La Vérité Sur L’Affaire Harry Quebert

La Vérité Sur L’Affaire Harry Quebert

la-verite-sur-laffaire-harry-quebert-169327280J’avais beaucoup vu passer ce livre sur la blogospèhere, et comme je me méfie de tout ce qui a du succès, je l’ai évité 😉 En plus le titre ne me disait rien qui vaille.  C’est qui, ce Quebert, d’abord? bref, je l’ai oublié, jusqu’à ce qu’il resurgisse dans le Club de lecture du Petit pingouin Vert. Comme j’ai déjà une PAL à rallonge et que le titre continuait de ne pas m’attirer plus que ça, j’ai passe mon tour.

Jusqu’à ce que j’arrive presque en avance à un rdv médical, et qu’a ma descente du bus, je tombe nez a nez avec une librairie. J’ai 5 minutes à tuer, je vais aller flâner et respirer l’odeur de l’encre et du papier. Je fais le tour des rayons, rien qui m’attire… jusqu’à ce que je tombe sur ce bouquin. Je regarde le prix… un petit 9 euros en format poche, je ne prends pas trop de risque. Et puis il y avait la suite des aventures littéraires du héros juste à côté, hop la, j’ai embarqué les deux contre un billet de vingt euros.


Résumé et avis en bref: Marcus Goldman est un jeune écrivain américain qui va avoir trente ans, et qui est atteint du syndrome de la page blanche. Il se rend donc chez son ami et professeur de littérature, Harry Quebert, auteur d’un chef d’oeuvre intitulé Les Origines Du Mal. Quebert est installé dans un petit village en bord de mer de la Nouvelle Angleterre. Sauf qu’on découvre le squelette d’une jeune fille qui avait disparu 30 ans plus tôt dans le jardin de Quebert. Tout accuse Harry, mais Marcus ne s’en laisse pas compter, et décide de mener l’enquête lui-même.

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C’est un roman long (700 pages) et prenant. Je l’ai lu très rapidement. L’auteur ballade longuement le lecteur, de fausse piste en fausse piste. Certaines choses sont un peu sous notre nez, les indices sont gros… je ne me suis *presque* pas trompée de coupable (je pensais que c’était elle, alors que c’était lui). Par contre le motif du meurtre, euh… je pensais à quelque chose de plus scabreux, en fait c’etait très banal. Même sentiment qu’après avoir fini La Princesse Des Glaces: tout ça pour ça?

Il y a aussi une histoire d’amour, belle, mais un peu niaise, aux relents de Lolita mais sans sexe et sans souffre – niaise, donc. Le style d’écriture ne m’a pas emballée, j’ai même pensé que cela tenait à la traduction – mais en fait ce roman a été écrit en français 😛

La littérature tient une place prépondérante, ce qui est mon gros point faible. Je ne peux pas dire non à un livre qui parle de livres, c’est comme ça! J’ai aussi aimé les analogies à la boxe, les histoires du Formidable, la relation mentor-disciple, la description des paysages, les trajectoires personnelles et les destins ratés des personnages. Un peu caricatural, parfois, mais touchant.

Un avis mitigé, donc: un roman efficace mais qui accuse quelques faiblesses, notamment au niveau de l’écriture. Un bon roman de plage, efficace pour se changer les idées. Je ne l’ai pas lâché, malgré ses défauts, c’est donc qu’il y a quand même quelque chose 😉

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Mon avis: C’est un roman qui m’a tenue en haleine du début à la fin, mais qui comporte certaines maladresses, stylistiques notamment.

Il s’agit d’une enquête policière, et il faut dire que les éléments du puzzle sont très bien amenés. On « sent » par contre quand on nous donne des indices. Machin dit un truc, mais la conversation n’est jamais terminée, chose trouve un document mais on ne sait pas ce que c’est, bidule voit ceci et a un drôle de sentiment…

Mais l’intrigue est bien menée et on a envie de savoir qui et pourquoi et comment. La construction même du livre, alternant chapitres en flash back, souvenirs de Harry, extraits des Origines Du Mal (le livre à succès d’Harry), et enquête, est très efficace.

D’ailleurs, j’ai presque trouvé le coupable, sauf que je me suis trompée et que je n’avais pas le bon motif. Enfin j’avais le motif: la jalousie, mais pas envers la bonne personne.

