les filles pauvres de la prostitution, protège les matelots et a été un peu persécuté pour sa foi. Rien à voir avec des enfants mis au saloir dans la campagne française…

Pour en savoir plus, Wikipédia vous en dit plus ici 🙂

Et en anglais, le St Nicholas Center, qui vous révèle la vérité sur le Père Noël, cette pâle copie de St Nicolas!

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Le vrai, le seul, l’unique: St Nick!

 

 

Déco de fêtes: quand le livre se fait sapin

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Un petit article déco pour changer 🙂

D’accord, je m’y prends un peu tard, Noël est DEJA passé… soit. Mais pas chez moi ! Ma famille arrive dans deux jours pour passer le Nouvel An, et ce sera notre repas de Noël en famille. Donc, tout n’est pas perdu 😉

Vous n’y avez sûrement pas échappé, la tendance est au recyclage et au zéro déchet (en tout cas chez moi, c’est une tendance qui prend bien!). Beaucoup préfèrent laisser les sapins pousser en paix dans nos forêts plutôt que d’aller en scier un pour deux malheureuses semaines à être paré de guirlandes dans un salon trop chauffé.

Je plaide coupable, ça fait des années que je rêve d’un « vrai » Noël, et cela inclue un sapin et une couronne … en sapin. Bref, bref…

Pour ceux qui ont résisté et qui ont un chouïa trop de livres chez eux, voici quelques idées pour élaborer un joli sapin tout en livres.

Pas mal, non? Il suffit d’empiler sa PAL en forme de cône, de la décorer de guirlandes et de figurines de Noël, et voilà! Cette PAL qui, normalement, vous encombre, deviendra l’objet d’une admiration sans bornes 😉

Si vous avez des bouquins dont vous voulez vous débarrasser: ne jetez pas, recyclez les pages!

Voici quelques exemples de destruction de livres pour la bonne cause:

Honnêtement, ça ne m’a pas l’air trop compliqué à réaliser, et c’est du plus joli effet. Un coup de peinture dorée (ou pas, d’ailleurs), et le tour est joué!

Sur ce, je vous souhaite de très bonnes vacances, à lire bien au chaud, sous un plaid, auprès de votre sapin – qu’il soit naturel ou recyclé.

PS: mon Cold Winter Challenge avance bien! Je me suis même tellement prise au jeu que j’ai acheté deux autres romances de Noël chez mon bouquiniste!

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Découverte: Que Ceux Qui ne Peuvent Pas Mourrir Lèvent La Main, Elora

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Elora est une blogueuse que je suis depuis mes premiers pas sur la toile. Ses critiques sont concises (contrairement aux miennes) et vont droit au but.

Alors quand j’ai vu que la miss se lançait dans l’écriture, j’ai été très heureuse pour elle, et emballée.

Elora publie son roman Que ceux qui ne peuvent pas mourir lèvent la main sur Songes d’une nuit d’été, un blog culturel de la rédaction duquel elle fait partie.


Résumé: 1887
Que faire d’une insupportable adolescente de 16 ans quand on est un immortel chargé d’éliminer des créatures maléfiques pour le compte d’une Confrérie secrète ? En épargnant la vie de Rose, Gabriel a enfreint les règles de la Saint- Vehme et celle-ci ne plaisante pas avec les entorses à son règlement. Contraint d’entraîner la jeune fille sur l’une de ses enquêtes, l’immortel va devoir découvrir quelle créature sévit aux abords d’un village isolé de Bretagne, mais aussi garder un œil sur son intrépide protégée devenue la cible de la redoutable Confrérie.


Mon avis: seulement cinq chapitres ont été postés à ce jour, il est donc difficile de se faire une idée. Pourtant, voici ce que j’en retiens:

  • une écriture agréable et travaillée, évocatrice
  • de la recherche sur l’époque à laquelle se déroule l’intrigue
  • des personnages hauts en couleur
  • une narration efficace et non linéaire, avec du suspense et des révélations
  • un univers surnaturel qui me plait bien
  • une relation que je suis curieuse de voir évoluer

Bref, beaucoup de potentiel!

J’ai hâte de lire la suite et souhaite à Elora plein de bonnes choses pour son travail d’écriture.

Vous pouvez trouver ces cinq premiers chapitres ici.


L’auteure: Elora est co-rédactrice en chef du Webzine culturel Songes d’une nuit d’été. Elle est en charge des livres contemporains, polars et thrillers.

