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Sarah (La Bible au féminin*/The Canaan Trilogy*), Marek Halter

Marek-Halter-SarahSarah, le premier volume de la série La Bible au Féminin de Marek Halter, est l’un des deux bouquins que j’ai pris dans la nouvelle boite à livres de mon quartier. Maintenant que je l’ai lu (et emmené aux toilettes), il va falloir que je le rende à la boite à livres. Mais pas tout de suite 😉

Sarah is the first book of the Canaan Trilogy by Marek Halter. It is one of the two books I borrowed from the book box newly installed in my neighbourhood. Now that I’ve read it, I’ll have to return it to the book box. But not yet 😉


Résumé et avis en bref: Sarah est la femme d’Abraham, le père fondateur du monothéïsme et des religions du livre. On suit son histoire de jeune fille puis jeune femme rebelle, amoureuse, et prête à tout pour l’homme qu’elle aime. Sa beauté légendaire cache un lourd fardeau: celui de l’infertilité.

In a nutshell: Sarah was the wife of Abraham, founder of monotheism and of the religions of the Book. We follow her story from the moment she gets her periods until her death. It’s the story of a young woman, rebellious, in love, and ready to do anything for the man she loves. Her legendary beauty hides a painful truth: she cannot bear children.

Je m’attendais à une histoire de religion, et même si cette dernière fait partie intégrante du récit, c’est une histoire de femme qui nous est contée. La religion fait partie de la vie de Sarah au travers des rituels auxquels elle est soumise jeune fille et jeune femme, puis au travers des « illuminations » de son mari, et enfin au travers du désespoir de Sarah… Mais ce n’est pas ce qui constitue le coeur du récit.

I was expecting a story about religion, and even if religion is part of Sarah’s life, the story we follow is the story of a woman. Religion is present throughout her life in different ways: the rituals she must endure as she becomes a woman, the ones she celebrates when she becomes a priestess, and then through her husband’s divine revelations… and finally through Sarah’s despair. But this is not what’s at the center of the story. 

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J’ai aimé la précision historique (tenues, coiffures, rites, etc…) qui se dégage de ce livre. Je n’ai pas été vérifié, mais les descriptions sont si pointues qu’on sent que Marek Halter a voulu intégrer à son récit le fruit de ses recherches sur la période décrite.

I loved the historical precision (outfits, hairstyles, rites, architecture, etc…) in the book. I didn’t double check, but the descriptions are so precise that it is obvious to the reader that Marek Halter wanted his story to be as precise as possible from a historical point of view.

Et bien sur, j’ai aimé Sarah. Sa passion, ses tourments, ses doutes… sa jalousie. Une grande héroïne, dont je connaissais l’histoire « de loin », mais sans en connaitre les détails.

An I loved Sarah. Her passion, her torments, her doubts… her jealousy. A beautiful and complex character. I knew of her story, but without knowing all the details.

Belle écriture aussi. Pas aussi transcendante qu’un Maupassant ou Barjavel, mais très bon tout de même. Un plaisir que de découvrir la plume de Marek Halter.

Beautiful writing as well. Not as transcendent as classical French authors such as Maupassant or Barjavel, but beautiful nonetheless. What a pleasure to discover Marek Halter’s writings!


Traduction: Sarah a été traduit en anglais, sous le même titre. Cependant, c’est la traduction du nom de la trilogie qui me chagrine: de La Bible au Féminin, on passe à La Trilogie de Canaan en anglais. On perd toute la dimension féminine et féministe. Dommage.

Translation: Sarah was translated into English under the same title as the French version. However, the name of the trilogy was translated in a very different manner. The French name of the trilogy, La Bible au Féminin, mean « The Bible through the story of women ». In English, it’s called The Canaan Trilogy, which focuses on the place of the stories, but we lose the feminine and feminist dimension.


Illustrations: La version française montre le portrait d’un jeune femme brune à la peau claire et à la beauté classique. Il s’en dégage une impression de douceur et de mélancolie.