Marcus Goldman, le disciple d’Harry Quebert, est un peu une tête à claque: il ne sait pas gérer son argent, il est arrogant, et surtout il a toujours peur de ne pas y arriver. C’est un imposteur né, et seul Harry, imposteur lui aussi, a découvert sa faille. Seul Harry peut l’aider à dépasser cela pour trouver en lui-même les ressources créatives qui libéreront son écriture.

Marcus, donc, en promettant à Harry de l’innocenter, ne sait pas qu’il ouvre une boite de Pandore: tous les petits secrets des habitants d’Aurora, bourgade américaine sans histoire, sont révélées au grand jour… à commencer par la relation qu’entretenaient Harry, trentenaire, et Nola, 16 ans.

Marcus a vraiment un caractère d’enfant gâté. Il joue avec les nerfs de son agent, et vient candidement embêter l’agent de police en charge de l’enquête avec ses questions à la mords-moi le noeud. il est agaçant au possible. Mais il est aussi très perspicace et efficace: en enquêtant de son côté, sans les aspects légaux auxquels la police doit se conformer, il fait de belles découvertes qui font avancer l’enquête. Il fini par travailler main dans la main avec la police pour faire avancer le schmilblick.

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L’histoire d’amour de Nola et Harry… qu’en dire… elle pourrait être romantique, mais quelque chose manque. Nola est d’une niaiserie sans bornes, et Harry n’est pas mieux qu’un collégien: il passe son temps à noircir des milliers de feuilles du prénom de sa douce. Est-ce de l’amour ou de l’obsession, à ce niveau là? Et Nola, un peu trop naïve, qui croit vraiment que Harry est le meilleur écrivain au monde, alors que lui-même sait très bien que ce qu’il écrit est de la daube…

La référence à Lolita de Nabokov est évidente. D’ailleurs, tout le long, j’ai eu cette désagréable impression de déjà-vu, l’élément sulfureux en moins. Chez Nabokov, on a à faire à un pervers sexuel qui essaie de justifier l’enlèvement d’une gamine de 12 ans avec qui il a eu des relations sexuelles plus ou moins consenties. Ici on a un mec de 30 piges qui lutte contre ses sentiments pour une jeune femme de 16 ans qui l’aime à la folie. Chez Lolita, l’écrivain/prof de littérature est d’une classe folle. Harry aussi a la classe, mais c’est juste parce qu’il est chez les ploucs.

Et puis, comme si on n’avait pas encore compris le parallèle: cette manière d’écrire le prénom de Nola comme Nabokov le faisait avec Lolita.  N.O.L.A-L.O.L.A.

D’ailleurs les choses sont très floues: Nola et Harry ont-ils conché ensemble? Nola jure à sa copine qu’elle est vierge (dans un autre contexte, mais tout de même). On peut supposer que Nola et Harry aient franchi le pas lorsqu’ils partent en vacances ensemble, loin des gens qu’ils connaissent. Et puis Nola en connaît un rayon sur les hommes, puisqu’elle fait chanter le shérif d’Aurora en lui taillant une pipe. Bref, je n’arrive pas à savoir si Nola est une jeune fille naïve qui ne comprend pas trop ce qu’elle fait, ou une manipulatrice de première.

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Au niveau de l’écriture, je n’ai pas du tout, du tout été emballée. Comme c’est un roman qui se passe aux USA, je me suis d’abord dit que ça venait d’une mauvaise traduction. Et puis j’ai vérifié: l’auteur est suisse et écrit en français. Coup de massue. Comment peut-on écrire des choses telles que « faire du sexe »? Ce n’est même pas une traduction littérale de l’anglais, qui donnerait plutôt « avoir du sexe ». En français on peut dire: coucher ensemble, avoir des rapports, baiser, faire l’amour… bref, on ne manque pas de vocabulaire ni d’idiomes!

Les personnages sont plutôt attachants, même cette tête à claque de Marcus. En fait il est certainement attachant car il est très humain et bourré de défauts. Des personnages secondaires, ceux qui m’ont le plus touchée sont Luther et Jenny.

L’une des force de ce roman, et peut-être aussi son défaut, est la multitude de thèmes abordés. Ils sont tous très intéressants, mais peut-être que l’auteur a voulu trop en mettre dans son roman.

La relation maitre-disciple entre Harry et Marcus est très belle. La fidélité de Marcus envers son mentor est renforcée par le fait que seul Harry sache la vérité sur Marcus: c’est un imposteur, qui s’arrange toujours pour être mis en valeur. Par exemple, il choisit de faire de la course à pied car il est certain d’être la star. Non pas qu’il soit bon coureur, mais les autres sont tous nuls. Alors que s’il s’était inscrit au foot, personne n’aurait entendu parler de lui.