Webzine culturel: Songes d’une nuit d’été

Lire dans une langue étrangère

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Quelques articles de la blogosphère ont récemment traité de la lecture en Version Originale. Cela m’a fait réfléchir à ma propre pratique de lecture, qui se fait principalement en anglais. J’ai donc songé à partager avec vous mon expérience de lecture dans une langue étrangère… en retournant aux sources, depuis mon intérêt précoce pour la lecture, en passant par mon apprentissage douloureux des langues étrangères.

Flash back: la primaire (ouais!).

jaimelirehorsseriepuisjaimerire22_26102009_231347J’ai toujours adoré lire. Un vrai petit rat de bibliothèque. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu un livre entre les mains. Mes parents nous emmenaient les mercredis et les samedis à la bibliothèque de la MJC de notre quartier, et ça faisait garderie. On y restait bien sages, à dévorer les aventures de Tomtom et Nana dans les J’aime Lire (toute une époque!).

C’est dans cette bibliothèque que j’ai découvert Thorgal (d’où ma fascination pour les Vikings – Ragnar si tu m’entends, j’te kiffe grave, mec!) et Papyrus, ainsi qu’un petit livre qui expliquait ce qu’étaient les règles. Des lectures qui ont eu une influence certaine sur ma vie!

Je m’en retournais, le sac alourdis de trois ou quatre volumes, marchant le nez dans une nouvelle histoire, au risque de me prendre un poteau ou de m’emmêler les pieds dans mes lacets défaits.

A la maison, je cachais un livre dans le tiroir de mon bureau et je lisais alors que j’étais censée faire mes devoirs. Des fois, je me couchais même à minuit pour finir un livre (quand on a neuf ans, minuit, c’est très, trèèèès tard!).

Au collège, les langues étrangères ont fait leur apparition. LV1 allemand, c’était horrible; je n’y comprenais rien. A quoi servent les cas? Accusatif, datif, déclinaisons (la fameuse casserole)… je suis une brêle. Ironiquement, je suis en LV1 renforcée, ce qui ne fait qu’ajouter à mon calvaire.

Vient la LV2 avec l’anglais. C’est un peu mieux, mais pas trop. Ca ne m’intéresse pas. Je préfère papoter avec mes copines. Quand on a 14 ans, c’est important.

athenaComme j’aime bien l’étymologie, je m’inscris en grec. Aussi par esprit de contradiction: comme tout le monde fait du latin, moi je vais faire du grec, c’est beaucoup plus exotique et unique. Les déclinaisons me font encore et toujours me vautrer. J’ai des résultats catastrophiques, genre 2/20! Horrible!

Par contre en étymologie, 20/20, et en mythologie et civilisation grecque (mon dada après les vikings et les égyptiens), je décroche un beau 18/20, ce qui me donne pile la moyenne. Je crois que mon prof a eu pitié de moi.

En parallèle, je continue de dévorer toute littérature qui me tombe sous la main, mais je déteste les fiches de lecture – ironique, encore une fois, quand on voit celles que je ponds maintenant pour chaque livre que je lis!

Au lycée j’abandonne le grec, mais bizarrement je me retrouve inscrite en LV3 italien alors que je n’avais rien demandé. Oh joie! Enfin une langue latine, proche du français! Je suis super bonne en italien, ça me remonte le moral. Mais il y a toujours l’allemand et l’anglais que je traîne comme des boulets, et que je déteste de tout mon coeur.

yuyu-hakushoAu lycée justement, beaucoup de mes camarades de classe font du japonais. Ma passion pour les civilisations exotiques avait été étendue à l’Asie par une amie qui m’a fait découvrir les mangas (un univers tout neuf!), je traîne donc avec les japonisants…

Pour me rendre compte que c’est une langue vraiment, vraiment très difficile (deux alphabets, les caractères chinois en plus, et plein de niveaux de langues qui ont chacun  leurs codes. Pour comparaison, en français, on en a trois: soutenu, familier, vulgaire. Les japonais en ont 50.000. Ok, j’exagère, mais à peine…), ce qui me dissuade de m’engager dans cette voie.

Arrive le temps de la fac. Comme je ne sais pas trop quoi faire, je me dis que je vais continuer en langues. La fac de langues de ma ville propose Langues étrangères appliquées (deux langues + introduction au monde des affaires), ce qui me parait un bon compromis. Je ne veux en aucun cas finir prof de langue, je veux pouvoir être sur le marché du travail avec un profil polyvalent.