La version anglophone montre une jeune femme similaire mais à la beauté plus sulfureuse. Elle porte du rouge, couleur de la passion, alors que la jeune femme de la version française porte du blanc cassé. L’image est encadrée dans un médaillon d’inspiration orientale sur fond noir.

Les deux images montrent la beauté légendaire de Sarah, mais la version française offre une Sarah plus sage que la version anglaise.

Art: the French version shows the portrait of a young woman, with dark brown hair and fair skin. What can be called a « classical beauty ». She seems docile, sweet, melancholic.

The English version shows a young woman, quite similar, but who looks more provocative. She wears red, colour of passion, whereas the woman on the French cover wears white. Her portrait is framed in a red medallion against a black background.

Both images show Sarah’s legendary beauty, but the French version depicts a more « docile » version.


Mon avis: Je n’ai reçu aucune éducation religieuse, donc les histoires bibliques me passent au dessus de la tête. Pourtant, je m’y intéresse d’un point de vue culturel (et un peu anthropologique peut-être?). Je connaissais l’histoire de Sarah dans les grandes lignes: infertile, elle décide de donner sa servante Rachel à son mari pour qu’il puisse avoir des enfants. Voilà, c’est tout ce que j’en savais! (Au fait c’est de là que vient le titre de La Servante Ecarlate: la servante porte les enfants du couple).

Review: I got zero religious education, so I know next to nothing about the Bible’s stories. I still find them interesting, from a cultural (and maybe anthropological?) point of view. I knew Sarah’s storyline: she’s infertile, so she gives her maid Rachel to her husband so that he can have children. That’s all I knew about it! (Btw this is where The Handmaid’s Tale‘s title comes from: the maid bears the children of the couple).

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Sarah donnant Rachel (Hagar) à Abraham / Sarah gives Rachel (Hagar) to Abraham

Autant vous dire que cette histoire ne m’a pas laissée indifférente. Il y a des choses qui me sont un peu restées en travers de la gorge. Par exemple la condition des femmes à Ur, données en mariage dès qu’elles se mettent à avoir leurs règles. La pauvre Saraï, réglée à 12 ans, ne pense qu’à jouer et n’a pas encore de poitrine ni de poils pubiens. Ouais.

One thing I can tell you: the story touched me deeply. Some things were a bit tough to accept for me. For example, the condition of women in Ur, who are given as brides as soon as they start their periods. Poor Sarai, who menstruates for the first time aged 12, with no breasts… and no pubic hair either. Woohoo.

Saraï nous est décrite comme une jeunne femme qui n’en fait qu’à sa tête en début de roman. Elle ne s’en laisse pas compter et prend son destin en main. Pourtant, elle va accepter des trucs assez ignobles de son grand amour, Abram. Genre, quand il la donne à Pharaon histoire que son peuple soit épargné. De la prostitution, si vous me demandez!

Sarai is depicted as a strong young woman who does as she pleases at the beginning of the novel. She grabs the bull by the horns and is mistress of her own destiny. But still, she will accept ignominious things from her great love, Abram. When he gives her to Pharaoh so that he, and his people, aren’t killed, for example. That’s prostitution, yes, that’s what it is!!

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Abram: trop sympa, Pharaon, de nous avons donné tout ça! Saraï: oui, tout ce que j’ai eu à faire, c’était de coucher avec lui. Connard.

Et donc aussi, le punissement divin, concept avec lequel j’ai toujours eu du mal (encore une fois je ne suis pas croyante, donc excusez le blasphème, si tel il vous parait): Saraï, pour échapper à des épousailles forcées, prend une potion pour arrêter son cycle temporairement. Sauf qu’il s’arrête pour toujours. Le temps n’a plus d’emprise sur elle: elle ne vieillit pas, tant que son cycle ne revient pas.

Another thing I had difficulties to accept is the notion of divine punishment (as said before, I am not Christian or religious in any way, so please excuse blasphemy if you think I am doing so): Sarai, to escape an arranged marriage, takes a potion which should stop her cycle for a few months. Except that she takes a very strong dose and that her cycle never comes back. Time seems to have stopped in her body. No periods, and eternal beauty. She doesn’t age until her cycle comes back.