Harry comprend Marcus et appuie là où ça fait mal, mais c’est pour le bien de son étudiant. En effet, Marcus a vraiment du talent. C’est juste qu’il a toujours été trop fainéant pour l’exploiter correctement. En faisant boxer Marcus, Harry le force à tomber, se blesser… et à se relever.

Et parlons-en, des imposteurs: il y en a un autre, c’est Harry! Il a construit sa vie et sa carrière sur un roman qu’il n’a pas écrit, mais qui porte son nom… le thème du vol d’oeuvre artistique et du plagiat est abordé.

Cyrano

Luther, lui, m’a fait penser tout de suite à Cyrano: moche, mais talentueux. Amoureux transit d’une belle plante qui ne le regarde même pas. Un destin gâché, dans tous les sens du terme. J’ai vraiment eu mal au coeur pour lui. C’est lui qui écrit le chef d’oeuvre de Harry.

La maladie mentale infantile est aussi abordée, avec le trouble psychiatrique dont souffre Nola. Le remède religieux qui y est opposé, un petit exorcisme bien carabiné, ne va pas arranger les choses.

C’est un avis partagé que j’ai pour ce roman: clairement il nous tient aux tripes, mais certains éléments, tels que l’écriture et les références plus grosses qu’une maison, m’ont embêtée. L’auteur est jeune et je pense que son style ira en s’affinant. La réflexion sur l’écriture, le star système et le plagiat est intéressante. Je me demande combien de lui-même l’auteur a pu mettre dans son alter ego, Marcus Goldman.

Tout cela ne m’a pas empêché d’acheter le second tome des aventures de Marcus Goldman, et de le lire dans la foulée.


Joel-Dicker

L’auteur: Joël Dicker est un écrivain suisse, de langue française, né en 1985 à Genève (le coup de vieux, ce mec est plus jeune que moi!).

Passioné depuis toujours par l’écriture, Joël Dicker écrit sans relâche, et publie son premier roman à l’âge de 26 ans.  La vérité sur l’affaire Harry Quebert sera publié en 2012. Son troisème roman, présenté ci-dessous, est sorti en 2015.

Vous pouvez en apprendre plus sur ce jeune homme à l’avenir prometteur sur son site web.


Le livre des BaltimoreProduits dérives: Le Livre Des Baltimore est le second volet des aventures littéraires de Marcus Goldman. Il revient sur son enfance et les liens qu’il avait avec son oncle, sa tante et leurs deux fils.

Un hommage à la famille, lui aussi construit sous forme d’enquête… ou plutôt, de quête. Une jolie histoire d’amour aussi. On y découvre une facette différente de Marcus.


L’histoire: ATTENTION!!! SPOILERS!! Il s’agit d’une enquête et je raconte les faits de manière chronologique, et non pas au fur et à mesure que le héro les découvre. Passez votre chemin si vous ne voulez pas connaitre le fin mot de l’histoire!

Dans les années 1960, le révérend Kellergan, sa femme et leur fille Nola vivent heureux. Mais un soir, le révérend rentre et trouve la maison en flammes, avec Nola, âgée de huit ans qui danse sous le porche. C’est elle qui a mis le feu a la chambre des parents, elle a voulu tuer sa mère qui lui semblait « méchante » dans son sommeil.

Le révérend se rend avec Nola chez son supérieur, qui exorcise la fillette. Puis il déménage avec Nola à Aurora, une petite ville de Nouvelle Angleterre en bord de mer. En grandissant, Nola présente un trouble psychiatrique lors duquel elle devient sa mère, et se châtie d’être une mauvaise fille. Elle reproduit ce qui s’est passe lors de l’exorcisme: elle se met la tête dans une bassine d’eau bénite, se frappe les seins, et supplie en même temps sa mère d’arrêter, lui dit qu’elle l’aime. Pour fuir ces scènes violentes de dédoublement de personnalité, le révérend s’enferme dans son garage et met la musique à fond.

Cependant, la communauté d’Aurora ne sait rien de ces épisodes de décompensation. Pour eux, Nola est une belle jeune fille, enjouée, souriante, attentive. Nola travaille les samedis dans un restaurant qui sert des hamburgers, avec Jenny, une belle plante qui rêve de devenir actrice, et accessoirement la fille de Tamara, la patronne.