On propose la combinaison Allemand-Italien, ce qui me parait bien, vu l’horreur que m’inspire l’anglais. Mais coup de malchance, cette combinaison cesse d’exister l’année où je m’inscris. Scrogneugneu. Je réfléchis et décide de me lancer avec le chinois, afin de satisfaire ma curiosité grandissante pour les cultures d’Asie extrême-orientale.

Mon raisonnement est le suivant: 1. le japonais a l’air vraiment trop difficile; 2. la Chine, c’est un peu l’équivalent de Rome et de la Grèce antique au niveau influence linguistique et culturelle pour l’Asie extrême-orientale. Donc autant revenir aux sources pour pouvoir comprendre cette partie du monde dans sa globalité (et après on peut affiner pays par pays: le Japon, la Corée, le Viet-Nam, etc…).

Je m’inscris donc en LEA anglais-chinois, en me disant que malgré ma répugnance pour l’anglais, c’est tout de même une langue bien pratique dans le monde d’aujourd’hui, et ça peut toujours servir. Le chinois me ravit, j’adore cette langue. Quant à l’anglais, je « supporte » parce que c’est un mal nécessaire, mais sans grande conviction.

harry_potter_and_the_order_of_the_phoenixAprès quatre ans d’études, je m’apprête à partir pour un an en échange à Pékin, pour finir mon Master. Woohoo! Trop la grande aventure!! Un soir d’été, je croise un mec plutôt mignon qui lit un dictionnaire dans le métro… en fait il lisait Harry Potter et l’Ordre du Phoenix en anglais! Waaah! Je me dis que ça a l’air chouette et je vais l’acheter à la FNAC fissa.

Pendant les vacances d’été qui précédèrent mon départ en Chine, je me suis donc attelée à ma première lecture en anglais, avec Harry Potter. J’ai commencé de manière scolaire, en notant tous les nouveaux mots et en allant les cherche dans le dico… Mais cette manière de faire m’a très vite frustrée. Pour l’avide lectrice que je suis, qui engloutit les livres plutôt qu’elle ne les savoure, ça n’avançait pas assez vite. J’avais envie de connaître la suite de l’histoire!

matildaJe me suis alors souvenue d’un passage de Matilda, de Roald Dahl: à la bibliothèque, Matilda bute sur certains mots qu’elle ne comprend pas. La bibliothécaire lui dit de ne pas s’y attacher, de continuer sa lecture, et le sens des mots « difficiles » devraient venir tout seul. Alors je me suis lancée sans garde fou. Très vite, j’ai capté le mot pour « baguette magique », « disparaître », ou encore les noms anglais des maisons de Poudlard (qui s’appelle d’ailleurs Hogwarts en anglais)… et je me suis laissée porter par les mots, le rythme des phrases. J’ai fini le livre aussi vite qu’un roman en français.

Ca y est, je savais officiellement « lire en anglais »! Pas trop tôt pour une étudiante en langues 😉

rebeccaArrivée à Pékin, j’ai découvert les joies des copies piratées à 10centimes des étals des vendeurs de rue. J’ai acheté pas mal de bouquins au pif. A ce prix là, ce n’était pas grave de toute façon 😉 Idem pour les DVDs, 10 cents, on ne se ruine pas! Evidemment, la littérature en français était inexistante (par contre le cinéma français ayant la réputation qu’il a, j’ai pu voir pas mal de films classiques et récents français), donc les livres étaient en anglais. Le premier que j’ai lu, c’était Rebecca, de Daphné du Maurier. Quelle claque!! j’avais aussi acheté Lolita, que j’ai mis des années à lire.

Toujours est-il que l’absence de littérature française et la prolifération de littérature en anglais m’a forcée à lire dans la langue de Shakespeare. Jusqu’au jour où j’ai découvert le Centre Culturel Français de Pékin, et je dois dire que j’étais tout de même bien contente de lire à nouveau en français. Je n’ai jamais autant apprécié la littérature française qu’après en avoir été privée pendant quatre mois. Une vraie bouffée d’air frais!