Il lui faudra être poussée au désespoir pour finalement implorer le Dieu Unique de son mari. Et voilà, d’un coup son cycle revient, et elle se met à vieillir. Je trouve que Dieu y a été un peu fort, de la rendre infertile pendant des décénies juste pour être certain que Saraï le reconnaisse. C’est quand même de l’épreuve de haut niveau.

She will eventually implore her husband’s Unique God in an act of desperation. And bam! Her cycle is back and she starts aging. I find that God was a bit hard on her, making her infertile for decades just so that Sarai would turn to him and convert. 

Saraï, pour moi, consent à deux sacrifices pour l’amour d’Abram: d’abord elle couche avec Pharaon pour sauver la peau de son mec (et de son peuple); et puis elle donne à son mec sa servante, qu’elle sait fertile, pour qu’Abram puisse avoir des enfants de son sang.

Sarai sacrifices herself twice for the love of Abram: first, she sleeps with Pharaoh to save her husband (and his people); then she gives him her fertile maid so that Abram can have children of his own.

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Saraï et sa servante Hagar / Sarai and her maid Hagar

 

Il faut dire qu’Abram a toujours aimé Saraï sans ambage, l’épousant alors même qu’il la sait infertile (avoir des enfants, c’était un peu le summum du truc à l’époque). Il l’aime pour elle, et non pas pour ce qu’elle pourrait lui donner. Leur histoire est très belle, humaine. La jalousie y a sa place, mais l’amour est plus fort.

Abram has loved Sarai without any question from the first time. He marries her even when he knows that she cannot give him children (quite a big deal at the time). He loves her for herself, unconditionally, and not for what she could or could not give him. Their story is very beautiful, human. Jealousy is also part of it, but love conquers all.

Saraï ne comprend pas trop les élucubrations d’Abram à propos de ce Dieu Unique qui lui parle. Perso je me suis dit que son mon mec se mettait à parler de cette manière extatique en expliquant qu’une voix venue de nulle part s’est révélée à lui, je crois que j’aurais des doutes. Saraï en a, mais elle accepte.

Sarai doesn’t really get Abram’s « communication » with his « Unique God » who speaks to him but cannot be seen. If it was me, I’d be seriously worried if my man was coming back, saying all joyful and tearful that a new God spoke to him. Sarai has doubts as well, but she accepts whatever Abram tells her.

Bon, après tout, c’est une histoire biblique, même si vue aux travers des yeux de son héroïne au lieu de son héro. La fin est ce qu’elle est, et il faut bien y arriver: Abraham et Sarah sont tous deux convaincus.

After all, it is a story from the Bible, even if it’s told through the voice of a female character for once. The end is what it is, and there aren’t too many ways to reach it: Sarah and Abraham are both convinced about the Unique God, and follow His voice.

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Sarah et Abraham avec leur fils Isaac / Isaac with his parents, Sarah and Abraham

Le fait que Sarah et Abraham deviennent parent tard (j’imagine vers 40/50 ans, vu la durée de la vie à l’époque?) est un « miracle » qui est enclanché par la totale abnégation de Sarah envers le Dieu Unique. Bon, ça aussi j’ai eu un peu de mal avec, mais c’est ainsi que va l’histoire, donc on ne peut pas vraiment trop broder ou expliquer le truc.

The fact that Sarah and Abraham become parents very late (in their 40s or 50s, i’d say, given life expectancy at the time?) is a « miracle », started by Sarah’s total abnegation to the Unique God. That’s also something that I have difficulties to accept, but this is how the story goes, so I don’t think one can change it much.

Et enfin le coup du sacrifice d’Isaac, je dois dire que je n’ai jamais compris. Enfin oui, je comprends la théorie: Dieu teste Abraham en lui demandant la chose la plus horrible qui soit: tuer son enfant. Mais perso j’ai vraiment du mal avec cette histoire de soumission totale à un ordre plus grand que le notre, un Dieu dont les voies sont impénétrables.