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Harry Quebert est écrivain. Il a 34 ans, a écrit un premier roman publie a compte d’auteur, et souffre du syndrome de la page blanche. Il décide qu’il lui faut un lieu propice à l’écriture et loue la maison de Goose Cove (la crique aux oies), en marge d’Aurora. La vue est magnifique, inspirante, et il n’est pas loin de la civilisation. Il y met toutes ses économies, louant la maison pour quatre mois.

Lorsqu’il emménage à Aurora, il explique qu’il est écrivain et qu’il vient de New York. Les habitants se méprennent et pensent qu’ils ont à faire à un personnage célèbre. Mais un décors de rêve ne suffit pas à Harry pour se remettre à écrire. Le temps passe, et rien ne vient.

Un jour, il rencontre Nola sur la plage. Nola qui danse dans les vagues, sous la pluie. C’est le coup de foudre entre l’ado de 15 ans et l’auteur de 34 ans. Un amour interdit, dévorant. Harry sait que Nola travaille les samedis au restaurant de Tamara. Il y va donc le samedi suivant, pour la voir. Et pour ne pas éveiller les soupçons, il y retourne tous les jours.

Jenny, la fille de Tamara, en pince pour Harry, et pense que ce dernier l’aime bien aussi, puisqu’il vient au restaurant tous les jours. En plus, elle a lu par dessus son épaule qu’il venait au restaurant juste pour la voir (quand Harry écrivait en fait a propos de Nola). Jenny parle à sa mère de sa « romance » avec Harry. Tamara, très ambitieuse, veut absolument pousser sa fille dans les bras du célèbre écrivain new-yorkais.

Jenny a, quant à elle, un admirateur secret: Travis, un jeune policier très doué qui aurait pu faire carrière au FBI, mais qui est resté à Aurora pour les beaux yeux de Jenny. Cependant, cette dernière le considère comme un ami d’enfance, et ne se rend pas compte des sentiments que le jeune homme nourrit à son égard. Travis est très timide, mais aussi jaloux.

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Jenny a un autre admirateur, mais pas si secret: Luther Caleb. Luther était un jeune homme à qui tout souriait: fiancé à une belle blonde, il s’apprêtait à entrer aux beaux-arts lorsqu’un soir, il s’est fait tabasser par une bande de jeunes. Ils ont joué au football américain avec sa tête et l’ont laissé pour mort dans un champs. De jeunes cons dangereux, en quelque sorte. Luther a survécu, mais il est salement amoché, et a des difficultés d’élocution. Sa fiancée le quitte et il laisse tomber les beaux arts.

Luther végète pendant deux ans chez ses parents, jusqu’au jour où un homme frappe à sa porte et lui demande de l’aide pour sa voiture. Cet homme, c’est Elijah Stern, l’héritier de la plus grosse fortune du New Hampshire. Il propose à Luther de devenir son chauffeur, et bientôt une solide amitié naît entre les deux hommes. Ce que Luther ne sait pas, c’est qu’Elijah faisait partie du groupe de jeunes qui l’ont tabassé, et qu’il a inventé cette histoire de panne de voiture de toutes pièces pour pouvoir employer Luther, afin de se racheter une conscience. Stern est aussi, accessoirement, le propriétaire de Goose Cove, la maison que loue Harry Quebert.

Luther continue de peindre chez Stern. Beaucoup de paysages, mais aussi des portraits. toujours le même type de femme: blonde, comme sa fiancée perdue. C’est pour cela qu’il est obsédé par Jenny: il voudrait absolument la peindre, elle lui rappelle son ex. Mais Jenny, qui sait qu’au fond Luther n’est pas méchant mais juste un peu bizarre, refuse. Elle mentionne un jour à Travis, le jeune officier de police, que Luther la harcèle un peu. Ce dernier, possessif et protecteur, pousse Jenny à porter plainte. Lorsque Luther revient demander à Jenny de la peindre et que Travis le surprend, le policier lui met une dérouillée.

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Luther est aussi obsédé par Nola, qui présente les mêmes caractériques physiques; blonde et plantureuse. Il l’épie. un jour, il la voit coincer une note dans porte de l’écrivain. Il la vole et découvre une lettre d’amour. Une correspondance se noue entre Luther, qui se fait passer épistolairement pour Harry, et Nola.