Du côté du chinois, forcément mon niveau a grimpé en flèche après mon arrivée dans le pays. J’ai autant appris en un an d’étude sur place qu’en quatre ans en France. Donc les loulous, si vous voulez vraiment apprendre une langue étrangère, ne perdez pas votre temps: allez directement dans le pays, même six mois. C’est beaucoup plus efficace!

nanaJ’ai acheté des BDs en chinois – mon manga préféré: Nana. Mais lire des romans en chinois a toujours été trop difficile pour moi. Je qualifierais mon niveau d’alors d’intermédiaire: Ok pour une conversation, même sur un sujet un peu technique (genre marketing ou politique), pour suivre les infos à la TV, mais pas pour lire le journal.

Que ce soit pour l’anglais ou le chinois, les films et la TV m’ont énormément aidé. La TV chinoise est automatiquement sous-titrée, donc je pouvais lire ce que j’entendais, ce qui est d’une grande aide. A un moment, j’achetais même des films japonais et coréens avec seulement des sous-titres en chinois, car je comprenais tout. Pour l’anglais, de même: j’achetais pleins de DVDs de films en anglais et je mettais les sous-titres en anglais. J’ai fait des progrès de dingue de cette manière!

Je suis restée trois ans dans la capitale chinoise, qui est une ville très internationale. J’y ai étudié un an, et travaillé deux ans. Après mon Master, mon chinois s’est dégradé au profit de mon anglais. En effet, Pékin est une ville qui compte beaucoup d’expats, qui ont tendance à rester entre eux, et donc à parler anglais. Je n’y ai pas échappé. Mon niveau de chinois a donc baissé, bien que je vive en Chine! Mais mon niveau d’anglais s’est amélioré, surtout que j’ai rencontré un charmant jeune homme indien, dont la langue maternelle est l’anglais!

Au gré des opportunités professionnelles, nous sommes partis nous installer à Bruxelles, capitale de la Belgique et de l’Europe. Idem, c’est une ville très cosmopolite, et la bulle expat, dans laquelle seule l’anglais suffit, est bien présente. D’ailleurs la plupart de nos amis sont britanniques! Donc rebelotte, anglais à toutes les sauces, tous les jours.

Je travaille dans une boite chinoise, mais tout le monde parle anglais – et moi je suis fainéante, donc vous imaginez mon niveau de chinois ras les pâquerettes aujourd’hui, plus de six ans après mon retour sur le Vieux Continent!

Ma tendance à vouloir « sauver des livres » m’a permis d’acquérir une partie conséquente de la bibliothèque d’une amie journaliste indienne qui déménageait…. bien sur, tout était en anglais. Je « sauve » donc pas mal de bouquins de personnes qui déménagent, ce qui est très fréquent à Bruxelles – c’est une plaque tournante, on y reste quelques mois, quelques années.

J’adore lire en anglais. C’est tellement sympa d’avoir le texte tel qu’il a été pensé par l’auteur, et non pas une traduction! Attention, je suis moi-même traductrice, mais c’est peut-être la raison pour laquelle les traductions m’horripilent: la plupart du temps, on ‘sent’ la structure de phrase de la langue originelle, ça sonne un peu bizarre en français… ou quand on connaît bien la langue de rédaction, des fois la phrase d’origine est même complètement transparente!

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Il y a UN livre que j’ai trouvé remarquablement traduit: j’ai été persuadée pendant les 3/4 du roman qu’il avait été écrit en anglais, jusqu’à ce que certaines références me mettent la puce à l’oreille et que je vérifie. Il s’agit de La Morsure de Lucius, une romance gay fantastique (oui rien que ça!).

J’ai lu récemment La Princesse des Glaces, un livre écrit en suédois et traduit en français , et certaines phrases sonnaient un peu bizarre. Je suis persuadée que la phrase d’origine, en suédois, offre des éléments linguistiques impossibles à traduire correctement en français, d’où la phrase bancale.

50-centLa traduction, ce n’est pas seulement des mots: c’est aussi traduire d’une culture à l’autre, d’une référence à l’autre. C’est très vaste et très complexe. Je me souviens par exemple d’une traduction qui nous avait donné du fil à retordre à la fac: ça parlait de 50 cent. Oui, le rappeur. Sauf que la moitié de la classe ne savait pas qui c’était, et s’échinait à essayer de trouver pourquoi on parlait de cette somme dans un texte relatif à l’industrie du disque!

La littérature anglophone me permet aussi de mettre en perspective la littérature française. J’aime les beaux mots, dans n’importe quelle langue, et un roman pauvre en beaux mots m’attirera moins qu’un roman dans lequel une recherche stylistique et lexicale a été faite. Dernièrement, c’est Barjavel qui m’a transportée avec son style lyrique et ses envolées poétiques dans Tarendol.