Last but not least: the sacrifice of Isaac. I have to admit that I never understood this. Well ok, I understand the theory behind it: if you’re ready to follow blindly what God asks you to do, then you’re a true believer. But I have a problem with the notion of total submission to a divine order, and a God whose ways remain mysterious.

J’ai donc apprécié l’histoire jusqu’à un certain point. J’ai lu ce livre par curiosité, histoire d’en apprendre un peu plus sur les femmes de la Bible.  J’ai apprécié l’écriture de Marek Halter. Sans être du Maupassant, c’est bien écrit, ça nous emporte. C’est chouette de lire en français, en fait! Ca me manquait, tient. J’ai aussi apprécié la construction du récit, en flashback et contée en deux points de focalisation. J’ai d’ailleurs relu l’introduction après avoir fini le roman 🙂

I really, really loved the novel. The story is what it is, but I liked the way it was told. I read this book out of curiosity, because I wanted to know more about the women of the Bible. Marek Halter writes well, even though it isn’t as beautiful as French classical authors such as Maupassant. I take so much pleasure reading in French! I missed it, I think. I also loved how the novel is constructed, with flashbacks and told from two perspectives. After I was done reading the novel, I actually read the introduction chapter again, and everything made more sense 😉

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Ur, la ville de naissance de Saraï / Ur, where Sarai was born

Une chose que j’ai vraiment aimée, en tant que grande friande de romans historiques, c’est la précision des recherches effectuées par l’auteur, et la restitution des détails: de la manière dont les cheveux sont coiffés pour telle ou telle occasion, les herbes utilisées, les rituels, ou encore les couleurs et motifs des tuniques; tout est très détaillé et j’ai pu visualiser sans problème les scènes décrites.

One thing that I really appreciated, as I love historical novels, is the precision of the research and how the author incorporated them into the novel: from the way the hair of women is braided for special occasions, to the herbs used to cure this or that, or the colours and prints of the textiles used by different people; everything is very detailed and I was able to visualize the story.

C’est donc un roman que je recommende, que l’on aime la Bible ou non. L’histoire étant ce qu’elle est, la finalité ne peut être changée. Mais la manière dont la raconte Marek Halter m’a convaincue.

I definitely recommend this novel, it doesn’t really matter if you like the Bible or not. It is a great and interesting story, well told.

J’ai bien envie de lire le prochain, Tsippora, consacré à la femme noire de Moïse. Rien que le fait que cette femme ait donné son nom à une enseigne de parfumerie (Séphora; oui oui, c’est le même nom!), et qu’il y ait une histoire de couple mixte dans le truc, ça me met l’eau à la bouche!

I’d like to read the next book of the trilogy, Tsipporah, dedicated to Moses’ black wife. Two things: she gave her name to a famous French cosmetic brand (Séphora); and there’s an inter-racial relationship going on. That’s enough for me to want to read the book!


-L’auteur: Marek Halter est né en Pologne en 1936. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, il s’échappe de justesse du ghetto de Varsovie avec ses parents. Après avoir passé quelques temps en Russie et en Ouzbékistan, la famille émigre à Paris en 1950. Marek Halter y étudie le mime sous la direction du célèbre Mime Marceau, et se lance dans une carrière de peintre qui l’amène à exposer à l’international. En 1967, il fonde le Comité International pour un Accord de Paix Négocié au Proche Orient, et joua un rôle crucial lors de la première rencontre officielle entre Palestiniens et Israéliens.

Dans les années 1970, Marek Halter se tourne vers l’écriture. Il publie d’abord Le Fou et les Rois, qui reçut le Prix Aujourd’hui en 1976. Il est aussi l’auteur de plusieurs roman historiques, qui ont reçu un accueil favorable du la scène internationale, dont Le Messie, Les Mystères de Jérusalem, Le Livre d’Abraham (qui a remporté le Prix du Livre Inter), et Sarah, premier tome de La Bible au Féminin, ainsi que Lilah, le dernier tome de cette trilogie.