Pendant ce temps, Nola et Harry continuent leur petite romance. Harry passe tout son temps au restaurant de la petite ville, toutes ses économies restantes y passent. Deux mois se sont écoulés, il n’a rien écrit à part « Nola – NOLA – N.O.L.A » des centaines et des milliers de fois. Il passe du temps avec Nola sur la plage mais ne la touche pas. Il est tiraillé entre son désir pour elle et le fait qu’elle soit encore mineure. Se sentant faiblir, Harry décide de mettre de la distance avec Nola et sort avec Jenny, qui lui fait ouvertement du gringe.

Jenny et Harry vont au cinéma ensemble, mais manque de bol, Nola et son papa assistent à la même séance et Nola est sous le choc: son Harry chéri ne l’aime plus, il la trouve certainement laide, et la vie ne vaut plus la peine d’être vécue. Littéralement. Nola prend plein de médicaments et dit au revoir à la vie. Sauf qu’elle se rate et finit à l’hôpital avec un bon lavage d’estomac.

Le jour de la tentative de suicide de Nola, Tamara, la mère de Jenny, a organisé une garden party pour « officialiser les fiançailles » de Harry et Jenny. Les invités sont là, Jenny est trop apprêtée, et on attend plus qu’Harry. Sauf qu’il ne viendra jamais, car il a couru au chevet de sa Nola chérie, hospitalisée à la grande ville du coin.

Jenny est effondrée et Tamara, sa mère, se paye la honte de sa vie. Pour ne pas perdre la face, elle annonce à ses amis que son mari Robert, un être placide et un peu à côté de la plaque, qu’elle malmène sans cesse, a un cancer. Le soir de la garden party ratée, Travis invite Jenny à la fête de la ville qui aura lieu la semaine d’après. Dépitée d’avoir été abandonnée par Harry, Jenny accepte d’être sa cavalière.

Tamara, outrée, se rend chez Harry, qui est au chevet de Nola, pour lui passer un savon. Elle entre chez lui, et ne trouvant personne, fouille. Elle trouve un feuillet sur lequel Harry décrit sa passion pour Nola, et l’emmène pour pouvoir l’utiliser contre lui si nécessaire. Elle le montre à l’officier de police en chef, expliquant que le grand écrivain est un pervers. Mais comme Nola n’a jamais déposé plainte, un simple écrit ne suffit pas à inculper Harry. Il n’a rien fait. Tamara garde le précieux feuillet dans son coffre fort.

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Harry passe tout son temps au chevet de Nola pendant sa convalescence. La fête de la ville approche, et il se voit obligé d’y participer, étant une « personnalité ». Il y va à contre coeur. Il y rencontre Elijah Stern, son propriétaire, qui s’est toujours rêvé écrivain, et qui l’encourage dans son travail. Il remporte le gros lot à la loterie: une semaine de vacances dans un hôtel de luxe, pour deux. Jenny a encore l’espoir qu’Harry l’y emmène, mais il y va « seul » – avec Nola en fait.

Harry prend cette semaine de vacances, pendant laquelle il peut vivre son amour avec Nola sans se cacher, comme son chant du cygne: il n’a plus d’argent pour continuer de louer la maison de Goose Cove (il a tout dépensé au restaurant), et n’a rien écrit. Il va rentrer à New York, la queue entre les jambes. Lorsqu’il explique à sa douce qu’ils vont devoir se quitter, et que Nola pourra le rejoindre à New York quand elle aura 18 ans, Nola est catastrophée.

De retour à Aurora, Nola décide de prendre les choses en main. Elle se rend chez Elijah Stern, le propriétaire de Goose Cove, et explique qu’elle aimerait faire de menus travaux pour lui afin de pouvoir payer la maison pour qu’Harry puisse y écrire. Luther, qui est présent, est subjugué par Nola: il veut absolument la peindre. C’est ainsi que Nola rachète le loyer de Harry: en posant nue pour Luther. Le deal conclu, Stern  fait savoir à Harry que comme il tient à l’aider dans sa tâche, il le dispense de loyer.

Ce sont deux mois de bonheur pur que vivent Harry et Nola: il écrit, et elle s’occupe de tout dans la maison, veillant à son confort. Lorsqu’elle a fini les tâches quotidiennes, elle s’installe à la machine à écrire et tape ce que Harry a écrit le jour même.

Nola est prête à tout pour son Harry chéri. Lorsque Tamara, sa patronne, lui explique qu’il faut se tenir éloignée de Harry Quebert car c’est un pervers qui a des vues sur elle, et qu’elle a une preuve dans son coffre fort, Nola prend le taureau par les cornes – ou plutôt le commissaire par la queue.