Lire dans la langue dans laquelle a été écrit l’oeuvre est pour moi une évidence. Il faudrait peut-être que je dérouille un peu mon allemand et mon italien, car je pense avoir des séquelles assez conséquentes de toutes ces années d’apprentissage. Il n’y a plus qu’à réactiver tout ça!

Pour résumer: une relation je t’aime moi non plus avec les langues étrangères, réconciliée grâce à la littérature et au cinéma en version originale 🙂

Votre avis: l’organisation de mes articles

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Mes chers lecteurs,

J’ai eu une illumination (et oui, ça m’arrive!) hier, sur l’organisation de mes articles. Il me faudrait donc votre avis sur la question. Laissez-moi vous expliquer…

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J’essaie de toujours suivre la même trame:

Introduction – Résumé et avis en bref – Histoire – Avis – Auteur – Produits dérivés.

L’année dernière, j’avais introduit la rubrique « Résumé et avis en bref« , car certains lecteurs se plaignaient de mes articles fleuves (ce que je veux bien comprendre, d’ailleurs!).

Quand je commence je ne m’arrête plus. J’adore disséquer les romans que je lis, et au fur et à mesure de mon analyse je me rends compte que tel élément est en fait intéressant, ainsi que celui-ci ou celui là, et que si on pousse un peu la réflexion, on se rend compte de ceci ou cela… Bref, vous saisissez le topo! Mon esprit de synthèse est aux oubliettes 😉

Cette nouvelle rubrique « Résumé et avis en bref » permet donc aux lecteurs qui préfèrent un survol de l’histoire et de son analyse à quelque chose de plus poussé, d’être satisfaits. Ils n’ont pas à se coltiner des tartines de lignes à lire, et ont tout de même une idée de l’histoire et de mon avis dessus.

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Cette année, ma nouvelle illumination tient à l’organisation des rubriques, notamment à la place de « L’histoire ». Dans cette section, je raconte l’histoire du roman par le menu. Il y a évidemment des spoilers, et si on découvre des éléments au fur et à mesure lors de la lecture du roman, je me charge de remettre les évènements dans l’ordre chronologique.

Cette rubrique est bien souvent assez longue, et intervient avant ce qui est vraiment intéressant: Mon avis 😉

Et surtout, est-ce que tout le monde a envie de savoir exactement ce qui se passe dans le bouquin, de A à Z? Je crois que cette rubrique est plus pour moi, un genre de note de lecture, pour garder en mémoire ce qui s’est passé dans le livre.

Bref, mon illumination: déplacer cette rubrique « L’histoire »à la toute fin de mes articles. De cette façon, on a déjà un apperçu de l’histoire avec le résumé, l’analyse est là direct, et si jamais on est intéressé, on peut lire l’histoire.

Les votes sont ouverts!

Tapez 1 pour déplacer la rubrique « L’histoire » à la fin des articles de Sev

Tapez 2 pour garder la structure des articles de Sev telle qu’elle est

Merci les chouchoux!!!

PS: si vous avez d’autres suggestions, je suis toute ouïe!!

Cold Winter Challenge: Menu Magie de Noël

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Ca y est! J’ai enfin trouvé le second livre qui va venir compléter mon menu Magie de Noël pour le Cold Winter Challenge!

Le menu Magie de Noël se compose de deux titres se déroulant durant la période de Noël.

How to Find Love In  A Bookstore

Not another New Year’s

J’ai déjà chroniqué le premier, qui n’est pas vraiment un livre de Noël, mais qui se finit à Noël et qui a vraiment cet aspect « livre doudou tout chou de Noël » (un peu comme Love Actually).

Quant au second, je l’ai déniché aujourd’hui même chez un bouquiniste, au prix faramineux de 2.35 euros 🙂

Cold Winter Challenge – le dilemne

Publié le

Le Cold Winter Challenge est assez simple: lire deux livres sur l’hiver ou deux livres sur Noël. Facile, n’est-ce pas? J’en ai déjà lu un (How to Find Love In A Bookstore), mais hier j’ai retourné ma Pile à Lire dans tous les sens, et rien. Que dalle.

Je fais quoi???

Pas envie de racheter un livre juste pour compléter le challenge, avec les 15 volumes qui attendent sagement que je les lise…

M’ennerve…. Scrogneugneu!!!