The author: Marek Halter was born in Poland in 1936. During World War II, he and his parents narrowly escaped from the Warsaw ghetto. After a time in Russia and Uzbekistan, they emigrated to France in 1950. There Halter studied pantomime with Marcel Marceau and embarked on a career as a painter that led to several international exhibitions. In 1967, he founded the International Committee for a Negotiated Peace Agreement in the Near East and played a crucial role in the organization of the first official meetings between Palestinians and Israelis.

In the 1970s, Marek Halter turned to writing. He first published The Madman and the Kings, which was awarded the Prix Aujourd’hui in 1976. He is also the author of several internationally acclaimed, bestselling historical novels, including The Messiah, The Mysteries of Jerusalem, The Book of Abraham, which won the Prix du Livre Inter, and Sarah, the first of the Canaan trilogy, and Lilah, the concluding one.


Produits dérivés: Sarah est le premeir tome d’une trilogie dédiée aux femmes de la Bible. Les tomes suivants sont dédiés à Tsippora (Séphora, Zipporah) et Lilah.

Byproducts: Sarah is the first book of the trilogy, which is dedicated to women of the Bible. The next two books are about Tsippora (Zipporah) and Lilah.

 

 


Petit rappel biblique: Saraï est une fille d’Ur, une riche cité de Mésopotamie. Elle s’enfuit le jour de ses noces, arrangées par son père lorsqu’elle a ses règles, et tombe sur Abram, un jeune homme bien, pauvre, et plutôt pas mal de sa personne. Saraï tombe sous le charme. Mais Saraï est rattrapée par les gardes d’Ur, et renvoyée manu militari chez elle. Pour éviter d’être mariée, elle prend une potion pour arrêter ses règles. Pour sa famille, cette interruption de menstrues est un message divin: elle devient prêtresse dans un temple d’Ur. Au moins elle a la paix. Mais elle pense toujours à Abram et fait en sorte de le rencontrer à nouveau. Les deux tourtereaux s’enfuient, et Saraï intègre la vie quotidienne du peuple d’Abram, un peuple de migrants se déplaçant au fil de ses besoins.

Story: Sarai is the daughter of a rich man from Ur, a wealthy city of Mesopotamia. She runs away on the day of her marriage, which was arranged by her father on the day she started her periods. She meets Abram, a young man, poor, nice and rather handsome. Sarai falls for him immediately. But the army of Ur finds her and brings her back home. To avoid being married, Sarai takes a potion that should stop her menstrual flow for a few months. Her family sees the incident as a divine message: Sarai’s life muct be dedicated to serving the gods of Ur. Finally, Sarai doesn’t have to fear being married anymore. But she still thinks about Abram and arrange to meet with him. He’s still thinking about her after all these years as well, and the two lovers escape together. Sarai and Abram marry, and she quickly learns about the ways of her new people. They are migrants who live in tents and go from one place to another, depending on their needs.

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Ur

Saraï n’a toujours pas de règles, et sa beauté ne se fane pas. Abram commence à recevoir des messages d’un « Dieu Unique », et décide de se séparer de son père pour suivre son chemin vers une « terre promise ». C’est ainsi qu’il arrive à Canaan, après une traversée (littérale) du désert. Cannan, Terre fertile s’il en est, sur laquelle le Dieu Unique est vénéré aussi, et où Abram et son peuple son accueillis à bras ouverts. Mais La sécheresse arrive, et après dix années, Abram se remet en route vers l’Egypte.

Sarai’s periods still haven’t returned, and she doesn’t seem to age either. Abram starts receiving messages from the « Unique God », and decides to separate from his father’s tribe to continue his trip towards a « promised land ». And this is how he comes to Canaan with his wife and followers, a land lush and green, ruled by a people who also venerates the Unique God and who welcomes them with open arms. But after ten years of bliss, drought strike and Abram decides to lead his people further, towards the rich lands of Egypt.

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Le croissant fertile avec Ur à droite, et Jérusalem à gauche

Là, il rencontre Pharaon, à qui il ment: Saraï serait sa soeur, pas sa femme. Pharaon discute philosophie et divinités avec Abram, tout en lorgnant sur sa « soeur ». Finalement Saraï se voit donner par Pharaon une super belle servante, Hagar, qui la prépare pour une nuit de folie. Saraï n’aime pas trop tout cela, et dit la vérité à Pharaon. Ce dernier, un peu dégouté, la renvoie chez son mari, parée d’or et de richesses, avec ordre de quitter pour toujours ses terres. Youplà boum.