Comme Tamara lui a dit qu’elle avait montré le papier au commissaire, Nola se rend dans le bureau de ce dernier, et lui taille une pipe, lui déclarant « vous êtes un criminel mainteant, chef ». Elle demande ensuite à Robert, le mari de Tamara, de bien vouloir l’aider à supprimer ce feuillet compromettant que cache Tamara dans son coffre fort. Nola ouvre son coeur à Robert, lui expliquant la profondeur de son amour pour Harry. Touché, et en voulant à sa femme qui le malmène tout le temps, Robert accepte, et brûle le papier.

Harry a découvert que Nola souffrait de troubles mentaux après qu’elle lui ait raconté que sa mère la battait. Lorsqu’il se rend chez le révérend Kellergan, ce dernier lui explique tout. Harry se rend compte que le révérend ne fera rien pour soigner sa fille.

Harry et Nola forment donc un projet un peu fou: dès la fin de l’été, ils partiront ensemble au Canada. Nola pourra aller au lycée là bas, ils vivront dans une petite maison dans les bois, tranquillement. Harry enverra son livre à des éditeurs à New York par la poste. Et Harry compte bien faire traiter Nola pour ses crises de dédoublement de personalité.

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Nola et Harry passent un été magique: il écrit, elle tape à la machine ce qu’il vient d’écrire, et elle s’occupe de son intérieur. Elle joue à être sa petite femme. Elle veille à ce qu’Harry ait tout ce dont il a besoin, pour qu’il puisse se concentrer sur son oeuvre. Harry écrit à tour de bras, son amour pour Nola et leur projet de vie commune ont débloqué son inspiration.

Luther, qui est fasciné par Nola, a écrit un roman inspiré de son amour à sens unique pour la jeune fille et de leur correspondance. Il en a une version manuscrite et une version tapée à la machine. Il montre un jour son manuscrit à Harry pour avoir son opinion. Harry est subjugué par l’écriture de Luther.

A la fin de l’été, Nola et Harry doivent se retrouver dans un motel à l’extérieur de la ville afin de partir ensemble pour le Canada. Harry partira avant d’Aurora afin de ne pas éveiller les soupçons, déclarant à qui veut l’entendre qu’il rentre pour de bon à New York.

Luther sait que Nola va partir avec Harry, et décide donc de lui donner un cadeau d’adieu: son roman. Il le laisse dans sa boite aux lettres. Je vous rappelle que Nola a toujours pensé qu’elle correspondait avec Harry. Lorsqu’elle trouve le roman, elle pense  que Harry va partir sans elle. Elle part donc tout de suite, comme elle est, en emportant le manuscrit dans son sac à main, pour aller chez Harry.

Luther voit la jeune fille partir et lui propose de l’emmener là où elle va en voiture. Le chauffeur révèle à Nola qu’il est l’auteur du roman, et Nola reprend espoir: son amoureux l’attendra bien, comme convenu. Luther va donc conduire Nola au motel.

Sauf que Travis voit Luther et Nola en voiture ensemble, et voit rouge. Il poursuit la voiture de Luther et le force à s’arrêter au bord de la route, dans la forêt. Là il commence à passer Luther à tabac, mais il arrive à s’enfuir avec Nola. Nola court devant Luther, qui essaye de le protéger de la folle jalousie de Travis.

De sa fenêtre, une vieille veuve habitant en lisière de la forêt voit Nola poursuivie par Luther, et appelle la police pour signaler qu’une jeune fille a des problèmes dans la forêt. Pendant ce temps, Travis a tué Luther. Nola s’est enfuie mais a été battue elle aussi. elle arrive en sang chez la veuve et lui demande de l’aide. Cette dernière rappelle la police pour signaler que la jeune fille est maintenant chez elle. Mais Travis surgit et tue Nola et la veuve.

Lorsque le chef de la police arrive sur place, Travis explique sa bavure, et les deux policiers cachent les corps: celui de Nola dans le jardin de la villa qu’occupait Harry, puisqu’il a normalement quitté Aurora; et celui de Luther dans une voiture qu’ils lancent d’une falaise.

Paquette's Motel Twin Mountain, NH

Harry, lui, attend Nola au motel. Lorsque le matin se lève, il décide de rentrer chez lui et s’en retourne dans la villa pour attendre Nola. Il l’attendra toute sa vie, durant plus de trente ans. Harry publie un roman qui a un succès phénoménal, et se voit proposé un poste de professeur de littérature dans une université du coin, qu’il accepte.

Un jour, un de ses étudiant en littérature, un certain Marcus Goldman, lui téléphone: Marcus a écrit un roman a succès, mais maintenant il souffre du syndrome de la page blanche. Il demande à son maître de l’aider. Celui-ci lui propose de venir passer quelques temps chez lui, à Goose Cove, pour trouver l’inspiration.

Mais un jour, Harry fait planter des hortensias, les fleurs préférées de sa Nola, et lorsque les jardiniers creusent, ils découvrent les ossements de la jeune fille, accompagnés de son sac, dans lequel se trouve le manuscrit du roman à succès d’Harry: Les origines du Mal. Harry est accusé et mis en prison.

Marcus, contre l’avis de tous, décide de mener sa propre enquête pour faire innocenter Harry, qui lui jure qu’il n’y est pour rien. Tout en menant l’enquête, Marcus éprouve le besoin de coucher sur le papier ce qui se passe, et il entame donc son prochain roman à succès: la vérité sur l’affaire Harry Québert.

Marcus va révéler tous les petits secrets des habitants d’Aurora, qui semblent si lisses et bien sous tous rapports… pour arriver à la vérité: c’est Travis qui a tué Nola et Luther… mais Harry n’a jamais rien écrit de valable, il a fait publier le roman de Luther sous son propre nom. Harry est un imposteur.

Retrouvez ici une liste exhaustive des personnages du livre.

Hortensia

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32 réflexions sur “La Vérité Sur L’Affaire Harry Quebert

    1. Malgré le nombre de pages, ça se lit très rapidement à cause du suspense. L’écriture est aussi facile à lire, malgré les quelques maladresses de style. Donc ne t’arrête pas à l’épaisseur du bouquin. On passe quand même un bon moment.

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    1. Ca fait une bonne lecture de plage quand même, et malgré ses défauts, on ne le lâche pas car le puzzle de l’enquête est très bien construit. Bref, ne crachons pas dans la soupe, c’est tout de même pas trop mal.

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    1. C’est pour ça que je m’en méfiait un peu. Effectivement après avoir lu des critiques qui encensaient le livre, j’avais très peur d’être déçue. En fait c’est pas si mal que ça, mais je pense que tout le tapage médiatique qu’il y a eu autour nous a fait avoir des attentes trop exigentes.

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    1. Je me rappelle de ta chronique âs du tout entousiaste sur ce livre 😛 y’a quand même du bon dedans. Ayant lu quelques interviews de l’auteur, j’ai été heureuse de constater qu’il n’avait pas le melon comme Marcus Goldman (ouf!) et qu’il avauit plutôt l’air d’un mec sympa qui ne demande qu’à apprendre et à évoluer. Donc je pense que ses prochaines productions pourraient être plus intéressantes.

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        1. Oui qu’est-ce qu’ils m’ont agacée, ces « Nola chériiiie » !! J’ai lu Le Livre Des Baltimore et on y découvre une autre facette de Marcus Goldman. Il y a encore beaucoup de pathos, mais c’etait plutot sympa à lire. On verra si Joel Dicker tient ses promesses!

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  1. Un livre que j’ai adoré pour ma part 😊 Attention aux spoiles !! Il y a plein de choses que tu dis qui est à découvrir lors de la lecture. Au debut de ton article, tu dévoiles le sexe du coupable alors que durant toute la lecture, on va se demander si c’est il ou elle : laisse le lecteur le découvrir. Tu dévoiles aussi un éléments primordial sur Harry Quebert et son livre… Aussi, le problème de Nola, c’est un mystère qui plane sur plusieurs chapitres (que se passe-t-il avec cette Nola ?).
    Tu fais de très chouettes liens avec Lolita et Nola ou encore avec Cyrano et Marcus. C’est très intéressant ce que tu dis, mais tu dois mettre un « attention spoiles » au début de ton article. Ayant lu le livre, je peux te dire que la personne qui lira le livre après avoir lu ta critique sera déçue parce qu’il n’aura plus rien à découvrir 😉

    Après j’ai vu que tu avais mis un attention « Spoilers » lorsque tu racontes l’histoire (d’ailleurs, pourquoi raconter l’histoire ? C’est dommage, ça pousse les personnes à ne pas lire le livre 😕).