Pharaoh, who rules Egypt, has heard of Sarai, the most beautiful woman in the world. Abram lies and says that she’s his sister. That way, Pharaoh doesn’t have to kill him to have Sarai. Clever guy… So, while Abram and Pharaoh chat about God and gods, Sarai is being prepared by a beautiful servant named Hagar. She spends the night with Pharaoh, half losing herself in sensual pleasure, half aware that she might be saving her people. But she doesn’t like it a bit and tells the truth. Pharaoh sends her back to her husband, with Hagar and gold, and orders them out of his kingdom for ever. Woohoo.

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Sarah et Abraham chez Pharaon

Après cet épisode un tant soit peu douloureux, Saraï se cache sous un voile et ne parle plus à Abram. Ils finissent par se réconcilier, mais Saraï, après toutes ces années, est toujours aussi belle… et infertile. Elle décide donc de donner Hagar, sa servante, à Abram, pour qu’il ait des enfants. Mais elle ne supporte pas la jalousie qui la ronge, et chasse Hagar. Qui revient, disant que Dieu le lui a demandé.

After this painful episode, Sarai hides herself under a veil and doesn’t speak to Abram anymore. They finally reconcile, but Sarai, even after all these years, is still physically the same: still young, beautiful, and infertile. She decides to give Hagar to Abram, so that he can have children of his blood. But she is consumed by jealousy and sends away the pregnant Hagar… who comes back, saying that God told her so. Bummer.

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Hagar (Rachel) et sa maitresse Sarah

Saraï n’en peut plus et part s’isoler sur une coline (ou une vallée; enfin elle part, quoi). Là, seule avec elle-même, elle se met à penser. Désespérée, elle en appelle un jour au Dieu de son mari, lui demandant de la rendre fertile. Et miracle: elle commence à vieillir, et se remet à saigner.

Sarai, consumed with jealousy, decides to go away and isolates herself. There, with only nature and herself, she start reflecting and praying. Desperate, she finally turns to her husband’s God and beg him to make her fertile again. Miracle; she starts aging and bleeding!

Abram vient lui rendre visite et la trouve ainsi. Ils font crac crac et hop, Saraï tombe enceinte. Mircale! Dans l’intervale, Abram a reçu la visite d’un annonciateur (un ange?), qui lui dit que son nom sera désormais Abraham, et celui de sa femme, Sarah.

Abram visits her and finds her looking her real age. They decide to try again for a child, and it works. Miracle! In the meanwhile, strange visitors (angels?) come to Sarai’s tent and tell Abram that from now on, his name will be Abraham, and his wife’s Sarah.

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Enfin maman!

Isaac nait de leur union. Plus tard, Sarah a un préssentiment, et suit son mari et son fils alors qu’ils s’en vont pour une destination inconnue. L’incroyable se produit: Abraham va tuer son fils Isaac!!! Sarah est figée par la terreur, mais crie de l’intérieur à celui qu’elle a désormais accepté comme étant son Dieu d’épargner son fils. Et un mouton apparait, prêt à être sacrifié à la place d’Isaac.

Isaaac is born to Sarah and Abraham. When Isaac is older, Sarah has a strange feeling. She follows her husband, who takes Isaac away, and sees that he is about to kill him. petrified, she cannot move or say anything, but again she begs God, and a goat appears, ready to be sacrified instead of Isaac.

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4 réflexions au sujet de “Sarah (La Bible au féminin*/The Canaan Trilogy*), Marek Halter”

    1. Ah oui, ce sont quels titres?
      Je connaissais Marek Halter de nom seulement, et je dois dire que ce fut une chouette découverte, je ne regrette pas du tout d’avoir choisi ce livre.
      Il se concentre surtout sur l’histoire juive, ce qui n’est pas forcément mon crédo, mais qui reste très intéressant d’un point de vue culturel.

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