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    1. Bonjour Pauline, j’ai toujours fonctionné de cette manière: mon but n’est pas de donner envie ou pas de lire un livre, mais bien d’en faire une critique raisonnée. Un genre de fiche de lecture, si tu veux. Ce blog est pour moi un moyen de mettre en place mes idées sur mes lectures. Le format ne plait pas forcément 😉 d’ailleurs mes articles sont très longs, parfois trop! Pour ce qui est de raconter l’histoire, cela m’aide à m’en souvenir moi-même. J’avais eu un doute à un moment (cela me prend aussi pas mal de temps en fait), mais après sondage auprès de mes lecteurs, il se trouve que la majorité voulait que je garde cette partie de mes « fiches de lecture ». Auparavant elle se trouvait en début d’article, je l’ai mise à la fin pour que l’on puisse lire la critique sans avoir à se coltiner l’histoire si on veut garder un peu de suspense. Enfin, sur la page de présentation, j’explique comment « fonctionne » le blog, et que je ne fait pas de mystère – donc oui il y a des spoilers 🙂 J’estime que c’est assez. J’espère que cela t’auras éclairé sur ma manière de fonctioner.
      Enfin une dernière chose, mais là c’est mon côté maniaque qui parle et je te demande à l’avance de m’excuser: « spoil » ou « spoiler », mais certainement pas « spoile » 😉
      C’est un peu le problème avec les policiers, dans quelle mesure peut-on trop ou pas assez en dévoiler? pour ma part j’ai pris le parti de débattre de chaque livre comme si les autres l’avaient déjà lu.
      Merci pour les compliments 🙂

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      1. Merci pour les explications, c’est vraiment sympa 😊 Ta façon de faire peut être très intéressante… Elle EST même très intéressante. C’est vrai que ton article est long, mais on voit que c’est travaillé et que ce n’est pas du blabla pour ne rien dire. Je maintiens le fait que tu devrais prévenir au tout début de ton article qu’il y a des spoilers (désolée, je ne savais pas comment ça s’écrivait) pour tes nouveaux lecteurs qui ne connaissent pas ta façon de présenter les livres 😉 Étant moi-même une personne qui adore débattre, je peux comprendre ta façon de travailler/présenter les choses.
        À quel moment est-ce qu’on en dit trop ? C’est vrai que ce n’est pas toujours facile de le savoir… Mais, comme dans les exemples que je t’ai donné, on sent que l’auteur a voulu mettre des zones d’ombres/ points d’interrogation. Lorsque tu divulgues le sexe du criminel, ça paraît évident que le (nouveau) lecteur qui venait simplement chercher quelques informations va être un peu déçu de connaitre la moitié de l’identité du coupable. Ou aussi, lorsque tu parles du livre d’Harry, c’est quand même un gros éléments étant donné que durant toute l’histoire, on sent qu’Harry se sent coupable de quelque chose (ce qui trouble un peu le lecteur qui se fait mille et un films entre le meurtre, sa relation avec Nola,…etc) et c’est quand même une grande découverte ce qu’il avoue à la fin du livre (personnellement je ne m’y attendais pas du tout).
        De nouveaux, ta façon d’écrire tes article est très bonne… C’est juste un peu délicats pour des lecteurs qui ne s’attendaient pas à avoir toutes ces infos 😊
        Encore merci pour ta réponse claire et précise. Ça me permet en même temps d’en savoir un peu plus sur toi ! J’espère que tu n’as pas mal pris mon commentaire 😊 Bisous et à bientôt 😘

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    2. Enfin certaines personnes n’ont juste pas envie de lire un article à ralonge, et c’est pour ce public que j’ai créé la section « résumé et avis en bref », dans laquelle le suspens est normalement maintenu… mais Ok je veux bien entendre que je n’aurais pas du révéler si le tueur était un homme ou une femme 😛

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  2. Ma mère vient justement de le commencer parce qu’on lui a prêté et conseillé. Ca m’intrigue même si je ne suis pas sûre que ce soit mon type de livre. Si j’ai le temps avant de repartir, j’essaierai d’y jeter un coup d’oeil. 😀

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    1. ca vaut le coup d’être lu. Après, tout le tapage médiatique qu’il y a eu autour font peut-être qu’on a des attentes trop élevées, mais c’est un bouquin sympa, bien construit et qui se lit vite – malgré ses défauts.

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    1. Ca se laisse lire, honnêtement ça va très vite! La « suite » n’est pas obligatoirement à lire, car elle n’a rien à voir avec l’intrigue de ce livre. La suite se penche sur un nouveau livre que ce cher Marcus Goldman se met à écrire, replongeant dans son passé, et faisant la paix avec ses démons. Ils peuvent se lire indépendamment l’un de l’autre sans aucun soucis.

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